samedi, juin 30, 2007

L’avantage de multiplier ses activités

(article publié initialement dans TOURISME)

Installé dans le Nord de la Saskatchewan, le centre de villégiature Eagle Point, de La Ronge, est situé un peu en dehors des sentiers battus pour la plupart des voyageurs des Prairies. Pourtant, selon la gérante de l’établissement, Lolita Poirier, le centre fait ses frais depuis des années parce qu’il a pris la peine d’offrir une vaste gamme d’activités. « Les gens sont plus nombreux à vouloir expérimenter plusieurs choses pendant leur séjour. Ils aiment visiter les environs et s’adonner à des activités comme la randonnée pédestre et les excursions aux chutes Nistowiak. Nous leur en donnons la possibilité. »

« La consigne, ici, c’est de ne jamais dire non », précise Mme Poirier. « S’ils veulent quelque chose, je le leur obtiendrai. Si je ne peux pas, je trouverai quelqu’un qui le pourra. » Mme Poirier pense qu’à Eagle Point, la tendance est à l’augmentation du nombre de groupes et de réunions familiales. « Nos invités s’installent dans un chalet ou un emplacement pour véhicules récréatifs, ils mangent à notre restaurant et pourraient souhaiter participer à un tournoi de golf miniature ou faire un tour de bateau sur le lac La Ronge. Nous accueillons un peu plus d’Albertains, mais le gros de notre clientèle est originaire de la Saskatchewan. »

Une entreprise place le voyageur au centre de ses préoccupations

(article publié initialement dans TOURISME)

Depuis le lancement de Good Earth Travel Adventures, il y a plus de dix ans, le dynamisme de l’entreprise est solidement ancré dans les Rocheuses et sur la côte Ouest, mais ce qui la distingue des autres, c’est la fluidité des rapports qu’elle entretient avec sa clientèle. De l’avis de son propriétaire, J. P. Obbagy, les voyages sur mesure signifient… « sur mesure », mur à mur :

« Nous offrons sur notre site Web un certain nombre de forfaits libre‑service que les gens peuvent utiliser pour choisir le genre de vacances qui les intéresse. Nous modifions ces modèles en fonction de leurs intérêts réels. Généralement, nos clients sont des gens qui ne veulent pas voyager en groupe et qui souhaitent vivre une expérience en autonome. Mais ils aiment toujours avoir de l’aide pour organiser le voyage et pouvoir compter sur quelqu’un pendant leur voyage.

« Nous les interrogeons pendant 15 à 20 minutes pour connaître ce qu’ils aiment et ce qui compte pour eux lorsqu’ils sont en vacances. À partir de cette entrevue, nous leur envoyons une proposition de voyage qu’ils nous retournent avec des modifications. Le va‑et‑vient se poursuit et nous précisons le projet jusqu’à ce qu’il corresponde à ce qu’ils veulent. S’ils acceptent, nous préparons les choses et le voyage a lieu. Notre spécialité, ce sont les destinations multiples et les itinéraires compliqués. Nous ne mettons pas tellement l’accent sur les destinations uniques [comme les séjours d’une semaine à Banff], car ce n’est pas comme ça que nous pouvons offrir une expérience touristique complète dotée du meilleur rapport qualité‑prix. »

Good Earth prépare ensuite un forfait personnalisé dont le prix comprend la location d’une voiture, l’hébergement, les repas (si le client le demande) et des activités pour chaque lieu visité.

« Les clients ont à leur disposition un menu complet d’activités et peuvent apporter un certain nombre d’améliorations au forfait. Ils peuvent, par exemple, obtenir un guide privé au lieu de partir en randonnée pédestre avec un petit groupe. Nous achetons au prix de gros et nous ajoutons un supplément qui couvrira le coût de nos services. Nous incluons à ce montant l’aide que nous leur offrons pour choisir des activités, ainsi que la coordination des visites de destinations; en plus, ils peuvent nous appeler n’importe quand. Notre porte leur est toujours ouverte, dès qu’ils réservent chez nous. »

