(article publié initialement dans
TOURISME)
Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.
« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »
Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.
« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »
L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.
Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »
Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.
« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.
« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »
Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »
M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.
« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »
Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.
« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »
L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.
Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »
Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.
« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.
« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »
Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »
M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.
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TOURISME)
Dan Melesurgo est directeur exécutif des ventes des réunions, congrès et voyages de motivation (RCVM) pour les États-Unis, à la Commission canadienne du tourisme (CCT). TOURISME l’a joint par téléphone à Washington pour savoir comment les destinations canadiennes peuvent tirer profit des possibilités offertes par le secteur des RCVM. Selon lui, la clé pour le Canada est de promouvoir le pays comme une destination parfaite pour la tenue de réunions.
« C’est toujours l’un de nos plus grands défis, dit‑il. La nouvelle image de marque nous aide beaucoup en ce sens, mais les gens ont toujours cette perception que le Canada est un endroit froid et terne, qui ressemble beaucoup aux États‑Unis et qui n’a pas le cachet exotique de plusieurs autres destinations. Nous faisons l’objet de nombreux commentaires positifs, mais ils ne sont pas au premier plan dans l’esprit de nos planificateurs. Nous abordons la question par l’intermédiaire de nos partenariats nationaux, en montrant le plus efficacement possible qui nous sommes et ce que nous avons à offrir pour la tenue de réunions. »
M. Melesurgo souligne que l’une des forces du Canada est la qualité des services et des installations dont il dispose. « On le dit et on le redit, mais je crois sincèrement que c’est un avantage concurrentiel pour nous. Nos recherches le confirment et c’est quelque chose dont nous pouvons assurément être fiers. »
Et il poursuit en affirmant que les organisations en ont plus pour leur argent en tenant leur réunion au Canada plutôt qu’aux États‑Unis. « Même si le dollar est pratiquement à parité, les tarifs des hôtels n’ont pas augmenté autant au Canada qu’aux États‑Unis. Et il y a également le programme d’incitation pour congrès étrangers et voyages organisés. Un autre argument fort est que le taux de participation est généralement très élevé (et parfois même record) lorsqu’une organisation choisit de tenir une réunion au Canada. »
M. Melesurgo dresse un portrait attrayant du Canada comme un pays où « la nature et le plein air sont facilement accessibles à partir des grands centres urbains cosmopolites. Vancouver en est un exemple. Si la réunion a lieu au centre‑ville de Vancouver, le parc Stanley se trouve à quelques minutes et les participants sont à une heure et demie à peine de l’une des plus belles destinations d’hiver au monde. »
« Sur le marché américain, la notoriété est le critère le plus important, sauf si l’organisation recherche spécifiquement un voyage de motivation hors du commun ou une destination dont personne n’a jamais entendu parler et dont les participants pourront se vanter de plein droit par la suite. Je pourrais citer en exemple la réunion d’un conseil d’administration à Clayoquot Wilderness Resort, ou à Churchill, au Manitoba, parmi les ours polaires. Il s’agit d’une part relativement restreinte, mais très lucrative, de notre marché. »
Mais comme il n’y a qu’un Vancouver, un Montréal et un Toronto au Canada, M. Melesurgo croit que les autres destinations moins connues ont beaucoup à gagner en déterminant d’abord leur avantage concurrentiel. « On ne peut pas penser faire venir d’événements de grande envergure dans des villes comme Winnipeg ou Regina ou d’autres petites destinations, tout simplement parce qu’elles risquent de ne pas avoir les infrastructures pour le faire. Cependant, les réunions d’associations ou d’organismes régionaux, ou encore des événements sportifs si vous avez les installations nécessaires, peuvent constituer des marchés cibles. Il est très important pour une destination de bien évaluer ses atouts et de les proposer ensuite aux marchés susceptibles d’être intéressés. On ne peut pas tout offrir à tout le monde. »
Bien sûr, les trois ou quatre plus grandes villes canadiennes obtiennent le plus d’attention, « et nous en sommes tout à fait conscients. Nous voulons amener les gens à voir l’ensemble du Canada comme une option de grande qualité par rapport aux États‑Unis et à d’autres destinations internationales. Nous sommes convaincus que d’inciter une organisation à tenir sa réunion à Vancouver ou à Montréal constitue un bon point de départ, parce que si l’expérience s’avère positive, nous pourrons peut‑être éventuellement diriger l’organisation vers de plus petites villes. »
« Ces villes ne conviendront peut‑être pas pour des événements regroupant 10 000 participants. Mais un endroit comme Halifax pourrait certainement accueillir une plus petite réunion, que ce soit la réunion d’un conseil d’administration, d’un comité ou d’une équipe de direction, poursuit‑il. L’organisation de tels événements exige un investissement préalable de la part de la destination. »
« Halifax est un bon exemple en effet, souligne M. Melesurgo. La ville s’est engagée à soutenir une organisation, le Council of Engineering and Scientific Society Executives (CESSE), qui a tenu son assemblée annuelle à Halifax l’été dernier. La réunion a battu tous les records pour ce qui est du nombre de participants et de partenaires canadiens. Les représentants de la ville avaient remarqué que bon nombre de sociétés membres de l’organisation seraient peut‑être intéressées à se réunir à Halifax, en raison des nombreux établissements d’enseignement de la région et du dynamisme de sa communauté scientifique, particulièrement en ingénierie. Le message est donc de désigner d’abord les secteurs dynamiques de votre région, puis de les mettre en valeur pour attirer des organisations de ces secteurs. »
Fait intéressant, des représentants de la ville de Saskatoon figuraient parmi les membres du groupe de M. Melesurgo présent à l’assemblée annuelle à Halifax. « Ils ont vu une opportunité et en ont profité. J’espère qu’ils ont poussé l’exercice un peu plus loin pour voir s’ils peuvent attirer des clients. Une destination se doit d’entreprendre une sorte de processus d’information et de sensibilisation auprès des vendeurs sur le marché afin que leur produit se démarque et suscite leur intérêt. »
« Il est important d’avoir ces conversations et d’entretenir cette relation entre la CCT et la destination, et entre la destination et le client. Et il faut prendre des engagements envers le marché, même s’ils peuvent être parfois très difficiles à respecter. Nos partenariats stratégiques nationaux avec la Professional Convention Management Association (PCMA), l’American Society of Association Executives (ASAE), le Center for Association Leadership, l’association Meeting Professional International (MPI), l’association Financial Insurance Conference Planners (FICP) et Experient sont tous des relations à long terme. Nous ne concluons pas de partenariat si nous n’y voyons pas de potentiel à long terme et s’il n’est pas aligné à notre stratégie, parce qu’il faut alors toujours tout recommencer. Si vous n’êtes pas constant dans un marché et dans vos relations, vous n’en tirerez rien à long terme et vous gaspillerez de précieuses ressources financières. »
M. Melesurgo aime donner en exemple sa propre expérience. « Lorsque j’ai obtenu mon poste à la CCT, je n’étais jamais allé à Winnipeg. Je savais où cela se trouvait, mais je ne connaissais rien de la ville. On m’a invité à y passer trois jours et mes hôtes ont vraiment fait de grands efforts pour me montrer la personnalité de la ville et ses infrastructures. Nous avons discuté de nos liens logiques avec nos directeurs des marchés. Ils cherchaient à établir des relations avec notre bureau du Midwest et avec les gens de la région de Chicago parce qu’il s’agissait d’un marché cible pour eux. »
« Donc, plus nous connaissons ces destinations, plus il nous est facile de convaincre nos clients d’y aller, poursuit‑il. Nous pouvons leur dire "Avez‑vous pensé tenir votre événement à Moncton, Halifax ou Regina? Vous savez, ces villes ont les infrastructures répondant à vos besoins et comptent plusieurs entreprises ou organisations très dynamiques de votre secteur d’activité." »
L’important, c’est d’être réaliste. « Il y a plusieurs facteurs à considérer. La capacité de transport aérien et les coûts joueront un rôle dans la décision d’un client de tenir sa réunion à Québec ou à Banff. Cela dépend également du marché : Québec et Banff peuvent être des destinations plus attrayantes que Toronto, en raison de leur nature même et de ce que les clients recherchent lorsqu’ils planifient leur programme de récompense. D’un autre côté, Toronto est une grande ville cosmopolite capable d’accueillir des réunions de très grandes envergure parce qu’elle a les infrastructures nécessaires. »
Avec la tenue prochaine des Jeux olympiques, l’équipe de M. Melesurgo entend raviver l’intérêt pour le tourisme sportif. « Nous voyons une multitude de possibilités auprès de la communauté des fédérations de sports canadiennes. Nous voulons renforcer ces relations afin de créer des partenariats et d’approcher ensemble des clients potentiels. Les Jeux de 2010 créeront une grande notoriété pour le Canada. Nous voulons donc cibler les 50 plus grandes organisations non olympiques et les inciter à tenir leurs événements au Canada. Nous sommes tout yeux et tout oreilles! »
(article publié initialement dans
TOURISME)
« Le vrai voyage de motivation est le voyage-récompense, affirme Michele Saran, gestionnaire des ventes de voyages de motivation au bureau de Chicago de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Un exemple classique serait une société voulant motiver ses employés à atteindre des objectifs de vente durant une année. Notre travail, à la CCT, est de faire en sorte que le Canada soit l’un des prix offerts si ces employés atteignent leurs objectifs. »
Ces prix peuvent prendre les formes les plus diverses, mais un voyage est généralement un facteur très efficace pour motiver des employés à atteindre leurs objectifs. « Nous sommes en concurrence avec le monde entier, explique Mme Saran. Nos plus grands concurrents sont probablement les destinations‑soleil perçues comme glamour, par exemple Hawaii, les Caraïbes et le Mexique. Mais le Canada a sa place, et nous nous démarquons plutôt bien. »
Lorsqu’on la questionne sur les nouvelles tendances du marché des voyages de motivation, Mme Saran mentionne les programmes familiaux. « Les gens n’ont pas l’occasion de passer beaucoup de temps avec leur conjoint et leurs enfants. La possibilité de passer plus de temps avec les gens que vous aimez devient alors la récompense. »
