samedi, juillet 09, 2005
La Plaine, pour l'espace et l'infini

Qu'ont en commun Daniel Lavoie, les membres de Hart Rouge et Gérald Laroche? Tous ces artistes viennent de la Plaine, au centre du pays. Ils livrent ici quelques morceaux choisis de leur terre natale, fief du vent, du vide, du ciel et de la liberté.
PAR MARIO PROULX
J'ai eu l'immense chance de parcourir le Canada pendant plusieurs mois, avec pour mission de le raconter en paroles et en chansons. J'ai été frappé de constater à quel point les paysages de l'enfance marquent et influencent, pour la vie, l'âme des artistes. Je l'ai particulièrement remarqué avec les chanteurs et musiciens originaires de la Plaine. Tous, que ce soit les Daniel Lavoie et Gérald Laroche du Manitoba, ou les frère et soeur Campagne du groupe Hart Rouge de Saskatchewan, me parlent de l'infini de la Plaine et de son ciel demesuré. Cette immensité et l'isolement qui en découlent leur ont insufflé le goût de la poésie et, dans plusieurs cas, une forme de spiritualité.
On accède rapidement à une part de leur imaginaire quand on parcourt, pour la première fois, la Plaine en automobile. La surprise est grande: les distances sont colossales, la route est droite et tout est plat sur des centaines de kilomètres. À la sortie de Winnipeg, sur la route 6, une pancarte affiche Flin Flon : 777 kilomètres. Et puis, rouler dans l'Ouest est une expérience apaisante. On ne croise que très peu de véhicules, on ne voit pas d'arbres, on file vers une ligne imaginaire d'horizon. À un certain moment, on a même l'impression qu'on n'avance plus. Le temps vient de s'arrêter. Quelle expérience!
Jours de Plaine
Le chanteur Daniel Lavoie, qui est devenu une vedette internationale grâce à ses nombreux disques et ses prestations dans les comédies musicales Notre-Dame de Paris et Le Petit Prince, vient de la Plaine. Né à Dunrae, un petit village perdu du Manitoba, il y a vécu son enfance. Il se rappelle qu'il y avait toujours du vent, ce qui était rafraîchissant l'été et très froid l'hiver, et qu'il y avait aussi du ciel, beaucoup de ciel.
« La plaine, dit-il, c'est l'océan à l'envers, parce que c'est dans le ciel que les choses se passent. C'est vide, la plaine, mais le ciel est extraordinairement plein. C'est ce que j'aime de la plaine, d'ailleurs: on oublie la terre et on ne voit que le ciel. Et la plaine, c'est aussi un endroit très secret. Les beaux souvenirs que j'en garde de mon enfance, ce sont tous les petits plis et replis, recoins et endroits cachés qu'on ne voit pas lorsqu'on regarde l'horizon. Mais quand on y regarde de près, il y a partout des petits ravins, des petites coulées, des vallées dans lesquels on peut se cacher et où il y a plein de vie: des lapins, des lièvres, des plantes, des oiseaux. C'est ce que j'aimais tellement de ma Plaine: disparaître dans les ravins et les coulées... »
Daniel Lavoie raconte cette enfance dans la magnifique chanson Jour de Plaine :
Y'a des jours de plaine on voit jusqu'à la mer
Y'a des jours de plaine on voit plus loin que la terre
Paysages sonores
Le Manitoba est aussi un pays de lacs, petits ou grands. On en compte quelque 100 000 dont certains sont de véritables mers intérieures. Les voyageurs de la Nouvelle-France y sont venus nombreux pour chasser et traiter avec les Amérindiens. Les hommes ont fondé des familles avec des femmes issues des nations Ojibway, Cris et Sauteux. C'est ainsi qu'est née la nation Métis qui était, au XIXe siècle, la plus importante communauté de la Plaine. Dirigés par Louis Riel, les Métis ont vainement tenté de défendre leurs territoires contres les armées fédérales. Puis, Riel a été pendu le 16 novembre 1885.
Longtemps humiliés, les Métis retrouvent aujourd'hui leur fierté. Le multi-instrumentiste et conteur Gérald Laroche, dont certains des ancêtres sont arrivés avec Jacques Cartier et Samuel de Champlain, y contribue grandement en parlant de ses racines métis. Formidable harmoniciste, Gérald Laroche possède et joue plus de 60 harmonicas, sans compter la flûte celtique, l'arc à bouche indien, la guimbarde et autres instruments à percussion. Il joue et raconte son pays tant au Canada qu'en Europe, où il a fait plusieurs tournées. Les Français sont fascinés par le paysage sonore qu'il recrée: c'est le paysage de la Plaine, avec le vent du nord, le cri de l'aigle et la pulsion du temps qui passe.