M. Obbagy dit que de trois à quatre semaines avant leur arrivée, les clients reçoivent une trousse composée de guides de voyage, de cartes sur lesquelles sont indiqués les itinéraires et ce qu’il appelle un journal de voyage : « C’est un document préparé expressément pour eux; il contient des trajets, des instructions particulières, des coupons qu’ils n’ont qu’à détacher et des conseils pour chacune des destinations. Lorsqu’ils n’ont rien au programme, ils peuvent explorer comme bon leur semble. Nous leur proposons aussi de courtes promenades ou randonnées, en automobile ou à pied, ainsi que des restaurants ou des cafés locaux. Nous essayons de les orienter vers les commerces locaux, afin qu’ils puissent connaître de près la destination.

« La dernière de nos trouvailles, c’est le concept de ‘concierge de voyage’, en vertu duquel le client peut consulter en tout temps, pendant son voyage, une personne‑ressource en chair et en os. Récemment, certains clients qui avaient de la difficulté à s’orienter avec une carte nous téléphonaient deux fois par jour pour obtenir des indications. Il se peut aussi, par exemple, que quelque chose n’aille pas à l’hôtel ou que les clients ne soient pas satisfaits de la chambre. Nous leur disons simplement de nous téléphoner. Ils n’ont pas à s’inquiéter. Ils peuvent aller souper, profiter de la soirée, et tout sera arrangé à leur retour. Ce soutien est probablement l’une des raisons les plus importantes pour lesquelles les gens nous choisissent. »

M. Obbagy est bien conscient de tout le travail de préparation que les gens doivent faire pour voyager en autonome. « Je sais que beaucoup de gens n’ont pas le temps. Beaucoup d’entreprises leur facilitent la tâche, mais je voulais passer à un autre niveau de service qui permettrait aux gens de faire de vrais choix. Je crois profondément qu’un voyageur n’est pas forcément un touriste. Beaucoup de gens comprennent la différence, même s’ils n’y pensent pas constamment. »

M. Obbagy a beaucoup réfléchi aux expériences touristiques vers lesquelles se tournent les voyagistes : « Je pense qu’à l’avenir, les consommateurs devront pouvoir personnaliser leurs expériences à l’aide de mécanismes automatisés, parce qu’aujourd’hui, nous utilisons beaucoup de main‑d’oeuvre. Certains internautes utiliseront nos services pour préparer un voyage sans jamais réserver. C’est frustrant. J’ai aussi constaté qu’il est très important de bien faire connaître la valeur des services offerts par l’entreprise. »

À cet égard, l’équipe de M. Obbagy lancera bientôt sur le Web un nouveau guichet pour mieux faire connaître cette valeur aux consommateurs. « Il se peut qu’ils ne soient pas capables de tout réserver en ligne, mais si nous parvenons à personnaliser les achats de voyages comme on le fait aujourd’hui pour les ordinateurs, en ajoutant des renseignements utiles sur la nature véritable de la destination – pas seulement des clichés touristiques, mais des connaissances réelles –, je pense que c’est ainsi que les choses se passeront à l’avenir. »

M. Obbagy a étudié de près l’utilité des relations que l’on entretient avec ses partenaires et l’importance de traiter les gens équitablement; il sait que certaines valeurs sont éternelles!

Dans un site classé de l’UNESCO, la tradition orale se transmet à l’aide de marionnettes

(article publié initialement dans TOURISME)

Il est reconnu depuis longtemps que la tradition orale a été, dans les sociétés autochtones du Canada, un excellent outil de conservation de données historiques. Déclaré site du patrimoine mondial par l’UNESCO, Head-Smashed-In Buffalo Jump préserve cette tradition depuis un bon moment, grâce à un spectacle de marionnettes qui s’ajoutera au programme régulier du centre d’interprétation. Voici ce qu’en dit le directeur du marketing, Quinton Crow Shoe :

« Nous voulons promouvoir le spectacle de marionnettes, cet été, parce que la culture des Premières nations est une culture orale. Bon nombre de nos récits historiques, traditions et coutumes sont transmis de vive voix. Nous avons fait un pas de plus en présentant, à des groupes d’élèves et de visiteurs, des marionnettes que nous allons intégrer au programme estival. »

Le site patrimonial a aussi connu beaucoup de succès avec son camp de tipis. Cette activité s’adresse à tous, mais surtout aux familles ou aux groupes de vacanciers qui, pour connaître le mode de vie authentique de la bande des Pieds‑Noirs, passeront la nuit dans un tipi et pourront, sur demande, participer à l’aménagement du camp pour apprendre comment on assemblait autrefois les tipis.