Mme Saran constate également un intérêt accru pour les voyages de motivation en hiver, comme des vacances de ski au Canada. Mais l’activité la plus en vogue actuellement est sans contredit la pêche. « Je reçois plus d’appels pour la pêche que pour le golf et toutes les autres activités combinées. Les dirigeants d’entreprises aiment aller là où personne n’est allé avant – des pourvoiries uniques et difficiles d’accès où tout est haut de gamme. Les spas sont également très recherchés parce qu’ils sont propices aux voyages en couple, et le golf se classe probablement au troisième rang. »
Il est important d’être perçu comme une destination attrayante et unique dans le domaine des voyages de motivation. « Les centres de villégiature de l’île de Vancouver où l’on peut observer des grizzlys et faire des excursions en hydravion en sont de bons exemples. Il s’agit d’un domaine où le Canada a beaucoup à offrir, des destinations hors du commun. En ce sens, surtout en raison de la force de l’euro par rapport au dollar américain, le Canada, même si le dollar canadien et le dollar américain sont maintenant à parité, est nettement plus attrayant que l’Europe. Et nous leur proposons de nouveaux endroits dont ils n’ont jamais entendu parler, comme Terre‑Neuve et le Yukon. Même s’il ne s’agit pas nécessairement de destinations cinq étoiles, elles sont suffisamment exotiques pour motiver les gens à atteindre leurs objectifs de rendement. »
Mme Saran décrit son secteur comme étant à mi‑chemin entre le secteur des réunions et celui des voyages d’agrément. « Le plus souvent, les clients tiendront leurs réunions en même temps que leurs voyages de motivation, principalement pour des raisons fiscales. Ils auront donc besoin d’une salle de réunion pour une demi‑journée dans le cadre du voyage. Mon travail vise principalement les plus petites destinations, comme Banff, Victoria ou Whistler. Je fais plus souvent affaire avec elles qu’avec les grandes villes. »
Qu’en est‑il des destinations canadiennes, disons, encore plus éloignées? « Elles doivent avoir un charme certain sur papier pour que nous puissions les vendre. S’il y avait une pourvoirie de pêche cinq étoiles en Saskatchewan, nous pourrions absolument la mettre en marché de cette façon. Mais les pourvoiries recherchées sont surtout les établissements cinq étoiles de la Colombie‑Britannique, comme le King Pacific Lodge ou le Clayoquot Wilderness Resort, le nec plus ultra des pourvoiries. En règle générale, les coûts ne posent pas de problème. En ce qui me concerne, bien peu de gens se plaignent des tarifs, contrairement à ce que mes collègues peuvent constater dans d’autres marchés. Les clients placent vraiment l’expérience avant tout. »
Et comment Mme Saran fait‑elle sa place dans le domaine des voyages de motivation? « J’ai vraiment d’excellentes relations. Avant tout, je collabore avec des agences indépendantes qui travaillent avec les sociétés afin de constituer les programmes de motivation. Certaines d’entre elles vont rencontrer, par exemple, des vendeurs d’IBM et leur demander des exemples d’objectifs qu’ils aimeraient atteindre durant l’année. »
Par la suite, ils mettront en place une campagne afin de motiver les employés à atteindre les objectifs établis. « Par exemple, s’ils atteignent le premier objectif, ils recevront une petite plaque. S’ils atteignent l’objectif suivant, leur photo paraîtra dans le bulletin mensuel de la société. Certaines sociétés constituent des programmes de récompense complets, affichent des tableaux sur les murs ou possèdent des programmes informatiques afin que les employés puissent suivre leur progrès. Mon travail consiste donc à entretenir d’excellentes relations avec ces agences spécialisées afin de les encourager constamment à proposer le Canada comme grand prix de ces programmes. »
Mme Saran a approfondi ses connaissances du domaine des voyages de motivation en travaillant auprès de Tourisme Toronto « il y a un million d’années », dit‑elle. « Je suis à la CCT depuis neuf ans maintenant. Le roulement est généralement très limité dans cette industrie. Certaines des agences avec lesquelles je fais affaire étaient déjà sur le marché au début de ma carrière. On finit donc par établir de très bonnes relations avec elles. J’espère que, lorsqu’elles pensent au Canada, elles pensent à moi! Mon but est qu’elles gardent toujours le Canada en tête afin que nous ayons toujours une chance d’être leur choix final. »
« De prime abord, des clients peuvent douter de l’attrait du Canada, mais lorsque je les invite à visiter un site pour voir par eux‑mêmes ce que nous leur proposons, dans 85 % des cas ils décideront de faire affaire avec nous, souligne‑t-elle. Ce qui confirme le dicton : il faut le voir pour le croire! »
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TOURISME)
David Wilkening, de TravelMole, rapporte que pour la première fois aux États-Unis, l’an dernier, plus de voyages ont été achetés en ligne que hors ligne, selon un sondage PhoCusWright.
« L’écart entre les ventes en ligne et hors ligne continue à se creuser à mesure que les voyageurs adoptent le magasinage et l’achat électroniques », précise le rapport.
Les auteurs signalent qu’aux États‑Unis, 51 % des voyages ont été réservés en ligne en 2007; ils prédisent que ce pourcentage passera à 56 % en 2008, puis à 60 % en 2009.
Selon l’enquête, les produits touristiques tout compris, comme les forfaits vacances, s’achètent moins souvent en ligne, tandis que les éléments à la pièce – comme les billets d’avion – s’achètent plus fréquemment.
Selon M. Wilkening, le sondage révèle aussi que les sites de voyages sont plus nombreux à offrir des services comme la préparation et la réservation de voyages de groupe, ainsi qu’un contenu rédigé par les utilisateurs.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Voici un fait intéressant sur les décisions des consommateurs de l’un des principaux marchés du Canada : selon Bev Fearis de TravelMole, les Britanniques passent près de deux fois plus de temps à planifier leurs vacances annuelles qu’à se renseigner sur un prêt hypothécaire.
Selon une étude menée récemment auprès de 2 000 adultes, 36 % des Britanniques ont passé au moins 10 heures à magasiner leurs vacances, mais seulement 21 % en feraient autant pour choisir un prêt hypothécaire. À peine 11 % consacreraient autant d’énergie à sélectionner un prêt bancaire.
L’étude a été commandée par le site Web indépendant Fool.co.uk, spécialisé dans les finances personnelles. « Qui peut blâmer les gens de vouloir passer plus de temps à planifier leurs vacances plutôt qu’à magasiner les produits financiers?, demande David Kuo, responsable de la section sur les finances personnelles du site Fool.co.uk. Mais tandis que des vacances vous donneront un regain d’énergie pour quelques semaines, des finances saines peuvent stimuler vos avoirs durant toute votre vie. »
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TOURISME)
Jennifer Obleman, du service Northern News, rapporte que les aurores boréales pourraient danser devant un plus grand nombre de visages coréens, ce printemps, à mesure que les exploitants augmenteront la taille de leur marché.
Aurora World a signé un contrat avec un voyagiste coréen en décembre, a signalé son président du conseil, Darryl Bohnet. « Nous faisons un essai cet année, dit‑il. Nous espérons prendre de l’expansion en passant du marché japonais au marché coréen. Le voyagiste coréen a déjà lancé une importante campagne publicitaire, et nous en attendons les résultats. »
Le contrat coréen découle partiellement de la baisse du nombre de visiteurs japonais, que M. Bohnet attribue notamment à l’Alaska : « Je pense que nous avons atteint un creux l’an dernier parce que le gouvernement alaskien a soutenu financièrement les activités d’affrètement de ses voyagistes. »
Selon le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des Territoires du Nord‑Ouest (T.N.‑O.), seulement 7 000 visiteurs sont venus observer les aurores dans les T.N.‑O en 2006‑2007, alors qu’ils étaient environ 10 200 en 2004‑2005 et 13 000 en 2000‑2001. Ils étaient 6 500 en 2001‑2002, mais le tourisme avait fortement décliné après les attentats du 11 septembre 2001, l’éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère et la guerre en Iraq.
Cette année, les exploitants des T.N.‑O. espèrent reprendre une partie du marché japonais. Selon M. Bohnet, les chiffres de novembre et les indications des voyagistes japonais annoncent une hausse de 15 à 20 % par rapport à l’an dernier.
Aurora World prévoit aussi diversifier sa clientèle asiatique. « L’entreprise a envoyé un représentant au voyage du GTNO en Chine, en 2007, et y a établi des contacts préliminaires », précise M. Bohnet. D’après lui, Aurora World a l’intention de pénétrer davantage le marché chinois dans trois à cinq ans environ, et le conseil d’administration de l’entreprise entrevoit avec un « optimisme prudent » l’avenir du tourisme auroral dans les T.N. O.
Il dit que l’entrée en service de vols directs d’Air Canada, entre Vancouver et Yellowknife, en décembre, a été positive pour l’industrie. « Nous voulons pouvoir éventuellement remplir ces avions et en faire venir de plus gros. »
Le gestionnaire d’Aurora Village, Hideo Nagatani, dit que l’entreprise accueille déjà des clients qui arrivent par ces vols directs. Cet exploitant de Yellowknife songe aussi à la Corée, à Taïwan, à la Chine et à d’autres marchés, mais Aurora Village continuera à privilégier le Japon.
« Les perspectives sont si minces par rapport à ce que le marché japonais a été et sera encore pendant des années », ajoute‑t-il. Les touristes japonais représentent environ 75 % de la clientèle d’Aurora Village et, selon M. Nagatani, c’était la première fois, l’an dernier, que cette clientèle diminuait.
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TOURISME)
Président du conseil d’administration à la Commission canadienne du tourisme (CCT) depuis 2002, l’Honorable Charles Lapointe, C.P., a marqué l’organisation chargée de vendre le Canada touristique au reste du monde comme peu de gens auront su le faire. Au terme de son mandat de 5 ans au sein de la CCT, il trace un bilan de parcours optimiste, le long duquel les tempêtes se sont à l’occasion révélées providentielles. TOURISME s’est entretenu récemment avec M. Lapointe, peu après que son mandat eût pris fin le 1er décembre dernier.TOURISME : Les défis que doivent relever les intervenants de l’industrie touristique canadienne aujourd’hui, que ce soit au chapitre du financement de projets, du marketing ou des ressources humaines, laissent croire par moment qu’elle est mal aimée. Êtes‑vous d’accord avec cette perception?
M. Lapointe: Il y a toujours encore un grand travail de pèlerin à accomplir pour convaincre à la fois le secteur privé d’investir dans une industrie qui engendre des retombés considérables, et convaincre les acteurs public de l’importance de ce secteur d’activités comme l’une des grandes industries génératrices de revenus et créatrice d’emploi au Canada.
Récemment, la Secrétaire d’état au tourisme et à la petite entreprise, Mme Diane Ablonczy, annonçait 26 millions de dollars additionnels pour promouvoir le Canada à l’occasion des Jeux olympiques de 2010. Ça c’est une victoire. Le gouvernement du Canada a également injecté des fonds pour promouvoir le fait français au Canada à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec.
Je pense qu’avec de bons projets, le travail soutenu du pèlerin permet d’engendrer des alliances avec un plus grand nombre de joueurs privés qui augmenteront l’intérêt des pouvoirs publics à s’engager davantage dans l’industrie touristique. Actuellement, le projet du Massif dans Charlevoix est un exemple très important au Québec. Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec y investissent tous les deux, de concert avec un investisseur privé qui y met au delà de 200 millions de dollars. Dès qu’il y a un investissement privé important, les projets semblent aller de l’avant. C’est ce qui est arrivé à Mont Tremblant et à Whistler.
