dimanche, septembre 04, 2005

Rivière Campbell, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

Pour supporter les 14°C des eaux, un habit isothermique est indispensable à la pratique de l'apnée en rivière à saumons.

Rivière Campbell, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

Sur l'Île de Vancouver, la saison de frai donne lieu à la congrégation de cinq différentes espèces de saumons et de deux types de truites.

Rivière Campbell, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

Activité écotouristique unique au monde, l'apnée en rivière à saumons permet de côtoyer de très près de fort beaux spécimens?

Campbell River, Colombie-Britannique


Photo: Carnegie Street Productions/Paradise Found

C'est au cours de la saison de frai, de juillet à octobre, qu'on peut pratiquer l'apnée en rivière à saumons, à Campbell River, en Colombie-Britannique.

Folle balade pour desperad-eau en cavale


À Campbell River, sur l'île de Vancouver, une balade aquatique en compagnie des saumons du Pacifique promet de désarçonner quiconque est à cheval sur son train-train quotidien...

PAR MATHIEU LAMARRE

Dès ma plus tendre enfance, je suis tombé sous le charme de l'Ouest. Lucky Luke, Il était une fois dans l'Ouest, les images du Stampede de Calgary dans les pages jaunies d'un vieux National Geographic... Je me voyais dans l'immensité des prairies, galopant au côté de hordes de bisons ou contraignant vers le corral quelque mustang sauvage - tout pour répondre à l'appel rendu célèbre par Horace Greeley : « Go west, young man ».

C'est finalement à l'été de mes 35 ans que je dirige mes chevaux (vapeurs) vers le soleil couchant et fais ma première incursion dans la province la plus occidentale de notre grand pays. Sauf que je découvre graduellement qu'elle est également la plus orientale du lot; aurais-je tiré sur mes rênes un peu trop tard? En Colombie-Britannique, ce sont moins les chevaux que les regards qui sont bridés et on semble y avoir moins d'intérêt gustatif pour les produits du bovin que pour les produits marins.

Confondu mais non moins déterminé à jouer les John Wayne, je me retrouve chez le pourvoyeur d'aventure Paradise Found, installé dans la paisible bourgade de Campbell River. Ce qu'on y promet aux citadins blasés en manque de sensations? Un avant-midi d'observation au beau milieu d'un troupeau de 80 000 têtes en pleine migration. Le Clint Eastwood en moi piaffe d'impatience.

Le petit bus conduit alors notre groupe de dix jusqu'aux abords de ladite rivière. L'eau cristalline glisse dans l'air du petit matin forestier, embaumé par l'odeur des pins - curieux, j'appréhendais presque avec hâte le franc parfum des pommes de route. Le doute s'installe subtilement. On nous fait enfiler d'étranges jeans caoutchouteux, pas très confortables et plutôt humides. Puis, il y a ces curieux étriers, colorés et démesurément longs. Éternel optimiste, je m'efforce de ne pas trop me formaliser de ce contexte peu orthodoxe; je retiens mon souffle et je m'élance!

C'est là que je découvre le pot aux roses: ma monture n'est nulle autre que le courant de la rivière, et ce bétail - le terme n'est pas usurpé - qui me remonte en pleine figure (ou, plutôt, en plein masque de plongée), ce sont des milliers de saumons du Pacifique, d'énormes bestiaux qui font parfois un mètre de longueur!

Frai de déplacement
La saison de frai, de juillet à octobre, permet la congrégation de cinq différentes espèces de saumons et de deux types de truites, dans les bassins des rivières de l'île de Vancouver. Et depuis près de cinquante ans, les baigneurs locaux de Campbell River bravent les eaux froides et l'inlassable courant dans la pratique d'une activité bien particulière mais sans prétention : la récupération des leurres et des mouches artificielles perdus dans le lit du cours d'eau. Jusqu'à ce que Catherine Temple et Jamie Turko, fondateurs de Paradise Found en 1997, s'en inspirent pour imaginer une activité écotouristique unique au monde: l'apnée en rivière à saumons.