Les collectivités se mettent au tourisme culturel et patrimonial

(article publié initialement dans TOURISME)

Comme on peut le constater ailleurs dans le monde et aux États-Unis, la popularité du tourisme culturel et patrimonial continue d’augmenter au Canada. Non seulement fait-il partie des principaux produits touristiques, mais des collectivités de partout au pays en font une priorité, souligne-t-on dans une étude publiée récemment par Grant Thornton LLP. Dans Tourism Insights 2007, Grant Thornton a décidé de mener son premier sondage national sur la façon dont les administrations et des collectivités locales perçoivent le développement touristique, étant donné qu’un nombre croissant de ses clients s’occupent de tourisme et que l’importance du secteur du tourisme augmente au Canada.

Tourism Insights 2007 présente le point de vue de 164 administrations locales et régionales réparties partout au Canada. Les répondants appartenaient à divers niveaux hiérarchiques des administrations locales et régionales et une partie importante d’entre eux étaient des directeurs municipaux, des conseillers et des maires. Le nombre de personnes de niveau supérieur qui ont pris le temps de répondre au sondage et la réponse généralement enthousiaste au sondage est indicateur de l’intérêt marqué que de nombreuses collectivités canadiennes éprouvent pour le développement touristique. Le sondage avait aussi pour but de recenser les obstacles, les enseignements et les meilleures pratiques liés à la croissance du tourisme.

Le tourisme est l’une des industries les plus importantes de l’économie canadienne. La Commission canadienne du tourisme (CCT) signale que plus de 18 millions de visiteurs ont séjourné pour au moins une nuitée au Canada en 2006 et qu’ils y ont dépensé environ 67 milliards $. Selon Tourism Insights 2007, le tourisme joue actuellement un rôle important dans l’économie de plus de 80 % des collectivités répondantes et continuera à le faire à l’avenir. À la question de savoir si le tourisme jouera un rôle important dans leur collectivité au cours des trois prochaines années, 42 % des répondants ont déclaré que c’était « extrêmement probable », 20 %, « assez probable », et 21 %, « probable ».

Tourism Insights 2007 avait également pour but de cerner de nouveaux créneaux touristiques. On a demandé aux répondants de désigner des types d’activités touristiques que leur collectivité exploite actuellement ou a l’intention d’exploiter. Après le tourisme culturel et patrimonial, qui se situe en tête de liste, on trouve le tourisme sportif. Rien de surprenant car, selon l’Alliance canadienne du tourisme sportif (ACTS), la valeur du secteur canadien du tourisme atteint quelque 2,4 milliards $ et profite à un vaste éventail de collectivités :

« La récente intensification des activités au sein de l'industrie du tourisme sportif est un phénomène devenu évident non seulement dans les grandes métropoles, mais également dans les plus petites collectivités partout au Canada. Même si les manifestations sportives internationales d'importance comme les Jeux olympiques ont tendance à pouvoir s'assurer la plus grande partie de la couverture médiatique, la masse critique quant à l'activité reliée au tourisme sportif se passe toujours au niveau de la communauté. »

Parmi les autres possibilités les plus prometteuses figuraient le tourisme nature, le tourisme d’aventure, les congrès, les conférences et l’agrotourisme.

Les répondants ont également indiqué quels étaient les principaux obstacles qui les empêchaient de profiter de la croissance de l’industrie dans leur collectivité. Ils ont cité entre autres le financement insuffisant de la planification, du développement de produits, du marketing et des dépenses d’investissement, ainsi que le manque de plans de marketing touristique et de gestion de destinations touristiques. Le sondage a aussi fait ressortir d’intéressantes disparités régionales : les obstacles qui précèdent étaient présents dans les trois régions (Ouest canadien, Canada central et Canada atlantique), mais le manque d’installations a été désigné comme le deuxième problème le plus important au Canada atlantique, tandis qu’il était cinquième dans les deux autres régions.