TOURISME : Parlons de vos réalisations durant votre mandat maintenant. Lesquelles considérez vous particulièrement marquantes?
M. Lapointe : Je pense que la plus belle opération qu’on a faite a été de créer une nouvelle image de marque pour le Canada. Ce qui a été passionnant est que l’exercice s’est déroulé dans un cadre qui à permis de consulter toutes les régions du pays : de la Colombie‑Britannique à Terre‑Neuve, et dans certains de nos marchés principaux. Cela a servi beaucoup à consolider les liens qui unissent la CCT avec l’industrie touristique au Canada. Canada. Explorez sans fin, c’est un énoncé qui perméabilise toute l’orientation stratégique de la CCT pour soutenir l’industrie, et de plus en plus on sent une adhésion de toutes les parties vers le tout.
La deuxième réalisation que je mentionnerais, ce sont les nouvelles orientations stratégiques de la CCT. Au début de la deuxième année de mon mandat, le conseil d’administration et tous nos comités ont entamé l’examen à la loupe de chaque marché sur lequel nous intervenions. Après de longues discussions, certaines déchirantes, on a convenu de faire passer le nombre de marchés ciblés par la CCT de 15 à 8. Ce fut une décision très difficile, parce qu’on avait quand même tissé des liens en Italie, en Hollande, en Suisse, à Taiwan et à Hong Kong. Mais cela s’est avéré la bonne décision sur le plan stratégique, parce qu’elle allait nous permettre d’avoir un impact plus fort sur les marchés qui donnaient les meilleurs rendements.
Dans le même élan, nous prenions la décision la même année de nous tourner résolument vers les communications électroniques. Cela ne semble pas très original en surface, mais c’était une décision à prendre. Le fait d’élaborer des stratégies qui nous amèneraient à être en relation directe avec les consommateurs par le biais d’Internet, nous a mené à changer de cap si bien que la CCT ne dépend plus maintenant uniquement de l’éventail des médias publicitaires conventionnels des domaines de l’imprimé, de la radio ou de la télé.
La troisième réalisation, et cela demande des efforts continus, c’est le renforcement du rôle de leadership de la CCT. Nous avons eu beaucoup d’occasions de démontrer son importance au cours des 5 dernières années, suite aux événements du 11 septembre 2001, et à ceux reliés au SRAS à Toronto qui menaçaient la prospérité même de l’industrie touristique à travers tout le pays. Durant ces deux crises, je crois que la CCT a su bien jouer son rôle de rassembleur.
TOURISME : Quel élément clé identifieriez vous comme fondement à ce rôle de leader?
M. Lapointe : Ce n’est pas très sorcier le leadership. Il faut avoir un minimum d’écoute et de capacité à aller chercher ce qu’il y a de mieux chez nos collaborateurs. Le leadership c’est aussi savoir inspirer la confiance et amener les gens qui travaillent pour nous à donner le meilleur d’eux‑mêmes.
TOURISME : Sur le plan des défis auxquels la CCT fait face à l’heure actuelle, lesquels considérez‑vous comme les plus pressants?
M. Lapointe : Le premier défi qui préoccupe toute l’industrie canadienne c’est évidemment le déclin soutenu du nombre de touristes en provenance des États‑Unis, un phénomène qui peut être observé dans toutes les régions du Canada. Notre gros volume de visiteurs étrangers provient des États‑Unis. Alors on essaie plusieurs choses avec nos partenaires en nous concentrant dans les plus grandes villes, parce qu’on constate que la baisse est beaucoup moins marquée chez les Américains qui viennent par avion de Californie, de Washington, du Texas, de Floride ou de New York.
Dans ces cas‑là, on parle même d’une légère augmentation en 2007. On n’a pas trouvé la recette pour séduire tous les territoires frontaliers, cependant. Je crois que ce fut une sage décision pour la CCT que de cesser ses actions dans les territoires frontaliers, puisque Vancouver est déjà actif à Seattle; Toronto et Niagara Falls sont actifs à Buffalo. Ce sont des destinations voisines; Windsor va être actif à Détroit, et Montréal investit dans sa présence à Montpelier, Plattsburgh et Burlington.
En revanche, cela permet de nous tourner vers d’autres marchés, que ce soit le Mexique, la France et l’Angleterre qui performent bien. Le nombre de visiteurs en provenance de Chine augmente. Mais la Chine représente un autre défi, et je dois dire que le fait qu’on n’ait pas réussi en 2007 à obtenir le statut de destination approuvée me laisse tout à fait perplexe. Cela me frustre, d’autant plus que les États‑Unis viennent tout juste d’obtenir ce même statut tant convoité.
Sur un autre plan, nous faisons face à une concurrence internationale beaucoup plus forte qu’auparavant; de nouvelles destinations touristiques sont nées. Il y a un engouement à l’heure actuelle pour la Croatie, l’Europe de l’Est en général. Le Laos commence à s’ouvrir, après le Vietnam. Ces nouvelles destinations font que la tarte est de plus en plus divisée. Alors il faut maintenir nos parts de marché et bien marquer les avantages qu’offre le Canada comme destination touristique. En faisant appel à l’imaginaire et au sens de l’aventure du consommateur, avec la nouvelle image de marque du Canada, on a peut‑être entre les mains le bon outil. Mais on n’en aura la confirmation qu’après l’avoir expérimenté pendant une dizaine d’années.
TOURISME : Comment l’industrie touristique peut‑elle mieux se préparer à faire face à ces défis?
M. Lapointe : Je ne suis pas du tout pessimiste. Il est certain qu’on a encore un travail à faire au niveau d’une plus grande cohésion de l’industrie. On est bien loin du secteur de l’agriculture qui est en mesure d’exercer un lobby beaucoup plus fort que nous. Nous nous y appliquons tous. L’Association des hôtels du Canada, les associations d’hôtels régionales et l’Association de l’industrie touristique du Canada le font. Mais nous avons encore du travail à faire pour que nous puissions éventuellement parler d’une seule voix. J’entends par là également être en mesure de se présenter sur les marchés non pas d’une façon dispersée, mais en tant que partie d’un tout qui s’appelle le Canada.
Est‑ce que l’adversité ne nous aiderait pas à nous coaliser? Nous avons déjà enchâssé l’importance du rôle des partenariats non‑traditionnels dans les priorités de la stratégie 2008‑2012. Nous voulons les accentuer davantage. Je suis convaincu que parmi toutes les ressources à notre disposition en ce moment, les partenariats non‑traditionnels constituent le meilleur moyen de globaliser l’industrie touristique canadienne. À nous de les mettre en chantier.
TOURISME : Merci M. Lapointe.
Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.
Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »
Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».
« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »
« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.
L’édition 2007 du salon de la Commission canadienne du tourisme (CCT) a atteint tous les objectifs, selon Simon Pitt, directeur principal, CCT‑Japon. « Les commentaires sont excellents. Deux faits sont dignes de mention : plus de 200 membres des médias ont participé à l’événement médiatique (sept partenaires se sont joints à nous pour la soirée « Venez au Canada »), et la configuration du lieu où se tenait le salon nous permettait de présenter diverses expériences de nos cinq régions principales. »
L’événement présentait des thés et des techniques de massage de la main de la Colombie‑Britannique; Anne de la maison aux pignons verts, des crevettes et des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard; du vin de l’Ontario; des desserts à l’érable du Québec; puis de la musique country, du bœuf et la Promenade des glaciers, pour l’Alberta.
« Nous avions également des musiciens des Territoires‑du‑Nord‑Ouest, en plus de la nouvelle image de la marque Canada. Pour plusieurs participants, il s’agissait d’aspects tout à fait nouveaux du Canada. Le Canada est reconnu pour son drapeau rouge et blanc ainsi que pour ses superbes paysages. Il s’agit évidemment de choses bien importantes pour nous, mais cette nouvelle approche et cette nouvelle image de marque nous aident à susciter de l’intérêt pour le Canada. »
La plupart des promotions de la CCT au Japon présentent encore les Rocheuses et les chutes du Niagara. « Mais les couleurs vives, les visages souriants et les expressions associées à la nouvelle image incitent les gens à y regarder à deux fois, précise M. Pitt. La soirée a été marquée également par le lancement de la campagne « Clever Woman » au Japon. Seulement durant cette soirée, cinq membres des médias nous ont souligné leur intérêt envers le projet. »
Pour un instant, les organisateurs se sont demandé s’ils pourraient accommoder tous les visiteurs, qui étaient plus nombreux que prévu. « Nous avions trouvé un endroit parfait appelé Honey’s Garden, situé dans le quartier Roppongi de Tokyo. Il s’agit d’un environnement intérieur‑extérieur comptant plusieurs paliers, parfait pour exploiter le thème « Explorez sans fin ». Les gens pouvaient apprécier à leur rythme les stands, la scène, les différents éclairages ainsi que la musique, et nous avons pu mettre en valeur notre nouvelle marque et une vidéo promotionnelle. »
Le salon Kanata est l’événement annuel phare de la CCT au Japon. Il se tient durant deux jours à Tokyo, un jour à Nagoya et deux jours à Osaka. « Environ 50 organisations canadiennes se sont jointes à nous; nous avons rencontré quelque 120 agents de voyage et voyagistes durant la semaine. »
« Il peut être ardu de joindre individuellement des clients potentiels au Japon; c’est pourquoi les gens aiment avoir la possibilité de rencontrer plusieurs personnes dans un même lieu, explique M. Pitt. Et c’est ce que permet le salon Kanata. En faisant activement la promotion du Canada durant une semaine, nous créons un cadre efficace pour aider les voyagistes et les vendeurs du Canada à faire des affaires et à se constituer des réseaux. »
Il s’agissait de la 18e édition de l’événement. « Le salon Kanata évolue chaque année, poursuit M. Pitt. Ces dernières années, nous avons voulu offrir différentes options pour l’hébergement et différents niveaux de participation, afin de répondre aux besoins d’un auditoire le plus vaste possible, parce qu’il peut être très coûteux de venir au Japon pour faire des affaires. Nous offrons toujours un rabais de 500 $ aux organisations qui participent pour la première fois. Notre objectif est d’aider le plus possible les organisations à venir faire la promotion du Canada sur le marché japonais. »
Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.
Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »
Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».
« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »
« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.
À l’approche de la saison de ski, au Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) lance une campagne visant à convaincre les Américains de prendre leurs prochaines vacances de ski ou de planche à neige dans de fabuleuses destinations canadiennes. Élaborée par DDB Canada, Tribal DDB Canada et la CCT, en partenariat avec le Consortium canadien des destinations de ski, cette campagne présente des annonces dans les médias imprimés et en ligne des États-Unis, ainsi que sur des supports extérieurs, à San Francisco, New York, Chicago et Washington.