« J'ai connu, dans l'enfance, une grande liberté en parcourant les bois, les rivières et les lacs du nord du Manitoba, dit Gérald Laroche. Cet esprit m'a été transmis par mes parents et grands-parents. La plaine est une terre de liberté, il y a tout l'espace qu'il faut pour réfléchir et inventer. Partir, c'est toujours en nous. L'esprit de l'aventure et de la liberté, c'était celui de nos ancêtres, français comme amérindiens. Je voyage partout dans le monde, mais il me faut toujours revenir à la Plaine: c'est dans mon sang. »
Pour un de ses contes métis, Laroche écrit:
Chaque secret a une histoire
Chaque histoire a une danse
Chaque danse a une finChaque fin, un commencement.
Plaine de vide
Après avoir visité Winnipeg et Saint-Boniface, la maison de l'écrivain Gabrielle Roy, les forts et les musées qui racontent les débuts de la colonisation et l'histoire de Louis Riel, j'ai pris la route pour la Saskatchewan, province voisine et patrie de la famille Campagne.
Paul et Suzanne Campagne font partie de Hart Rouge, une formation dont les derniers albums aux teintes country-folk reflètent l'esprit de leur Plaine natale. Descendants d'immigrants venus de Normandie en 1905, les Campagne sont originaires de Willow Bunch, un petit village situé dans le centre-sud de la Saskatchewan, à une cinquantaine de kilomètres du Montana. Fondé par des Métis, Willow Bunch fut par la suite développé par des Belges, des Acadiens, des Québécois et des Bretons.
Depuis plusieurs années, Paul et Suzanne vivent à Montréal, mais leur coeur bat toujours au rythme de leur terre natale. « Ce qui reste en nous de la Plaine, dit Suzanne, c'est l'espace, et puis les couchers de soleil sur les champs de blé, d'orge et de moutarde. C'est terriblement vivant comme espace, avec le son du vent en permanence. Et le soir, les étoiles, on dirait qu'il y en a trois fois plus que n'importe où ailleurs. C'est l'infini qu'on retient, et la liberté. Il faut être né là-bas, sinon ça apparaît trop vide »
Tellement vide, en fait, qu'on peut voir un village situé à 100 kilomètres de distance, par la simple lueur qu'il dégage dans le ciel, la nuit. Tellement infini que souvent, les fermes sont distantes de 12, voire 15 kilomètres. Car dans la plaine, tout est plus lent, plus long, plus loin...
Pour de plus amples renseignements sur ces destinations ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.
source: Commission Canadienne du tourismeCette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.
La magnifique Cathédrale de Gravelbourg en Saskatchewan

Photo: Tourism Saskatchewan
Situé à 200 km au sud est de Régina, Gravelbourg est un charmant village du sud de la Saskatchewan dont l'architecture a été fortement inspirée parle rôle de l'Église Catholique dans la région.
Les briques utilisées pour construire la Cathédrale ont été manufacturée au Site Historique National de Claybank, non-loin de là.
Francophones de l'Ouest: Les confréries des Prairies

Au XIXe siècle, Mgr Philippe-Adélard Langevin eut l'idée d'établir une chaîne continue de villages francophones, entre le Manitoba et les Rocheuses. Peu à peu, des colons d'origine française emboîtèrent le pas pour fonder famille et trouver pitance. Aujourd'hui, leurs descendants sont toujours là, disséminés sur un vaste territoire.
PAR GAÉTAN FONTAINE
Pour plusieurs Canadiens, les francophones des Prairies vivent en vase clos dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg, patrie de la célèbre auteure Gabrielle Roy et haut lieu de la francophonie des plaines de l'Ouest. Pourtant, dans cette partie du Canada, les francophones ne se cantonnent pas uniquement le long de la rivière Rouge, loin de là. Au contraire, ils se sont dispersés un peu partout, dans différentes régions de ce plat pays.
Ainsi, au nord d'Edmonton, en Alberta, une petite communauté d'une dizaine de villages francophones tient toujours la barre. Des localités telles que Plamondon, Lac-la-Biche, Lafond, Brosseau ou Saint-Albert se dressent fièrement dans ces vastes espaces.
Récemment, le député provincial du comté de Lac-la-Biche, un certain Léo Piquette, a même créé tout un émoi en s'adressant en français à l'Assemblée législative de l'Alberta. Ce geste symbolique étonna les Franco-Albertains, qui n'en attendaient pas autant du premier élu de leur clan depuis une trentaine d'années !
Toujours au nord, en Saskatchewan maintenant, quelques villages francophones forment un noyau concentrique dans la périphérie de Prince Albert. La toponymie locale reflète bien le pays des Fransaskois (les francophones de la Saskatchewan) : Batoche, Albertville, Prud'homme, Saint-Louis, Victoire, Périgord, ou encore le sympathique village de Saint-Brieux, colonisé par des descendants bretons de Saint-Brieuc, en France.