Tourism Insights 2007 met aussi en lumière des enseignements, des pratiques exemplaires et des occasions à saisir dans le secteur du tourisme. La création de partenariats est fortement recommandée et vient valider l’expérience que Grant Thornton a acquise dans cette industrie. Les répondants ont indiqué d’une part que les petites collectivités peuvent mieux profiter de leurs investissements en marketing en s’associant à leurs voisines pour faire connaître leur région et, d’autre part, que les partenariats intergouvernementaux et entre gouvernements et exploitants sont importants :

[Traduction] « Nous avons formé un partenariat touristique avec d’autres municipalités de notre région, et nous espérons que, grâce à notre participation à des activités de marketing collectif, le nombre de touristes qui viennent dans notre secteur va s’accroître. Pour une petite municipalité, la dépense de sommes importantes pour attirer des touristes ou des résidents dans notre collectivité est difficile à justifier. » (Un répondant)

Grant Thornton estime que les partenariats efficaces sont essentiels à la réussite des projets touristiques et des activités de développement et de marketing. Grant Thornton a observé ce qui suit :

  • Les entreprises reconnaissent qu’il est avantageux de conclure des partenariats avec d’autres entreprises pour accroître la prospérité et la diversité de la destination, au lieu de se percevoir les unes les autres comme des concurrentes;
  • Les collectivités reconnaissent qu’il est avantageux de mettre leurs ressources de marketing en commun avec leurs voisines, au lieu de les percevoir comme des concurrentes;
  • Les entreprises et divers ordres de gouvernement reconnaissent qu’il est avantageux de collaborer pour développer et faire connaître leurs produits touristiques;
  • Les entreprises et collectivités autochtones et non autochtones collaborent pour développer des produits touristiques intéressants adaptés au marché.

Bref, Tourism Insights 2007 présente des points de vue et des thèmes communs propres à plus de 160 collectivités canadiennes. Cet outil aidera les administrations locales et régionales, les entreprises, les associations et les intervenants en tourisme à cerner des possibilités de croissance et à réduire les obstacles au développement touristique.

La version intégrale et le résumé du rapport sont disponibles sur le site Web canadien de Grant Thornton, à www.grantthornton.ca.

Des voyageurs en mal de tourisme vert

(article publié initialement dans TOURISME)

D’après le numéro de mai 2007 du Bulletin de renseignements sur le tourisme du Conference Board du Canada, le consommateur se préoccupe de plus en plus de l’impact des voyages sur le changement climatique. À quelques exceptions près, toutefois, les voyages au Canada à partir de ses traditionnels marchés d’outre-mer promettent de meilleurs résultats alors que celui des États-Unis demeure problématique.

Aperçu

Les récents indicateurs ont contribué à amoindrir les inquiétudes relatives à la santé de l’économie américaine en général. On s’attend toutefois à ce que celle‑ci enregistre, à court terme, une croissance inférieure à son potentiel (d’environ 3 %). Heureusement, les perspectives économiques mondiales demeurent optimistes, en raison de l’amélioration des conditions en Europe occidentale, tandis que les perspectives économiques de la Chine, de l’Inde et d’autres marchés émergents restent stables.

La nouvelle règlementation rendant le passeport obligatoire pour les voyages aériens à destination et en provenance des États‑Unis commence à nettement influencer les voyages des Américains au Canada : les visites d’une nuit ou plus en provenance des États‑Unis ont chuté à pic en février dans tous les segments. La confusion au sujet des dates de mise en œuvre, différentes selon qu’il s’agit de voyages aériens ou de voyages par voie terrestre, a probablement contribué à cette baisse.

Une nouvelle problématique

La question de l’impact des voyages sur le changement climatique est de plus en plus préoccupante pour les voyageurs vers le Canada et partout au monde. L’Institut canadien de recherche sur le tourisme a récemment demandé aux Canadiens combien ces derniers seraient prêts à dépenser pour neutraliser les répercussions du transport aérien sur l’environnement. Près de 7 Canadiens sur 10 ont répondu être disposés à payer 10 $ ou plus par tranche de 1 000 $ dépensés en frais d’avion, à condition que les fonds ainsi récupérés servent à développer des ressources énergétiques.