« Cette nouvelle campagne fait valoir qu’au Canada, […] l’hospitalité des gens, les commodités, le contraste et la variété des activités, la culture, la splendeur du relief et l’abondance de neige font du Canada la meilleure des destinations de ski », précise Yolaine Dupont, spécialiste du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, à la CCT.
La publicité électronique commence par montrer des pics enneigés et à inviter les utilisateurs à « constater pourquoi tout le monde revient, encore et encore. » Apparaissent ensuite une montagne et une carte des pistes que l’utilisateur est invité à plier. Une fois la carte pliée, les pistes convergent pour créer sur la montagne un des cinq symboles qui expliquent pourquoi un voyage de ski ou de planche à neige au Canada est une expérience fabuleuse. Le flocon de neige représente, par exemple, l’excellence des conditions de neige, le bonhomme de neige, le plaisir en famille, le verre de martini, les activités de soirée, etc.
« La carte des pistes permet de communiquer de façon originale et interactive avec les skieurs et de les inciter à commencer à préparer leur prochain voyage de ski au Canada », dit Cosmo Campbell, directeur de la conception chez Tribal DDB Canada, de Vancouver.
La publicité présentée à l’extérieur et sur support imprimé met en lumière divers éléments de l’expérience de ski au Canada en montrant des images spectaculaires accompagnées de questions. Dans une des annonces on montre, par exemple, une cuve thermale invitante accompagnée de la question suivante : « qu’est‑ce que la descente d’une piste ‘noire’ sans une séance en cuve thermale pour finir? » Avec une autre photo montrant un chalet idyllique couvert de poudreuse, on demande : « Avez‑vous déjà fait l’expérience d’un hébergement cinq étoiles sous six pieds de neige? »
S’adressant aux mordus du ski et de la planche, la publicité en ligne et hors ligne comprend également l’énoncé de positionnement you haven’t skied, until you’ve skied Canada (vous n’avez pas skié tant que vous n’avez pas skié au Canada) et invite les destinataires à visiter le site www.canada.travel/skinow. Élaboré par la CCT, ce site présente des destinations de ski de la Colombie‑Britannique, de l’Alberta et du Québec. Des forfaits, de précieux conseils sur les voyages et un bulletin d’information sur le ski sont aussi offerts. Les skieurs et les planchistes peuvent également participer au tirage d’un voyage de ski au Canada pour six personnes dans trois stations de ski.
Les annonces en ligne seront présentées sur les sites OnTheSnow.com, TripAdvisor.com et Travelocity.com. La publicité imprimée paraîtra dans les magazines Outside, Travel & Leisure, Departures et Food & Wine, ainsi que dans les publications offertes dans les hôtels Fairmont. La campagne durera de novembre à avril, tandis qu’OMD Vancouver et la CCT seront responsables des achats médias.
Les spécialistes du marketing touristique s’inspirent beaucoup de projets réalisés ailleurs dans le monde. C’est exactement ce qu’a fait le bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Japon en lançant sa propre version de la campagne Clever Woman.
« Lors de notre planification pour 2007, l’importance des médias et la présence de célébrités dans nos promotions se sont imposées comme des éléments clés, explique Simon Pitt, directeur principal de la CCT au Japon. La campagne Clever Woman de la CCT en Allemagne connaît un franc succès depuis quelque temps. En l’examinant plus attentivement, nous avons conclu qu’elle pourrait fonctionner sur notre marché si nous l’adaptons aux réalités du Japon. »
M. Pitt et son équipe ont donc entrepris au printemps dernier de créer une version de la campagne Clever Woman adaptée au Japon. Ils ont donc prêté une attention particulière au design, à la conception de la plateforme Web et à l’établissement de partenariats.
Quels médias feraient les meilleurs partenaires? Quelles compagnies aériennes et quels partenaires de l’industrie pourraient bénéficier du projet? Quelle célébrité japonaise serait intéressée par le projet? Toutes ces questions étaient à considérer.
« Nous avons fait un voyage sur la Promenade des glaciers en Alberta à la fin d’août avec Mitsuyo Kusano, une vedette de la télévision japonaise. Par la suite, l’équipe s’est rendue au Yukon pour réaliser un autre reportage. Entre le début septembre et la mi‑octobre, nous nous sommes consacrés au travail technique, c’est‑à-dire au développement et au montage de la photo et de la vidéo, ainsi qu’à leur adaptation pour le Web. » ”
Les responsables de la campagne ont ensuite approché le magazine Sotokoto, un magazine d’art de vivre très populaire au Japon. « Le numéro de décembre du magazine, publié le 15 octobre, comportait six pages d’articles et de photos de Mitsuyo Kusano en Alberta. De plus, nous avons collaboré avec HIS, une agence de voyage japonaise. Le reportage incite les visiteurs à consulter le site Web, où ils peuvent en apprendre davantage sur le voyage de la célébrité. Ils peuvent ensuite réserver leur voyage par l’intermédiaire du site Web de HIS (à partir des liens qui se trouvent sur le site de la campagne), ou encore prendre toute l’information dont ils ont besoin sur le site Web, puis réserver à l’un des points de vente de l’agence. »
En ce moment, la CCT‑Japon travaille à plusieurs projets avec les médias dans le moment. M. Pitt souligne toute l’importance d’une plus grande couverture à la télévision. « Nous voulons concevoir une dramatique télévisée et c’est par nos contacts que nous avons pu rencontrer Mitsuyo Kusano. Elle adore le Canada. Elle a déjà passé le temps des fêtes à Banff, et son expérience a été très positive. D’y retourner en plein été et de collaborer au projet l’a tout de suite intéressée. Elle nous a donné beaucoup d’idées pour la conception du site Web et elle a rédigé elle‑même toutes les entrées de son blogue. »
Le défi d’un tel projet est de trouver la célébrité qui convient, capable de glisser le projet dans son horaire. « Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur Mitsuyo Kusano, reconnaît M. Pitt avec satisfaction. Nous voulions créer un effet de surprise au Japon à l’endroit du Canada. La campagne Clever Woman est axée sur le bien‑être, ce qui est très tendance actuellement au Japon. Le résultat est que nous avons pu lancer une campagne très efficace dans un marché en déclin depuis 10 ans. Il est important d’essayer de nouvelles choses et prendre des risques, et cette campagne en est un bon exemple. »
Le bureau de la CCT en Allemagne a collaboré avec la Whale and Dolphin Conservation Society et avec d’autres partenaires pour promouvoir l’observation durable des baleines au Canada au cours des cinq dernières années. Il est temps de passer à d’autres initiatives, selon le directeur Karl-Heinz Limberg, mais pas avant une dernière célébration digne de ce nom : « Nous voulons organiser une activité de financement qui aura lieu le 25 novembre chez Globetrotter, l’une des boutiques de vêtements et d’équipement de plein air les plus impressionnantes d’Allemagne. Cette chaîne haut de gamme compte une immense succursale à Cologne, où on trouve un bassin et un mur d’escalade. C’est à cet endroit qu’aura lieu notre dernière soirée des baleines. »
M. Limberg attend environ 800 invités, dont plusieurs représentants de la presse et de la télévision, ainsi que des célébrités et des invités spéciaux. L’objectif consiste à recueillir des fonds pour l’organisation, tout en faisant la promotion de l’observation des baleines au Canada, une activité éthique dont les répercussions sur les baleines doivent être minimes.
« Les gens doivent savoir que ces principes ne sont pas pris à la légère au Canada. L’observation des baleines est un produit très populaire en Allemagne. Grâce à Globetrotter et à de nombreux commanditaires qui ont offert des prix pour les enchères et les tirages au sort, l’événement sera mémorable. »
Ces partenaires comprennent Logona, un fabricant de produits cosmétiques naturels, ainsi qu’une chaîne de magasins d’alimentation biologique, des grands magasins, et même deux célèbres chefs allemands qui feront une démonstration de cuisine en plein air. « La chanteuse Katja Ebstein offrira un spectacle gratuit, ce qui permettra d’attirer de nombreux visiteurs », indique M. Limberg. « Nous vendons les billets 60 euros, ce qui peut être considéré comme un coût élevé, mais nous pourrons ainsi nous adresser au public visé. La plupart de nos partenaires canadiens qui offrent des croisières d’observation des baleines participent à l’initiative, ce qui signifie qu’ils auront une place de choix. On invitera aussi des scientifiques canadiens spécialistes des baleines, qui pourront répondre aux questions des participants. »
Les voyageurs allemands ont peut-être un faible pour le Canada, mais il ne faut pas s’imaginer pour autant que leur engouement nous est acquis à tout jamais. Voilà l’approche que Barbara Ackermann, spécialiste des médias, et son équipe, qui font partie du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) en Allemagne, privilégient au moment où leur plus importante initiative de l’année débute cette semaine à Munich, Berlin, Hambourg et Dusseldorf.
« Nous invitons 30 journalistes allemands à une tournée culinaire au Canada, et avant chaque plat, des représentants de diverses régions ont cinq minutes pour se présenter et proposer leurs idées de reportage aux journalistes invités. Pendant le repas, les partenaires se déplacent dans la salle pour rencontrer autant de journalistes que possible. »
Mme Ackermann dit que cette formule s’est révélée très productive au cours des deux dernières années et que le nombre des partenaires de la CCT a augmenté à onze, cette année : il s’agit de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec, du Canada atlantique, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest, du Nunavut, de Via Rail, des Hôtels et villégiatures Fairmont et d’Air Transat.
« Dans chaque ville, nous rencontrons entre 25 et 30 membres des médias qui ont été invités à une tournée culinaire au Canada. Les mets et les vins servis sont canadiens. Chaque destination se présente trois fois avant chaque plat du repas. Les partenaires présentent un bref aperçu de leur destination ou des nouveautés qu’on y trouve.