Emporté par l'onde, l'homme ou la femme-grenouille est mis au défi de suivre à rebours la course effrénée des vifs-argents, disséminés de part et d'autre du cours d'eau. La température de l'eau à 14°C commande que l'on s'active un tant soit peu dans notre habit isothermique, pour se réchauffer et pour se diriger vers les bancs de poissons plutôt que de dériver comme un vulgaire billot.

Mais lorsqu'on se rapproche, la prise de photos-souvenir dans ces conditions est, inversement, un exercice dans l'art de l'immobilisme...et du synchronisme. Car pour le fuyant poisson, les étranges desseins de ces objets flottants non-identifiés que nous sommes ne valent pas vraiment le détour. À moins d'avoir ignoré la consigne et omis de retirer bagues et autres boucles d'oreille, de « surprenants appâts à truite » selon nos hôtes.

« Nous travaillons de concert avec les inspecteurs de Pêches et Océans Canada pour nous assurer que notre présence n'entrave pas le bon déroulement du frai, » spécifie Jamie Turko lors du briefing préparatoire. « Mais face au succès et à la popularité décuplée de l'activité, nous songeons déjà à établir nous-mêmes des quotas d'achalandage, tout en diversifiant notre offre avec des produits connexes, tels le trekking, l'observation des orques et même l'apnée avec les otaries dans le Détroit de Georgia, » renchérit Catherine Temple. Il est rassurant de constater la saine conscientisation environnementale des deux entrepreneurs locaux, qui semblent vouloir garder le contrôle du filon touristique qu'ils ont déniché.

La descente elle-même n'a rien d'un rodéo en eau vive puisque, dans ses derniers kilomètres où a lieu l'observation, la Campbell est généralement paisible, même si la perspective sous-marine de vitesse par rapport au lit rocailleux peut parfois impressionner. Au pire, dans les passages peu profonds, les guides-accompagnateurs nous rappellent de prendre une bonne inspiration dans notre tuba, question de ne pas se cogner les membres sur les roches. Ou de saluer au passage ces pauvres gauchos, plantés sur les bords de la rivière avec leur drôle de lasso (leur canne à pêche) et qui ne peuvent constater, comme nous, la quantité de purs-sangs qui leur glissent sous le nez.

En fin de parcours, à l'approche de l'estuaire, on aperçoit dans les bassins plus profonds les imposants chinooks et tyees, véritables percherons des salmonidés pouvant dépasser les 30 kilos. Je tente de plonger pour rejoindre ces magnifiques culturistes mais, sans lest de plomb, un pied tendre en néoprène peut difficilement échapper à son comportement de bouchon.

Résigné, je fais surface et me dirige vers le point de sortie, épuisé comme un vieux desperado qui n'a d'autre envie que de retirer sa chemise poussiéreuse, s'asseoir au soleil et raconter ses péripéties à ses compagnons... pour ensuite recommencer la folle chevauchée le plus tôt possible. « Go west, young man. » Mais n'oubliez pas votre serviette et votre maillot de bain.

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Randonnée sur rochers dans le parc territorial Prelude, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters


Dans le parc territorial Prelude, on peut connaître le sommet en matière de randonnées sur rochers grâce aux dos de baleine.

Camping, parc territorial Prelude Lake, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters

Parc territorial Prelude : camping sur les dos de baleine.

Randonnée sur rochers dans le parc territorial Prelude, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters

Vous rêvez de LA randonnée sur rochers? Alors faites l'expérience d'un parcours sur les dos de baleine du parc territorial Prelude.

Cameron Falls, Territoires du Nord-Ouest


Photo: Elle Andra-Warner, Travelwaters

Une randonnée d'un kilomètre dans la contrée sauvage du parc territorial Hidden Lake prend fin à la chute spectaculaire qui se jette dans la rivière Cameron.

Les pieds ivres dans le Grand Nord

Des pistes qui se faufilent dans un paysage tissé de chutes, de vallées pittoresques, d'éperons rocheux et de plateaux panoramiques... Rien ne vaut la randonnée pédestre pour découvrir les joyaux naturels des Territoires du Nord-Ouest.