Le désir des voyageurs sensibilisés à l’environnement de faire quelque chose pour compenser les effets du dioxyde de carbone émis au cours de leur voyage – en particulier par avion – a contribué à la popularité des « contreparties de la fixation du carbone » et des voyages « neutres en carbone ». Des dizaines d’entreprises nord‑américaines et européennes vendent désormais des crédits d’émission de gaz carbonique aux voyageurs et utilisent l’argent récolté pour financer des projets de développement énergétique durable.

Consommateurs

Selon la dernière Enquête sur les intentions de voyages de l’Institut canadien de recherche sur le tourisme (mars 2007), le voyage estival continue d’afficher de bonnes perspectives. Parmi les personnes interrogées, 65 % ont mentionné prévoir un voyage d’agrément entre mai et septembre 2007, soit une hausse de 59,5 % par rapport aux résultats de l’enquête d’avril 2006. Les projets de voyages, toutes destinations confondues, tendent à être plus importants qu’il y a un an.

Pendant ce temps, selon le dernier sondage du Conference Board des États‑Unis sur la confiance des consommateurs, les intentions de voyage des Américains n’ont pas progressé depuis la baisse enregistrée lors du précédent sondage bimestriel. En avril 2007, des résultats préliminaires ont montré que 40,4 % des consommateurs américains interrogés prévoyaient prendre des vacances au cours des six prochains mois, des résultats similaires à ceux du sondage de février mais nettement inférieurs par rapport à décembre 2006. De plus, la confiance des consommateurs face aux conditions actuelles et aux perspectives économiques est en baisse.

En février, selon Statistique Canada, les voyages d’une nuit ou plus au Canada effectués par les Américains en voiture ont atteint leur niveau le plus bas de ces 22 dernières années. Par ailleurs, les voyages d’un jour effectués en voiture ont atteint leur niveau le plus bas jamais connu depuis 1972.

Plusieurs études récentes ont souligné l’influence croissante des préoccupations d’ordre environnemental sur les voyageurs américains. Ainsi, selon une étude réalisée par Orbitz.com, 67 % des voyageurs américains se soucient des avantages écologiques des destinations de voyage. De plus, 52 % des personnes interrogées ont indiqué être disposées à payer un supplément au moment de réserver leur voyage afin de contribuer à la sauvegarde de l’environnement.

Fournisseurs

La demande de voyages au Canada continue d’enregistrer une croissance vigoureuse. En fait, selon le rapport Canadian Industrial Outlook: Canada’s Air Transportation Industry du Conference Board, l’augmentation de la demande intérieure et la baisse des prix du carburant devraient relancer, cette année, les bénéfices de l’industrie canadienne du transport aérien dans son ensemble. En outre, les compagnies aériennes profiteront également des récents développements qui ont suivi la conclusion de l’accord « Ciel ouvert » entre le Canada et les États‑Unis.

L’augmentation constante de la demande de voyages au Canada, combinée à la hausse soutenue des tarifs journaliers moyens, contribue à l’accroissement des recettes provenant de l’hébergement au Canada. La demande continue d’être supérieure au nombre croissant de chambres d’hôtel disponibles, mais l’écart entre l’offre et la demande diminue, ce qui a une incidence négative sur l’augmentation des taux d’occupation moyens au Canada.

Aperçu international

Au Royaume‑Uni et en Allemagne, même si le réchauffement de la planète préoccupe fortement la population, moins de la moitié des résidents soutient la mise en place d’une écotaxe sur les voyages aériens, selon un récent sondage effectué par Continental Research et KNOTs.

Selon un récent sondage auprès des agents de voyage allemands, le marché allemand des voyages à l'étranger prend de l’assurance. En janvier et février 2007, les ventes des agences de voyage ont augmenté de 7,2 % et 7,1 % respectivement par rapport à janvier et février 2006. Selon un autre sondage auprès des agences de voyages, la majorité des ventes de voyages en février portaient sur des vacances de dernière minute prises en mars. En avril, les ventes se sont ralenties mais en mai et en juin, la demande était « bonne ». Les réservations effectuées en juillet et en août affichaient un « potentiel de vente significatif ».