« On peut présenter, par exemple, un aperçu des célébrations du 400e anniversaire de Québec. La CCT peut souhaiter leur faire savoir que nous lançons de nouveau notre site pour médias touristiques ou que Go Media aura lieu à Québec l’an prochain. Il peut aussi être question des Jeux olympiques de 2010, tandis qu’Air Transat voudra faire connaître ses nouveaux vols. »
Mme Ackermann estime que ces réceptions permettent d’attirer l’attention des médias et d’obtenir, espère‑t-on, une couverture positive. « Il s’agit de les intéresser au voyage de presse qui suivra et, au bout du compte, d’inciter les Allemands à visiter le Canada à la première occasion. »
Claude-Jean Harel à Cape Spear: le point le plus à l'est en Amérique du Nord(article publié initialement dans
TOURISME)
Charlotte Jewczyk, directrice du développement de marchés et des relations avec l’industrie, à Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador, admet d’emblée que le marché national a toujours été le meilleur pourvoyeur de sa province. « [Nos clients viennent] essentiellement des Maritimes et de l’Ontario. Dernièrement, toutefois, nous voyons plus de Québécois et de gens de l’Ouest. »
Mais peut-être mieux encore, Mme Jewczyk a observé une augmentation des dépenses effectuées par ces clientèles. « Les visiteurs arrivent et sont séduits par des expériences d’une gamme légèrement plus relevée. Étant donné que d’importants investissements ont été consacrés à nos infrastructures d’hébergement à ce niveau, ces visiteurs nous procurent un meilleur rendement. Nous répondons à la demande de voyageurs avertis qui veulent passer leurs journées à la dure, mais leurs nuits en tout confort. »
Mme Jewczyk relève également que l’activité a beaucoup augmenté chez les croisiéristes. « Ce secteur est prometteur pour Terre-Neuve-et-Labrador, surtout pour la circumnavigation, car nous avons 27 ports d’escale. Les navires de croisière s’arrêtent donc dans des lieux où les visiteurs ne trouveraient pas normalement d’hébergement, sur la terre ferme. Ce sont des croisières d’expédition; je connais des croisiéristes qui affichent déjà complet pour 2008. »
Alors, pourquoi les consommateurs sont-ils attirés par ce genre d’expériences? Mme Jewczyk dit que l’image de marque de la destination y est pour beaucoup. « Nous continuons à servir les adeptes d’expériences enrichissantes et introspectives. Pour diverses raisons, Terre-Neuve-et-Labrador en a à revendre. Qu’il s’agisse de rencontrer un chauffeur de taxi ou de goûter au pain de ménage ou au grand air, ce sont toutes ces expériences que les gens n’obtiennent pas dans les grandes villes qui semblent les attirer. »
L’autre élément qui attire les Canadiens en particulier, selon Mme Jewczyk, c’est la culture de Terre-Neuve-et-Labrador. « Elle est présente dans notre musique, nos objets d’art et notre littérature et [cela] aide à promouvoir notre destination. »
Pour les Canadiens, le ‘Rocher’ est-il exotique? « Absolument, répond Mme Jewczyk. Je pense que nous sommes parvenus à maturité à titre de destination située en marge des sentiers battus. Nos recherches révèlent que beaucoup de clients viennent parce qu’ils ont toujours voulu voir Terre-Neuve-et-Labrador. Avant et après nos réunions et congrès, ils ont parfois l’occasion de contribuer à l’économie provinciale. »
Elle explique que ce succès résulte de l’authenticité des expériences offertes : « Ce sont des choses qui nous ont été données par la nature, le relief et l’archéologie; [des choses comme] notre environnement marin, notre histoire naturelle, nos gens et notre sentiment d’appartenance. Tout ce que Terre-Neuve-et-Labrador a à offrir est à l’origine d’une merveilleuse synergie; pour nous, il est tout naturel de nous inspirer de cet atout. »
Les visiteurs semblent apprécier. Mme Jewczyk dit que le séjour moyen, dans la province, dure de 10 à 12 jours. « Ainsi, notre rendement est bon dès que quelqu’un décide de venir à Terre-Neuve-et-Labrador. Il n’y a rien de tel qu’un touriste accidentel, ici. Pour venir ici, il faut le décider délibérément; on ne fait pas que ‘passer’ par Terre-Neuve-et-Labrador. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Comme d’autres destinations canadiennes, la Nouvelle-Écosse pâtit du fléchissement du marché américain. Selon John Somers, directeur du marketing à la division tourisme du ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse, « les principaux coupables sont le dollar et la réticence des Américains face aux voyages à l’étranger. »
Il dit que cette année a été l’année du tourisme canadien : « Les plus fortes augmentations sont essentiellement attribuables à l’Ontario; en juillet, le tourisme routier a augmenté de 19 %, je crois. C’est assez contre-intuitif pour nous, mais nous avons créé un profil à l’aide de la promotion ‘Ceilidh in the Capital’ que nous avons présentée dans la région d’Ottawa cette année. »
M. Somers pense que la force de ce genre d’activités de marketing provient de l’identification d’un public cible qui correspond au concept de l’explorateur culturel, mis au point par la CCT. « En interrogeant nos clients, nous constatons que les voyageurs qui souhaitent venir en Nouvelle-Écosse [surtout à partir d’un marché moyennement ou très éloigné] désirent vraiment faire l’expérience des destinations qu’ils visitent et de la culture locale. Pour obtenir une solution gagnante, nous jumelons cette réalité au concept plus classique des expériences de plein air offertes en Nouvelle-Écosse. »
M. Somers dit que des recherches révèlent que beaucoup de voyageurs originaires de lieux moyennement éloignés perçoivent toujours la Nouvelle-Écosse comme une destination où l’on se rend en automobile. Or, son ministère travaille à une stratégie visant à tirer parti de l’accroissement du nombre de vols vers la Nouvelle-Écosse. Il dit que sa destination continue à investir un « montant d’argent assez important » dans le marché américain, qui représente toujours de 11 % à 12 % des visiteurs non résidents. « Malgré tous nos efforts, ce marché semble maintenant être en déclin un peu partout au Canada, dit-il. Nous essayons d’attirer les gens ici, tout en envisageant de nouveaux marchés comme l’Ouest canadien. Évidemment, l’Ontario, le Québec et les Maritimes ont toujours été importants pour nous, alors nous y déployons aussi des efforts. »
Les chiffres sont généralement encourageants pour la Nouvelle-Écosse. Entre le début janvier et la fin août, le nombre de visiteurs a progressé de 1 % par rapport à la même période l’an dernier, surtout en raison de l’apport de voyageurs canadiens. Les chiffres sont en baisse de 8 % pour les États-Unis et de 9 % pour les pays d’outre-mer, mais en hausse de 6 % pour le Canada. Les trois provinces de l’Atlantique représentent plus de la moitié de visiteurs de la Nouvelle-Écosse, tandis que 10 % des visiteurs canadiens viennent de l’Ontario.
Quatorze pour cent des visiteurs viennent de l’Ouest canadien. « L’économie albertaine étant florissante, le bassin de revenus disponibles y sera énorme, reconnaît M. Somers. Avec cette prospérité, beaucoup de gens font la navette entre les Maritimes et l’Ouest canadien. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Les organismes qui s’interrogent sur les directions à prendre pour l’avenir sont souvent bien partis pour assurer leur durabilité. Tout indique que Bienvenue Québec et l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) prospèrent grâce à cette approche éprouvée. L’édition de la bourse du tourisme de cette année comportait une session dans laquelle on a posé aux acheteurs et aux vendeurs une série de questions élaborées par François Chevrier de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).
« L’APAQ (propriétaire de Bienvenue Québec) veut permettre à la formule de l'événement d’évoluer », dit M. Chevrier. « Les organisateurs ont examiné d’autres salons et j’ai analysé les sondages de tous les participants : ils sont très satisfaits de ce que Bienvenue Québec leur offre, mais l’APAQ veut constamment innover pour s’assurer que les participants restent fidèles à l'événement. »
M. Chevrier indique qu’en ce moment, l’APAQ analyse la structure de l’événement et songe à ajouter d’autres composantes. « Elle a constaté, par ses recherches, un intérêt naissant à offrir aux participants un plus grand nombre de possibilités de réseautage et de diffusion de renseignements. On veut, par exemple, connaître des experts qui annoncent de nouvelles tendances touristiques. »
Ces aspirations ont entraîné la tenue de tables rondes et de discussions entre experts et en groupe pour stimuler le dialogue. L’APAQ avait hâte de tenter l’expérience à Bienvenue Québec 2007, qui se tenaire au Saguenay. Il a adopté un nouveau concept qui s’est avéré très populaire, selon Marilyn Désy, coordonnatrice au développement et à la promotion.
« Cette [rencontre] entre vendeurs et acheteurs provient du besoin des vendeurs d’en apprendre davantage sur les acheteurs. Bienvenue Québec attire des joueurs importants, comme des représentants du secteur hôtelier, qui connaissent bien les acheteurs. Cependant, ce qui fait souvent ressortir l'attrait d’une destination, ce sont des petits joueurs et des événements phares qui rehaussent les programmes des voyagistes. »
Durant le Carrefour du tourisme francophone, les acheteurs se présentaient deux par deux à neuf tables rondes pendant des périodes de 11 minutes chacune. « Au Québec, nous avons en plus la dynamique linguistique [...] Pour que les rencontres soient fluides, les acheteurs francophones et anglophones sont regroupés séparément. Le vendeur doit s'adapter à la langue de l'acheteur. »
Mme Désy dit que plusieurs vendeurs n’avaient pas les moyens de participer à Bienvenue Québec. « Avec cette formule, le premier jour est consacré aux produits, à la connaissance du marché et au réseautage francophones, tandis que les deux autres jours sont consacrés à l’ensemble du marché. »
De l'avis des vendeurs participants, cette formule leur a été d'un grand profit. « Comme il y avait plusieurs acheteurs et vendeurs autour de la table, il semblait y avoir plus de nouvelles idées et nous avons obtenu de meilleures réponses à nos questions. J'ai trouvé l'exercice utile », de dire Pierre Derouin, directeur du Village québécois d’antan, de Drummondville.
Julie Bouliane s'occupe du service à la clientèle du parc national du Saguenay : « C'est ma première participation à Bienvenue Québec. J’ai assisté, par le passé, à d’autres salons où nous rencontrions nos clients en tête-à-tête. Cette formule permet de rompre la glace plus facilement : il nous prépare aux prochains rendez-vous et chaque participant a un peu de temps pour présenter ses activités, puis de poser des questions pertinentes sur ce que les acheteurs recherchent. »
Catherine Boulay, représentante de ManiganSes, un festival international des arts de la marionnette, à Jonquière, partageait cet avis. Elle avait l’impression que c’était une façon moins intimidante de faire ses débuts dans le monde des bourses touristiques.
Comme l’a fait remarquer Marilyn Désy, de l'APAQ, il est difficile pour les vendeurs de maximiser les occasions que présente cette bourse sans connaître de façon approfondie les besoins des acheteurs. « Ce genre d'activité encourage les vendeurs à écouter, aussi comprennent-ils mieux les réalités commerciales des acheteurs. »

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Photo: Marc Archambault / Le MassifQuand Daniel Gauthier (du fameux Cirque du Soleil) a acheté, en 2002, la station de ski Le Massif à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix, il s'est vite rendu compte qu’il faudrait un projet de développement pour assurer la prospérité à long terme de la station. Il voulait transformer la station en une exploitation touristique quatre-saisons de renommée internationale, tout en préservant le paysage, le sens d’appartenance locale ainsi que le tissu des collectivités environnantes.