PAR ELLE ANDRA-WARNER

Glissez une paire d'espadrilles dans vos bagages si vous prévoyez un séjour dans les Territoires du Nord-Ouest, car ici, la randonnée pédestre est en train de devenir l'une des activités les plus populaires de l'heure. Mais point de crainte! Vous n'avez pas à être un athlète olympique pour vous élancer le long des nombreuses pistes fabuleuses qui zèbrent le territoire.

La piste des chutes Cameron est depuis longtemps inscrite sur ma liste des randonnées courtes les plus exaltantes du Canada. Un kilomètre seulement, mais un kilomètre au cœur de la contrée sauvage du parc territorial Hidden Lake, promenade qui se termine au pied d'une chute spectaculaire se jetant dans la rivière Cameron. Au cours de mon premier voyage à Yellowknife, il y a huit ans, cette expédition était le clou du voyage. L'été dernier, lorsque j'ai foulé le chemin à nouveau, j'ai été, tout comme la première fois, enchantée.

Se rendre au sentier est, en soi, toute une aventure. De Yellowknife, on emprunte en voiture la route Ingraham (alias Route 4), un chemin semi-pavé avec force gravier meuble, nids de poule et tournants sans visibilité. La route doit son nom à Vic Ingraham, un prospecteur d'or qui arriva dans les Territoires du Nord-Ouest en 1922 et qui se mit à prospecter différents domaines d'activités. Il passa 30 ans dans les territoires, où on le surnommait « M. Yellowknife ».

Dans les années 1950, le premier ministre de l'époque, John Diefenbaker, trima dur pour que la route Ingraham soit construite dans le cadre de son projet de voie encerclant le Grand lac des Esclaves. Mais son rêve ne devint pas tout à fait réalité. Aujourd'hui, le chemin file sur quelque 70 kilomètres entre Yellowknife et Tibbit Lake, où il s'arrête brusquement devant un énorme panneau d'arrêt rouge.

La piste des chutes Cameron débute à quelque 55 kilomètres de Yellowknife. Nous attaquons la randonnée à la mi-juin, période qui correspond au début de la saison des moustiques. Résultat? Nous devons nous asperger d'insectifuge, de la tête aux pieds; certains d'entre nous portent même des blousons et des capuchons à filet.

Le sentier s'immisce d'abord doucement dans une forêt mixte d'épinettes, de pins gris et de peupliers, puis se corse peu à peu. Par bonheur, des escaliers et des trottoirs ont été construits au cœur de certaines des zones les plus escarpées, avec en prime des plateformes d'observation qui permettent de faire une pause et d'admirer les panoramas.

Mais ce n'est pas toujours le cas. Nous avons également grimpé sur des éperons rocheux; piétiné des frayées et des racines; dévalé vers des mini vallées; grimpé au sommet de larges champs de blocs rocheux; puis cherché des balises pour savoir quel chemin choisir. Sur cette piste, on doit suivre les caprices du terrain. Il faut sentir, apprécier le paysage plutôt que simplement l'observer.

Après environ une demi-heure de marche, nous entendons le grondement et le rugissement des chutes Cameron, puis peu après nous nous tenons sur un dos de baleine (croupe rocheuse polie par les glaciers), en contemplant la magnifique cataracte sur la rive opposée de la rivière Cameron.

Grâce à une passerelle tout à côté, nous traversons le cours d'eau et nous explorons une enfilade de sentiers étroits, dont un nous mène tout près de la chute. Ici, le temps a suspendu son vol et je me surprends à me demander si les commerçants en fourrure de jadis ont emprunté ce même chemin...

Prélude aux panoramas
C'est une toute autre expérience qui nous attend sur la piste Prelude Panoramic. Celle-ci s'étire le long d'une crête surplombant le lac Prelude, dans le parc territorial du même nom, à environ 30 kilomètres du centre-ville de Yellowknife, toujours sur la route Ingraham. Cette courte randonnée de moins d'un kilomètre présente des panoramas saisissants sur le lac et ses îles.