Mais c'est dans le sud des prairies que l'on retrouve le gros du contingent francophone. Depuis le sud du Manitoba jusqu'à Val Marie (village natal du célèbre hockeyeur d'origine francophone Bryan Trottier, aujourd'hui entraîneur des Rangers de New York), en Saskatchewan, un chapelet de villages francophones s'étire sur près de 1000 kilomètres. Tous côtoient différentes communautés d'origines ukrainienne, allemande, scandinave et surtout mennonite, très présente.
Les yeux vers le ciel
Pour s'y retrouver à travers cette mosaïque de villages aux racines multiples, il suffit de lever les yeux vers le ciel. À défaut de révélations divines, on découvre une panoplie de clochers : ceux des églises catholiques, en forme de flèche, qui sont de véritables copies des églises québécoises; et ceux des églises de confession orthodoxe, dont les grosses formes sphériques semblables à des poires nous plongent dans un autre plat pays, l'Ukraine, en ex-URSS. C'est d'ailleurs à Tolstoï, un hameau adossé à la frontière américaine, au sud de Winnipeg, que l'on trouve l'une des plus belles églises orthodoxes de l'Ouest canadien.
Dans cette plane contrée, où les terres fertiles sont cultivées par de braves agriculteurs qui triment dur, on a l'impression de se retrouver quelque part dans la plaine du Saint-Laurent. Près de la frontière, des villages comme Saint-Joseph, Saint-Jean-Baptiste, La Rochelle, Saint-Alphonse, Notre-Dame-de-Lourdes, Montmartre ou Laflèche témoignent d'une présence française qui remonte à la fin du XIXe siècle, au tout début de la colonisation.
Ces nouveaux arrivants s'installèrent dans ce coin de pays pour contrer l'envahisseur américain qui, déjà, s'était sérieusement implanté au sud du 49e parallèle, dans la prairie américaine. Dès lors, le développement de l'Ouest devint une priorité pour le Canada. Les colons reçurent gratuitement (ou à peu de frais) des terres (des homesteads pas toujours de grande qualité) sur lesquelles ils fondèrent l'espoir d'y vivre d'agriculture et d'élevage.
À priori, on pourrait croire que les francophones qui colonisèrent les plaines étaient d'origine québécoise. En fait, leurs provenances étaient multiples. Plusieurs des immigrants recrutés étaient des Franco-Américains d'origine canadienne française installés aux États-Unis. À l'époque, on ne lésinait pas pour recruter ces Canadiens errants : Philippe-Antoine Bérubé, prêtre colonisateur, encouragea même les Canadiens français établis aux États-Unis à venir s'installer dans la région de Prince Albert, dans le nord-est de la Saskatchewan.
Dans les faits, le Québec, qui vivait à cette époque un départ massif des siens vers la Nouvelle-Angleterre, ne voyait pas d'un très bon œil l'exode vers l'Ouest. Quelques aventuriers québécois (plusieurs du Témiscouata et de la Gaspésie) se laissèrent tout de même séduire par l'aventure en s'exilant de leur propre chef. À cette immigration, il faut ajouter des Français (beaucoup de Bretons), des Belges (un village, près de Brandon, se nomme justement Bruxelles) et d'autres Européens : à Montmartre, près de Regina, le premier curé du village, l'abbé Passaplan, était un missionnaire suisse.
Une francophonie fragile
Hélas, la survie des villages francophones des Prairies est fragile, voire menacée à long terme. En cette ère de mondialisation galopante, le défi est en effet de taille. Étant donné que la disparition et l'assimilation de ces communautés seraient une lourde perte pour le patrimoine vivant de notre grand pays, si riche par sa diversité, quelques communautés ont décidé de prendre en main leur destinée, comme c'est le cas de Ponteix (Saskatchewan).
Ce village, fondé en 1906 par des descendants français, belges et canadiens-français, voit l'avenir d'un bon œil grâce à la construction récente du Centre culturel Royer. Ses locaux abritent différents services tels une librairie, une salle multifonctionnelle ainsi que des écoles primaire et pré-maternelle. Même son de cloche à Gravelbourg, où les jeunes Fransaskois ont l'opportunité de poursuivre leur éducation secondaire au collège Saint-Mathieu, une école française privée fondée en 1918.
Mais pour la majorité des francophones des Prairies, souvent éloignée des grands centres, l'espoir d'un rapprochement avec la grande francophonie vient d'ailleurs. Pas du Québec, ni de la France, ni de l'un ou l'autre des dizaines de pays francophones du globe, mais bien de tous les membres de cette immense famille et ce, grâce à l'Internet. Pour la jeune génération férue de nouvelles technologies, c'est peut-être là que réside le salut de leur francophonie, une francophonie planétaire, désormais à portée de clavier...