Selon Diane Laberge, directrice des communications du Groupe Le Massif, « le concept a changé pour inclure l’aménagement d’un hôtel de 150 chambres à la ferme historique Filbaie de Baie-Saint-Paul, à 20 kilomètres, ainsi qu’une gare pour desservir les clients entre la station de ski et l'hôtel. »
La navette ferroviaire fait partie d'un plus vaste plan de train touristique qui relie la ville de Québec et La Malbaie (pays du Fairmont – Le Manoir Richelieu). « À Baie-Saint-Paul, nous comptons construire une place publique, un marché et un salon d'exposition de 500 places », indique Mme Laberge. Elle ajoute que le projet se conformera aux principes de durabilité qui comprennent les aspects sociaux du développement et qui visent à offrir des perspectives d’emplois permanents et de qualité aux résidents locaux : « Nous espérons apporter un renouveau économique qui convaincra la jeune génération qui a quitté la région pour étudier ou travailler, d’y revenir. Nous collaborons avec des municipalités locales pour créer des programmes permettant à ces personnes d’accéder à la propriété. Il ne s’agit plus qu’un projet touristique, c’est un projet avec une mission véritable et une vision vraiment humaniste. »
Mme Laberge signale que les principaux éléments du projet devraient être fonctionnels d’ici l’été 2009, y compris l’installation d’une télécabine pour transporter les passagers qui débarquent du train jusqu’au pied de la station de ski.
Le projet a retenu l’attention de plusieurs investisseurs qui ont déjà lancé leurs plans de développement, compatibles avec ceux du Groupe Le Massif. Olivier Lerun, le directeur exécutif de Villa Marvic (qui appartient à une société de placement française) explique : « nous disposons d’environ sept millions de pieds carrés et nous visons à établir une coentreprise pour construire des hôtels ou des établissements d’accueil comme des spas. » La première construction de la société est une auberge de luxe de 7 000 pieds carrés dans un terrain de 200 000 pieds carrés. Elle utilise un système de chauffage géothermique avec des fenêtres conçues pour filtrer le soleil, minimisant ainsi le recours au conditionnement de l’air en été.
Mme Laberge dit que le Groupe Le Massif est conscient de la contrainte que son projet représente pour les autres promoteurs, compte tenu de l’importance pour les consommateurs des principes de durabilité. « Nous n’avons pas toutes les réponses. Le développement durable est au cœur de notre modèle de gestion, mais il nous faudra quelques années pour y arriver. Comme plusieurs, nous apprenons comment y parvenir. »
Mme Laberge espère que cette approche positionnera Charlevoix comme un modèle de pratiques avantageuses pour le tourisme international. Cette approche plaît à François Gariépy de Tourisme Charlevoix. « L’importance de ce projet pour la région de Charlevoix et la province réside dans l’engagement de M. Gauthier de respecter le fait que Charlevoix soit une réserve biosphère de l'UNESCO. Il s’est engagé à ne pas changer le paysage de Charlevoix et à ce que toute nouvelle construction ne dépasse pas les cimes des arbres dans le territoire Le Massif. » M. Gariépy constate que le projet inclut l'utilisation du territoire comme parc de recherche scientifique pour des entreprises canadiennes de technologie de pointe dans les domaines de l'énergie durable.
Le tourisme à Charlevoix est en soi une industrie du patrimoine et les nouveaux développements en sont le reflet. Le train touristique qui offrira aux voyageurs un panorama inégalé le long du St-Laurent s'arrêtera dans des villages comme Les Éboulements et Ste-Irénée et ira jusqu’à Pointe-au-Pic, où accostaient les légendaires « palais flottants » au début du siècle dernier.
« Le projet vise à attirer surtout des Européens » confie M. Gariépy. « Nous avons commencé à envoyer des ballons d'essai et j'ai le plaisir d'annoncer que nous obtenons des réponses positives, du Canada également. Les gens sont beaucoup plus réceptifs à l’idée de ce projet qu'on aurait pu penser au départ. »
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Claire Bessette de Jonview s’occupe du segment des voyages en groupe pour le Canada et des produits de groupe et autonomes pour le Canada atlantique. Elle a acquis une connaissance précieuse de ce qui est à la mode et de ce qui ne l’est pas, des facteurs déterminants dans les secteurs des circuits en autocar et en groupe.
« Pour les Européens, le Québec n’est plus tellement à la mode, contrairement à l'Asie et à l'Europe de l'Est. L’ouverture des pays de l'Europe de l'Est est un attrait pour les voyageurs européens, compte tenu d’une multitude de facteurs, dont la proximité et la compétitivité des prix (surtout des tarifs aériens) », dit Mme Bessette. « La Thaïlande, qui a souffert après le tsunami, a tout fait pour attirer de nouveau touristes, y compris offrir des produits irrésistibles et des expériences de grande qualité. »
Mme Bessette signale toutefois que le Québec, en tant que destination, est unique, en raison de la dimension linguistique qui ouvre tant de possibilités pour des organisateurs et des fournisseurs de voyages en autocar. « Je m'occupe des voyages en groupe des Européens francophones, notamment des Français, des Belges et des Luxembourgeois. Les fournisseurs doivent être extrêmement imaginatifs et novateurs. Il faut inculquer aux étrangers le désir de venir ici, et créer le besoin de visiter maintenant le Québec et le Canada », dit-elle.
« Nous ne sommes pas une destination dite ‘à risque’. Rien ne presse de venir ici. Dans dix ans, le Canada sera encore là, comme toujours, poursuit Mme Bessette, alors qu’ailleurs, comme en Chine, les gens pensent qu’il faut y aller avant que ça change. »
Mme Bessette croit que le Canada n’est pas considéré comme un lieu exotique. « Nous devons changer cette perception et devenir exotiques et, à cette fin, nous avons besoin de l'aide de tout le monde. L'industrie du tourisme évolue constamment, nous devons suivre les tendances du marché, sinon nous mourrons. »
« Si nous avons une idée pour inciter les gens à venir ici, nous devons la poursuivre », souligne Mme Bessette. « Il faut mettre à contribution les fournisseurs et les offices de tourisme et élaborer une offre touristique qui permettra au Canada de mieux frapper l’imagination des gens. »
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Le président de Motor Coach Canada, Brian Crow, écrit dans le numéro de novembre du magazine Bus Ride (lectorat essentiellement américain) qu’en dépit des nombreux défis qu’elle doit relever, l’industrie canadienne des autocars poursuivra son essor.
« Au Canada, les exploitants d’autocars doivent affronter [de nombreuses] difficultés : tarifs trop bas, concurrents subventionnés, manque de reconnaissance de l’utilité des autocaristes pour le système de transport, image publique peu reluisante, taxes et permis, niveau d’achalandage, concurrence déloyale de la part d’une minorité d’exploitants non sécuritaires, problèmes d’exploitation (encombrement des rues, prix du combustible, ceintures de sécurité, heures de service, inspections de l’ASVC, incendies et lois anti-ralenti), nouvelles technologies (GPS, enregistreurs et caméras de bord, moteurs et entretien), stationnement et accès à certaines villes et parcs, etc. »
La majorité des compagnies canadiennes d’autocars appartiennent à des familles, précise M. Crow. Beaucoup d’entre elles offraient à l’origine des services de transport scolaire, et la propriété des entreprises a été transmise de génération en génération. Plusieurs des plus anciens autocaristes canadiens ont commencé par exploiter une diligence tirée par quatre chevaux; cinq générations plus tard, la même famille exploite des flottes d’autocars de 400 chevaux-vapeur. Or, la consolidation qui a eu lieu à partir des années 90 a considérablement réduit le nombre d’entreprises familiales. L’industrie passe de la propriété familiale à la propriété collective.
« Il n’y a pas de statistiques, mais Motor Coach Canada estime qu’environ 275 entreprises exploitent quelque 3 000 autocars au Canada. Les recettes du service interurbain régulier se chiffrent à un peu moins de 400 millions de dollars canadiens, et celles des services nolisés et forfaitaires, à un peu plus de 550 millions », écrit M. Crow.
« Au Canada, le service régulier a diminué comme aux États-Unis, depuis 20 ou 30 ans, à cause du transport aérien abordable et de la popularité de l’automobile.
« Greyhound domine le service régulier dans l’Ouest canadien et en Ontario. Coach Canada offre d’importants services réguliers en Ontario, au Québec et dans l’État de New York, parallèlement à ses services nolisés. Au Québec et au Canada atlantique, Orléans Express est le principal transporteur régulier. En périphérie des grandes villes, les transporteurs réguliers ont aussi une importante clientèle de navetteurs. Les commissions de transport ont transformé de nombreux trajets interurbains courts en itinéraires de transport en commun, repoussant les transporteurs privés vers des villes plus éloignées. »
M. Crow raconte qu’en découvrant le Canada, dans les années 90, les touristes japonais ont fait les beaux jours des autocaristes, mais qu’avec la dévaluation du yen à la fin de la décennie, cette activité a plafonné, puis diminué légèrement. Il prédit que les marchés comme la Chine et l’Inde pourraient stimuler le tourisme récepteur, au Canada. « Si c’est le cas, les affaires vont prospérer chez les autocaristes et dans les entreprises de tourisme réceptif. Les marchés du Mexique et du Brésil sont aussi en croissance, mais leurs chiffres sont encore relativement faibles. De nombreux indices donnent à penser que le marché américain des forfaits au Canada stagnera à des niveaux bien inférieurs à ceux de 2000 et 2001. »
M. Crow pense que la croissance est inévitable. « Il faudrait simplement que tous les transporteurs canadiens augmentent leurs tarifs pour améliorer leur rendement et investir dans de nouveaux véhicules et de nouveaux services. »
D’après lui, l’industrie renaîtra, et ce, pour les raisons suivantes : encombrement des routes et des rues, prix du combustible, fragilité de l’environnement, accroissement du nombre de voies réservées aux autobus, évolution démographique, immigration (les immigrants aiment généralement les voyages en autobus), baisse des subventions accordées au transport ferroviaire et public, technologie et présence d’exploitants qui ne se contenteront pas de rendements médiocres.
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TOURISME)
Selon une enquête sur les perspectives des entreprises (Business Travel Outlook 2008 ), dont fait état Hospitality Trends, les entreprises canadiennes augmenteront leurs dépenses de voyage de 4,2 % l'an prochain, tout en adhérant davantage à des programmes d'écologisation et en envisageant l'utilisation de la vidéoconférence.