La piste a été conçue intelligemment : elle s'enfonce dans un paysage sauvage au fil de trottoirs en bois, de sentiers de cailloutis et d'escaliers qui aident l'ascension des escarpements rocheux, sans compter les nombreux bancs que l'on trouve tout au long du chemin et dans les aires d'observation. Haut perché au-dessus de l'eau, le dernier point de vue est planté au cœur d'un paysage sublime. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 10 000 ans, tout cela était le territoire du lac glaciaire McConnell, d'une longueur de 1 100 km.

Le parc territorial du lac Prelude dispose également d'un site idéal pour les amateurs de randonnée sur roche - un espace tout de pierre et de la taille d'un terrain de football, pétri de dos de baleine et de quelques arbres rabougris. À l'extrémité du lac, deux plateformes en bois sont fixées au roc pour ceux qui voudraient camper directement sur les dos de baleine.

Les Territoires du Nord-Ouest offrent de nombreuses autres randonnées facilement accessibles et qui valent résolument le détour. À Yellowknife, testez les sentiers autour du lac Frame. Si vous conduisez au départ de l'Alberta, arrêtez-vous dans le parc territorial Twin Falls Gorge pour explorer le chemin de trois kilomètres qui serpente le long de l'impressionnante gorge de Hay River et qui relie les chutes Louise et les chutes Alexandra.

Pour ma part, je compte bien y retourner un jour pour explorer des lieux que je n'ai pas encore eu la chance de voir. Comme le Réseau des sentiers de la rivière Salt, dans le parc national Wood Buffalo, près de Fort Smith, où les chemins, classés pour la plupart de faciles à modérés, se tortillent dans les dolines, les dépôts salins laissés par d'anciens océans, des sources salées et des formations karstiques. Des randonnées fascinantes, sans aucun doute!

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.

Béringie, Yukon


Photo: Gouvernement du Yukon

Reproductions de mammouths laineux, au Yukon.

Béringie, Territoire du Yukon


Photo: Gouvernement du Yukon

Au Centre d'interprétation de la Béringie, à Whitehorse, on conserve des squelettes entiers de mammouths.

Béringie, Yukon


Photo: Peinture par Halin de Repentigny

Il y a des milliers d'années, les hommes chassaient le mammouth, dans le nord du Yukon.

Monts Ogilvie, Yukon


Photo: Gouvernement du Yukon

Les monts Ogilvie, près de Dawson City, s'habillent de splendides teintes, l'automne venu.

Sur les traces des mammouths canadiens


Dans les années 1990, le Yukon a fait du mammouth l'un de ses animaux symboliques. Il faut dire qu'il y a 25 000 ans, le colossal éléphant préhistorique vivait en Béringie, dans le nord du territoire...

PAR JEAN-PIERRE SYLVESTRE

Sur les bords de la rivière Yukon, à Dawson City, on peut se procurer toutes sortes de souvenirs dans plusieurs boutiques. L'une d'elles, le Klondike Nugget and Ivory Shop, vend des bijoux, des petites sculptures et des scrimshaw (gravures) sur ivoire. De l'ivoire fossile, qui provient des défenses de...mammouths yukonnais!

« L'ivoire de mammouth se travaille moins facilement que l'ivoire d'éléphant, mais il a l'avantage d'être encore inépuisable. En fait, les experts estiment les réserves mondiales (Yukon, Alaska et Sibérie) de défenses de mammouths à environ 60 000 tonnes. Les éléphants ont encore de beaux jours devant eux! », explique Greg Kehoe, propriétaire de cette boutique.

Chaque année, Greg Kehoe commercialise ainsi entre 2 000 et 3 000 kilos d'ivoire de mammouth, et il estime à plusieurs milliers de kilos la quantité d'ivoire fossile qui circule annuellement dans Dawson City. Serait-on en train d'assister à une ruée vers l'or blanc?

Pour ivoire clair
C'est précisément lors de la véritable Ruée vers l'or, celle qui s'est déroulée il y a environ un siècle, qu'on a découvert les premiers gisements d'ivoire fossile yukonnais. Pour trouver le précieux métal, les mineurs et autres aventuriers devaient creuser dans le pergélisol afin d'atteindre la couche de graviers qui recèle l'or.