Deux nouvelles études effectuées par Tourism Australia ont identifié cinq segments principaux au sein des marchés japonais et chinois des voyageurs long‑courriers. En ce qui concerne les Japonais, les deux plus grands marchés sont ceux des « chercheurs de défis » (24 % du marché), qui aiment se plonger dans la culture locale et préfèrent les destinations insolites; et des « sophistiqués » (23 %), qui aiment voyager et cherchent à vivre des expériences de qualité sans trop d’effort. Selon l’étude, tous les segments des voyageurs japonais se rendant à l’étranger considèrent le Canada comme une destination long‑courrier intéressante.

Les deux plus grands segments identifiés au sein du marché chinois des voyageurs long‑courriers sont les « chercheurs de défis » (24 %) et les voyageurs « sur le départ » (25 %). Ces derniers veulent éviter les voyages collectifs et préfèrent les destinations long‑courriers en dehors de l’Asie du Sud‑Est. Toutefois, les deux seuls segments du marché chinois qui ont identifié le Canada comme une destination intéressante sont les segments « famille‑connaissances » (13 %) et « à proximité de chez‑soi » (22 %). Les voyageurs appartenant au segment « famille‑connaissances » favorisent les destinations leur permettant de rendre visite à de la famille ou à des amis, tandis que le segment des « à proximité de chez‑soi » préfèrent les voyages collectifs vers des destinations familières et rassurantes.

Selon un récent sondage de totaltravel.com, les préoccupations liées à l’environnement peuvent avoir une incidence sur les décisions des Australiens en matière de voyages aériens. Plus d’un tiers des Australiens interrogés (35 %) ont indiqué se soucier des changements climatiques au point de participer de leur propre gré à un programme de compensation des émissions de gaz carbonique, tandis que 18 % ont indiqué envisager d’éviter les voyages en avion. Selon le rapport, ces résultats soulignent l’impact potentiel des préoccupations environnementales sur les activités touristiques de demain.

L’indice des indicateurs avancés du tourisme présente un aperçu des perspectives à court terme de l’industrie touristique, grâce au suivi des facteurs économiques et non économiques qui ont une incidence sur la demande dans les principaux marchés touristiques du Canada, y compris le marché intérieur. La cote de chaque composante de l’indice montre l’influence que la composante devrait avoir sur les voyageurs en provenance du marché source à court terme. La cote globale indique le rendement prévu du marché source à court terme, comparativement à la même période l’an dernier.

Le Yukon profite de la couverture des Jeux du Canada

(article publié initialement dans TOURISME)

À la Ville de Whitehorse, la coordonnatrice au tourisme, Sheila Dodd, se prépare à une saison touristique qui, comme d’habitude, sera marquée par « l’arrivée d’un grand nombre de véhicules récréatifs. » La croissance du tourisme, au Yukon, n’a pas fléchi, ces dernières années, en dépit des effets paralysants d’événements comme le SRAS et le 11 septembre.

D’expliquer Mme Dodd : « Les gens semblent penser qu’ici, rien de pareil ne pourrait jamais arriver, et ils ont raison. Les visiteurs nous arrivent de partout aux États‑Unis, voire du Texas et de l’Alabama. Mais cette année, c’est un peu spécial, car nous avons accueilli les Jeux d’hiver, qui nous ont beaucoup aidés, partout au pays, à cause de la couverture médiatique exceptionnelle qui accompagne l’événement. »

Mme Dodd dit qu’à cause des Jeux, son bureau reçoit beaucoup plus d’appels téléphoniques et de courriels de la part de Canadiens qui ont vu Whitehorse à la télévision et de la part de gens qui connaissent des compétiteurs. « Ils téléphonent maintenant pour savoir comment se rendre ici et quel temps il fait durant l’été. C’est le changement que nous observons cette année, et c’est extraordinaire, car le tourisme est notre industrie numéro un. »