Cette analyse a été produite conjointement par l'Association of Corporate Travel Executives (ACTE) et le Conference Board du Canada (CBDC). Elle était au coeur d'un exposé qu'Alexander Fritsche, économiste du CBDC, a présenté à Calgary le 20 novembre 2007, à l'occasion de la conférence éducative d'ACTE Canada.
Selon l'enquête, la hausse des dépenses résulte surtout de la progression du nombre de voyages internationaux vers d'autres pays que les États-Unis, de l'augmentation du prix des voyages et de l'accroissement des voyages intérieurs. Les auteurs du rapport prédisent que pour les gestionnaires de voyages, les négociations seront plus ardues en 2008, à cause de la hausse des prix des chambres d'hôtel et, dans une moindre mesure, des tarifs de location de voitures. Les tarifs aériens d'affaires pour les voyages intérieurs et les voyages transfrontaliers vers les États-Unis devraient augmenter de 1,2 % en moyenne par rapport à 2007.
« L'enquête fait aussi ressortir l'influence grandissante de la responsabilité sociale et des enjeux environnementaux sur les politiques des entreprises [...]. Presque toutes les sociétés sondées ont dit qu'elles souscrivaient à la responsabilité sociale. C'est une amélioration remarquable par rapport aux résultats d'une étude semblable menée il y a deux ans », signale Hospitality Trends.
« L'idée d'utiliser la vidéoconférence pour remplacer les déplacements fait aussi son chemin au Canada. Ce concept intéresse en raison de la diminution des coûts, de l'apparition de meilleures technologies et de l'amélioration de la qualité de vie de ceux qui passent moins de temps à voyager. »
L'étude confirme cependant que la majorité des organisations canadiennes jugent toujours que les réunions d'affaires tenues en tête-à-tête sont essentielles.
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TOURISME)
Bev Fearis, de TravelMole, signale que selon PricewaterhouseCoopers LLP, l'équilibre des forces, dans le marché des voyages en ligne, se déplace des agences en ligne vers les fournisseurs.
PricewaterhouseCoopers précise qu'au cours des 12 derniers mois, les agences de voyages en ligne ont perdu leur avantage concurrentiel au profit des fournisseurs, qui utilisent des connexions Internet à haute vitesse. Les transporteurs aériens et les hôtels sont en position de force dans un marché où le prix et la commodité sont encore d'importants facteurs de différenciation, estime le groupe.
Malcolm Preston, partenaire et chef du secteur des voyages, explique : « Les fournisseurs offrent maintenant les réservations les moins chères sur Internet. Les fournisseurs dont le volume d'affaires est suffisant continueront à obtenir de plus en plus de réservations directement sur leur site. Ce sont les petits exploitants qui deviendront les principaux clients des revendeurs. »
M. Preston dit que les programmes de fidélisation des hôteliers et des transporteurs aériens s'avèrent très efficaces et donnent aux fournisseurs en ligne un autre avantage. « Les revendeurs ont du mal à offrir quoi que ce soit d'intéressant qui inciterait leur clientèle à revenir. Ils peuvent toujours offrir des rabais, mais leurs bénéfices en souffrent directement. S'ils veulent offrir un vol gratuit, ils doivent d'abord l'acheter au fournisseur. »
PricewaterhouseCoopers estime que tous les acteurs du secteur des voyages, sur Internet, devront, à l'avenir, diversifier leurs services.
Ces constats sont publiés dans un nouveau rapport intitulé The Distribution Revolution: the growth of supplier-only sites has been at the expense of the online aggregators.
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TOURISME)
Selon une étude dont fait état TravelDailyNews (20 novembre 2007), les lesbiennes et les gais constituent un marché de rêve pour l'industrie du tourisme.
Le rapport précise que 94,1 % des quelque 6 700 répondants américains de la 12e étude annuelle de Community Marketing sur le tourisme LGBT ont séjourné à l'hôtel pour au moins une nuit au cours des 12 mois précédents, et en moyenne 14 nuits durant cette période. Les répondants ont dit qu'ils choisissaient leur hôtel d'abord en fonction du bon accueil réservé aux gais, puis de la proximité d'attractions touristiques, de la proximité d'un quartier gai et de l'accès gratuit à Internet haute vitesse.
Plus des trois quarts (77 %) des répondants ont dit qu'ils choisissent leur hôtel par Internet et y réservent leur chambre, tandis que 29 % réservent leur hébergement par téléphone ou chez un agent, ou encore directement auprès d'un fournisseur. Quatre-vingt-six pour cent des répondants ont pris l'avion au moins une fois (six fois en moyenne) au cours de l'année précédente.
Autres constats importants, les gais et lesbiennes s'intéressent surtout aux activités suivantes : voyages d'aventure (41,8 %), visites de spas (36,1 % ), excursions éducatives (31,6 %), visites culinaires (29,7 %), écovoyages (26,2 %), célébrations de fierté gaie (25 %) et casinos (22,8 %).
Soixante-cinq pour cent des répondants étaient gais et 28 %, lesbiennes; les autres (7 %) se disaient bisexuels, transgenre, allosexuels ou intersexués. Âge moyen des répondants : 46 ans.
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TOURISME)
Un sondage commandé par le magazine Luxury Travel (Europe) révèle que l'héli-ski au Canada est l'aventure que préfère avant tout le voyageur bien nanti. Les expéditions en Islande et le sentier de motoneige du cercle arctique ont aussi été bien cotés, de même que les aventures en régions plus chaudes, comme l'escalade des cascades du fleuve Dunn, en Jamaïque, et les safaris pédestres, en Zambie.
Selon Yasmin Razak, collaborateur à la rédaction, « 86 % de nos lecteurs ont indiqué que la demande de voyages d'aventure a progressé au cours des 12 derniers mois, surtout de la part des familles. [...] Le voyageur bien nanti souhaite ajouter un brin d'aventure à ses vacances en famille, sans toutefois que le service et le confort en souffrent. »
Les voyages de luxe sont adaptés à des tendances et à de nouveaux produits qui influent directement sur ceux qui réservent des forfaits pour une clientèle bien nantie exigeante.
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TOURISME)
Selon un sondage dont David Wilkening fait état dans TravelMole, la majorité des planificateurs de réunions estiment que les petits groupes sont beaucoup plus productifs que les participants de grandes assemblées.
« Pour plus de 55 % des répondants, le plus grand avantage des petites réunions est qu'elles sont plus productives. En deuxième position dans ce sondage, l'idée selon laquelle les petites réunions sont plus faciles à organiser a rallié 22 % des répondants », fait remarquer M. Wilkening.
D'après Laurie Sharp, présidente de Sharp Events, une entreprise californienne, les petites réunions présentent d'autres avantages comme le niveau de créativité, la personnalisation et les rencontres entre participants.
Ce sondage est issu d'une émission Web dans laquelle on affirme que les grandes réunions ne sont pas nécessairement les meilleures.
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TOURISME)
D'après la septième édition de la revue du cybermarché américain des voyages, préparée par PhoCusWright, le marché électronique des voyages d'agrément et des voyages d'affaires indépendants poursuit sa croissance à un rythme très supérieur à celui de l'ensemble du marché. Ce marché électronique dépassera 94 milliards $US en 2007, représentant plus du tiers de l'ensemble du marché des voyages. PhoCusWright estime que les taux de croissance se maintiendront au triple, ou presque, de celui de l'ensemble du marché des voyages, et ce, jusqu'en 2009. Cependant, la croissance a ralenti, surtout dans les agences de voyages en ligne, dont les ventes de forfaits font presque du surplace, dans certains cas.
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TOURISME)
Dans un article publié dans La Tribune, Jean-François Gagnon parle des défis des stations de ski du Québec. M. Gagnon a obtenu un document décrivant une présentation aux membres d'un comité sur l'avenir de la Station Mont-Orford rédigée par Michel Archambeault, titulaire de la chaire de recherche en tourisme de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), au sujet de la réduction du nombre de stations de ski au Québec depuis le début des années 1980.
« On comptait 116 stations de ski en 1981-1982. Dix ans plus tard, ce nombre était passé à 99 », indique M. Gagnon. « Aujourd'hui, il n'en reste que 80. La moitié des installations sont désormais gérées par des coopératives, des municipalités et des organisations sans but lucratif, et cette tendance devrait s'accentuer au cours des prochaines années. »
« Toutefois, le nombre d'utilisateurs n'a pas reculé en dix ans. Par exemple, en 1996 1997, on comptait 5,9 millions de journées de ski, soit environ 500 000 de moins que l'hiver dernier. »
Selon M. Archambeault, des facteurs tels que le vieillissement et les changements climatiques pourraient influencer la fréquentation des centres de ski. Les responsables de stations de ski devront envisager l'achat de nouveaux systèmes d'enneigement artificiels fonctionnant à des températures plus élevées.
« On estime qu'environ 80 millions $ seront requis pour améliorer les systèmes d'enneigement artificiels au Québec. De plus, on aura besoin de 100 millions $ pour améliorer l'infrastructure des remontées mécaniques », souligne M. Gagnon. « Cependant, les revenus actuels des stations de ski rendent ces investissements difficiles à réaliser. »
M. Gagnon signale toutefois que la conscience environnementale des Québécois pourrait favoriser les stations de ski qui mettent l'accent sur la gestion durable. Ces pratiques pourraient attirer une nouvelle clientèle.
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TOURISME)
Martin Cash, du Winnipeg Free Press, écrit : « Le premier indice que vous n'est pas cool, c'est quand vous essayez de convaincre les jeunes que votre produit est cool. Le deuxième indice, c'est lorsque vous essayez de comprendre pourquoi votre produit n'est pas cool. »
Dans son article (12 octobre 2007; Don't say it's cool; ask them), M. Cash fait référence à un discours de Doyle Buehler, fondateur de myTEGO Inc. de Winnipeg, prononcé lors d'une réunion de l'industrie. Il affirme que de nombreuses entreprises doivent mettre au rancart leurs notions de marketing et adopter une approche plus émotionnelle. « Il faut s'immerger dans la culture des jeunes. Demandez leur de décrire votre produit ou service. Écoutez-les ». M. Buehler souligne que les jeunes se moquent de qui vous êtes ou d'où vous provenez; ce qui les intéresse, c'est l'effet qu'aura votre produit sur leur vie.
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Le directeur général du World Youth Student and Exchange (WYSE), David Jones, dit que les jeunes voyageurs annoncent les tendances de demain.
Cité par Joachim Fischer, dans eTurboNews, M. Jones estime que « nous avons la possibilité d'enrichir la valeur de leurs expériences touristiques et de les encourager à adopter, pour leurs voyages, des habitudes responsables et durables. »
Le WYSE a tenu cette année sa conférence mondiale à Istanbul pour échanger des renseignements sur le marché et l'industrie des voyages, planifier l'avenir et favoriser les rapprochements. Grâce à un réseau établi dans 118 pays, les membres de WYSE offrent chaque année des expériences éducatives et de voyage à plus de 10 millions de jeunes et d'étudiants.