Pour de plus amples renseignements sur ces destinations ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à l'adresse www.voyagecanada.ca.
source: Commission Canadienne du tourisme
Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.
La découverte des grandes plaines par l'orienteering
Imaginez un sport de plein air qui fait de ses adeptes des explorateurs, qui les met en contact avec leur environnement, qui leur fait découvrir l’infîme beauté du territoire que nous habitons. Ce sport c’est l’orientering.
A mi-chemin entre la chasse au trésor et l’hébertisme, l’orientering est une course à travers les bois d’origine scandinave qui se pratique à l’aide d’une carte topographique spéciale et d’une boussole. Le but, c’est de s’orienter (d’où “orientering”) sur un parcours jalonné d’étapes.
Depuis 100 ans le sport a évolué et s’est adapté à une multitude d’applications. L’orientering peut aussi bien être une marche à travers la prairie, que dans un parc urbain. On peut participer à une course d’orientering en vélo de montagne, même en ski de fond. Il suffit d’avoir accès à un territoire sufisamment accidenté pour que les participants ne puissent pas repérer trop facilement leurs concurrants, ni les étapes à localiser. Des dunes de sables, un patûrage qui a du relief, une série de vallées et de ravins feront très bien l’affaire.
Le parcours peut avoir avoir la distance que l’on veut: 1, 3, 5, 10 kilomètres. Il constitue normalement un circuit avec un certain nombre de points de contrôle à localiser. Là se trouve un poinçon avec une empreinte unique qu’il faut appliquer à un carton qui nous accompagne afin prouver que nous avons visité toutes les étapes.
Dans le cadre d’une activité scolaire, chaque étape peut s’accompagner d’une question concernant un arbre, un cours d’eau, une caractéristique de l’endroit qu’il faut identifier pour poursuivre la course. On compare souvent l’orientering à une partie d’échec en courant. C’est un sport qui fait travailler le cerveau, qui développe la capacité d’analyse au point où on peut parfois oublier la fatigue. Il y a ceux qui pratiquent l’orientering de façon compétitive, mais il y a aussi ceux moins pressés qui sont animés d’une curiosité naturelle qui les poussent à la découverte de la nature.
Être hôte d’un événément d’orientering, c’est faire connaître son coin de pays… c’est même aussi apprendre à mieux le connaître.
A mi-chemin entre la chasse au trésor et l’hébertisme, l’orientering est une course à travers les bois d’origine scandinave qui se pratique à l’aide d’une carte topographique spéciale et d’une boussole. Le but, c’est de s’orienter (d’où “orientering”) sur un parcours jalonné d’étapes.
Depuis 100 ans le sport a évolué et s’est adapté à une multitude d’applications. L’orientering peut aussi bien être une marche à travers la prairie, que dans un parc urbain. On peut participer à une course d’orientering en vélo de montagne, même en ski de fond. Il suffit d’avoir accès à un territoire sufisamment accidenté pour que les participants ne puissent pas repérer trop facilement leurs concurrants, ni les étapes à localiser. Des dunes de sables, un patûrage qui a du relief, une série de vallées et de ravins feront très bien l’affaire.
Le parcours peut avoir avoir la distance que l’on veut: 1, 3, 5, 10 kilomètres. Il constitue normalement un circuit avec un certain nombre de points de contrôle à localiser. Là se trouve un poinçon avec une empreinte unique qu’il faut appliquer à un carton qui nous accompagne afin prouver que nous avons visité toutes les étapes.
Dans le cadre d’une activité scolaire, chaque étape peut s’accompagner d’une question concernant un arbre, un cours d’eau, une caractéristique de l’endroit qu’il faut identifier pour poursuivre la course. On compare souvent l’orientering à une partie d’échec en courant. C’est un sport qui fait travailler le cerveau, qui développe la capacité d’analyse au point où on peut parfois oublier la fatigue. Il y a ceux qui pratiquent l’orientering de façon compétitive, mais il y a aussi ceux moins pressés qui sont animés d’une curiosité naturelle qui les poussent à la découverte de la nature.
Être hôte d’un événément d’orientering, c’est faire connaître son coin de pays… c’est même aussi apprendre à mieux le connaître.
Voici un des fameux convois de chariots attelés comme on en voyait à travers les plaines de l'ouest il y a plus d'un siècle. Aujourd'hui les passionnés de chevaux et d'histoire recréent ces grands voyages d'une autre époque chaque été, afin de revivre les grands moment de la vie de pionnier et de la conquête de l'ouest.