Cette partie du sol, qui est gelée en permanence, a la capacité de conserver les composantes molles d'animaux disparus. Ainsi, en Sibérie et en Alaska, les géologues et les mineurs ont déjà trouvé des carcasses entières ou partielles de mammouths, de bisons, de chevaux et autres mammifères de l'ère glaciaire.

Au Yukon, également bien pourvu en fossiles et en traces de ces animaux, on trouve encore des squelettes et de l'ivoire de mammouth. Dans la partie nord du territoire, il arrive même que des prospecteurs, des bûcherons ou des touristes aventuriers découvrent, sur la berge des rivières, des défenses, un ossement, une vertèbre, voire un squelette complet de mammouth...

Encore faut-il se rendre sur place et les trouver, car ces gisements fossilifères ne sont pas inscrits dans les guides et ils sont éparpillés un peu partout, çà et là. Les repérer relève du hasard, mais ils existent bel et bien; après tout, il fut un temps où les mammouths peuplaient allègrement cette froide région boréale.

Froid de canard au pays des mammouths
Il y a 25 000 ans, la température terrestre moyenne approchait zéro degré centigrade. Pendant 10 000 ans, la Terre n'était qu'une planète froide chargée de glaciers, de steppes et de toundras. C'était la dernière des quatre périodes de glaciation qui ont illustré l'histoire de notre planète.

À cette époque, l'Alaska et le Yukon étaient connectés à la Chine et à la Sibérie grâce à un long corridor de terre séchée. Le niveau de la mer était alors de 100 à 200 mètres plus bas et une grande partie de l'Alaska et du Yukon demeurait sans glace. Baptisé Béringie et surnommé « Steppe des mammouths », cet énorme sous-continent constituait alors un pont naturel entre l'Eurasie et l'Amérique du Nord, ainsi qu'un lieu de passage et de migration animale.

Car malgré la basse température ambiante, plantes et animaux abondaient : c'était l'Âge des mammouths, mais aussi de bien d'autres bêtes « En fait, nous avons découvert, sur le territoire du Yukon, 62 espèces de mammifères fossiles datant de la dernière glaciation », explique John Storer, paléontologue et directeur du Centre d'interprétation de la Béringie, à Whitehorse.

Ce musée, dédié à la faune préhistorique du temps des mammouths, présente des squelettes complets d'animaux fossiles. Outre des restes du gros pachyderme, on peut y voir les ossements d'animaux insolites tels que le castor géant, de la taille d'un ours noir (2,5 mètres de long et 200 kilos), ou le paresseux géant, aussi appelé mégathérium. On trouve également deux espèces de bisons préhistoriques, le bison aux longues cornes et le bison des steppes.

Ces mammifères côtoient, dans une immense salle, le squelette d'un ours gigantesque : l'ours à tête courte. Celui-ci dépasse de plus de 30 cm le grizzly actuel. Il était le carnivore terrestre le plus gros et le plus puissant en Amérique du Nord, durant la dernière époque de glaciation. D'autres mammifères carnivores, tels que le lion des cavernes et le tigre à dents de cimeterre, figurent également dans ce drôle de bestiaire qu'on découvre au Centre d'interprétation de la Béringie.

« Mais ces animaux n'ont pas tous disparu. Parmi les mammifères qui ont côtoyé les mammouths, au Yukon, certains subsistent actuellement. C'est le cas du loup, du caribou, de l'orignal, du bison et du bœuf musqué, » conclut le Dr Storer.
C'est donc dire que certains animaux préhistoriques vivent encore dans nos forêts, nos toundras et nos steppes... La prochaine fois que vous ferez une balade dans les bois, pensez-y...

Pour de plus amples renseignements sur cette destination ou sur d'autres destinations canadiennes, visitez le site de la Commission canadienne du tourisme à www.voyagecanada.ca.

source: Commission Canadienne du tourisme

Cette reproduction n'est pas présentée à titre de version officielle du contenu reproduit, ni dans le cadre d'une affiliation et/ou avec l'appui de la Commission canadienne du tourisme.