Selon eTurboNews, WYSE a caractérisé ce créneau à l'aide d'un sondage effectué auprès d'environ 8 500 jeunes voyageurs. L'étude a révélé que les jeunes voyageurs indépendants d'aujourd'hui font dans leur vie plus de sept voyages et qu'ils dépensent en moyenne 1 915 euros. Les dépenses moyennes ont progressé de 40 % depuis 2002.
L'étude a aussi révélé que 50 % des jeunes voyageurs utilisent Internet pour faire des réservations (ce pourcentage était de 10 % en 2002) et que 80 % s'en servent pour se renseigner sur les voyages.
Pour les jeunes, les voyages sont un mode de vie, révèle l'étude. « Très peu sont dissuadés par le terrorisme, les désastres naturels ou les épidémies. » L'Australie, les États-Unis et la France sont les destinations les plus populaires, tandis que la Thaïlande, la Nouvelle-Zélande et l'Australie sont préférées des routards.
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Voilà dix ans, un autocar transportant 48 passagers dévalait la grande côte des Éboulements, dans la région de Charlevoix, au Québec.
Quarante-quatre personnes ont perdu la vie le jour de l'Action de grâces quand leur véhicule s'est écrasé au fond d'un ravin. Dans un article publié récemment dans le quotidien Le Soleil de Québec, Sylvain Desmeules décrit comment ce hameau pittoresque essaie aujourd'hui de tourner la page.
Ce fut la pire tragédie routière à survenir au Canada. Elle a profondément bouleversé non seulement la population locale, mais aussi l'industrie du tourisme. Avant le 13 octobre 1997, les voyages organisés représentaient 50 % du marché touristique de l'Isle-aux-Coudres, avec plus de 800 autobus par année. Aujourd'hui, écrit M. Desmeules, les meilleures années se traduisent par la visite de moins de 400 autobus.
Il cite le président de la Société des établissements touristiques de l'Isle-aux-Coudres, Pierre Mazière : « L'accident de la grande côte n'a fait qu'accentuer la tendance lourde, à savoir la diminution des voyages nolisés par autobus. »
M. Desmeules a aussi interrogé Éric Fournier, qui dirigeait l'Association touristique de Charlevoix, et qui se souvient bien de la panique qui régnait. « On se remettait à peine des inondations [au Saguenay] en 1996 et voilà que la perception des visiteurs à l'égard de Charlevoix, au niveau des routes, était nourrie d'images négatives ». Il y a eu une vague d'annulations. Les autorités gouvernementales ont pris la décision controversée de modifier la route pour réduire les risques (plus tard, la cause de l'accident a été attribuée à une défectuosité du système de freinage de l'autobus). M. Mazière estime que si la côte n'avait pas été refaite, de nombreuses entreprises auraient fermé leurs portes.
Pour l'industrie des autocars, raconte M. Desmeules dans son article, ce fut un signal d'alarme. D'expliquer Romain Girard, de l'Association des propriétaires d'autobus du Québec : « Nous avons alors pris conscience comme notre image de sécurité était précieuse. [Nous avons entrepris] une profonde réforme, autant sur la sécurité que sur la nouvelle clientèle. »
M. Desmeules note que l'industrie a repris le chemin perdu. Le tourisme de groupe représente, estime-t-on, 1,3 milliard $ au Québec, dont le tiers sont des Québécois qui voyagent au Québec.
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Le nombre d'étudiants du postsecondaire qui suivent des études en dehors de leur pays d'origine est passé, dans le monde entier, de 0,61 million en 1975 à 2,73 millions en 2005, dans la foulée de la mondialisation croissante des économies et des sociétés, selon un rapport émis par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et cité dans Travel Impact Newswire, le 27 septembre 2007.
Le rapport précise que la libre circulation des capitaux, des biens et des services - ainsi que la libéralisation du marché du travail - ont fait croître la demande de nouveaux types d'enseignement dans les pays de l'OCDE. L'enseignement supérieur permet aux étudiants d'élargir leurs horizons et de mieux comprendre la multiplicité des langues, des cultures et des pratiques commerciales dans le monde. Plusieurs pays membres de l'OCDE - surtout en Union européenne - ont organisé la mobilité des étudiants de manière à favoriser les contacts interculturels et l'émergence des réseaux d'entraide de demain.
Selon le rapport, d'autres facteurs déterminants comme la baisse des frais de transport, les nouvelles technologies, la rapidité et la diminution des coûts des communications ont intensifié l'interdépendance des économies et des sociétés, surtout durant les années 90. Cette tendance a été particulièrement forte en haute technologie et sur le marché du travail.
En 2005, les États-Unis ont accueilli 22 % de tous les étudiants étrangers de la planète, suivis du Royaume-Uni (12 %), de l'Allemagne (10 %) et de la France (9 %). Ensemble, ces quatre destinations accueillent 52 % de tous les étudiants du postsecondaire qui étudient à l'étranger.
De nombreux étudiants étrangers séjournaient également en Australie (6 %), au Japon (5 %), au Canada (3 %), en Nouvelle-Zélande (3 %) et en Russie (3 %).
Les Asiatiques formaient le plus fort contingent d'étudiants étrangers, suivis des Européens (24,9 %). Les Africains représentaient 11,0 % de l'ensemble des étudiants étrangers, tandis que les Nord-Américains n'en représentaient que 3,7 %; les étudiants d'Amérique du Sud représentaient 5,7 % du total.
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TOURISME)
La Commission canadienne du tourisme (CCT) se présentera sous un nouveau jour au World Travel Market (WTM) 2007, grâce à un stand renouvelé représentant la nouvelle image de marque de la CCT. L'Office du tourisme de Québec et Tourisme Québec seront sur place pour souligner le 400e anniversaire de la ville.
Maggie Davison, directrice générale de la CCT au Royaume-Uni, déclare que « nous avons hâte de participer au WTM, car le stand du Canada occupe un emplacement plus visible. Nos 27 participants ont tant de choses à raconter sur l'originalité, la diversité et l'authenticité de nos expériences. »
L'an dernier, plus de 18 millions d'étrangers, y compris 866 000 Britanniques, ont visité le Canada. Durant la première moitié de 2007, le nombre de voyages entre l'Angleterre et le Canada a augmenté de 4,5 % par rapport à la même période l'an dernier.
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Jean-René Halde, président de la Banque de développement du Canada, dit que les petites entreprises éprouvent généralement les mêmes difficultés que les grandes, que ce soit la force du dollar ou les pénuries de main-d'oeuvre, mais qu'en général, il semble qu'elles ont réussi, jusqu'à présent, à surmonter ces difficultés. Le 16 octobre dernier, dans un article du CanWestNews Service, Éric Beauchesne citait les propos de M. Halde, d'après qui ce secteur est novateur et agile - heureusement, car il regroupe la grande majorité des entreprises du Canada.
« Nous sommes foncièrement un pays de petites et moyennes entreprises », déclare-t-il dans l'article de CanWest, signalant que 97,7 % du million d'entreprises canadiennes d'au moins un employé sont des petites entités de moins de 100 employés, tandis que 2 % sont des entreprises de taille moyenne ayant entre 100 et 500 employés. M. Halde estime qu'elles continueront à surmonter leurs difficultés tant qu'elles ne se laisseront pas surprendre par l'imprévu.
M. Halde pense que les pires difficultés qui hantent les PME sont les mieux connues. Il s'agit des pénuries de main-d'oeuvre (qui frappent particulièrement l'Ouest canadien) et de la force du dollar, qui touche surtout les petits manufacturiers exportant aux États-Unis. « Si vous êtes un exportateur, même de petite taille, il est clair que la hausse du dollar vous pose un problème, dit-il. Difficile de s'adapter quand la hausse de la valeur du dollar augmente aussi rapidement. »
Le tourisme est considéré comme une industrie exportatrice, même si ce secteur n'est pas mentionné directement dans l'article de CanWestNews, publié dans le
Vancouver Sun.
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L'année 2007 est une année d'expansion pour les centres de congrès. Le Casino de Windsor, en Ontario, qui s'appellera bientôt Ceasars Windsor, fait actuellement l'objet de travaux d'agrandissement et de rénovation de 373 millions $ qui lui ajouteront 100 000 pieds carrés d'espace de réunion. Plus au Nord, le Centre des congrès de Toronto gagnera 500 000 pieds carrés, tandis que le Palais des congrès du Toronto métropolitain s'adjoint un centre de conférences doté de 58 000 pieds carrés d'espace de réception.
Dans l'Ouest, la capacité du Centre des congrès de Vancouver devrait tripler. Sur le site Web du centre, on peut lire que « l'expansion permettra chaque année de faire passer de 150 000 à 370 000 le nombre de jours-délégués pendant les cinq premières années après l'ouverture. Le délégué moyen dépensera 350 $ par jour [...], tandis qu'environ le tiers des délégués visiteront d'autres coins de la province. »
Même si la devise canadienne est forte? « La parité change certainement notre perception de la valeur, mais comparativement à d'autres destinations comme l'Europe, nous sommes encore extrêmement compétitifs. En outre, la forte demande et les prix élevés qui caractérisent les destinations américaines font de nous une solution de rechange alléchante », a déclaré Dan Melesurgo, directeur exécutif, Ventes - réunions et voyages de motivation, à la Commission canadienne du tourisme.
M. Melesurgo a ajouté que la conjoncture économique donne au Canada l'occasion de « changer sa façon de vendre. Auparavant, nous insistions trop sur la valeur monétaire, par opposition à la valeur réelle de la destination. »
« Lorsque des groupes se rencontrent au Canada, la participation atteint généralement des niveaux records, ce qui témoigne de l'attrait global de nos destinations. Au Canada, la modernité de nos installations, la qualité du service, la diversité de nos destinations et l'originalité de nos expériences plaisent au marché américain. »
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TOURISME)
On apprend de Radio-Canada que la force du dollar canadien exerce des effets négatifs sur l'industrie touristique du Nouveau-Brunswick, où le nombre de touristes américains a diminué de 2,6 % depuis le début de 2007.
Pour compenser, l'industrie souhaite attirer davantage de touristes de l'Ontario et du Québec : « Pour augmenter ce marché, nous devons approfondir notre connaissance de ce qui plaît aux Québécois en dehors de la plage », a déclaré à Radio-Canada Ronald Durelle, sous-ministre du Tourisme au gouvernement du Nouveau-Brunswick.
Il y a 10 ans, le Village historique acadien attirait 125 000 visiteurs, mais cette année, seulement 65 000 personnes ont visité les lieux. L'année 2008 pourrait être difficile pour le tourisme de la province, notamment en raison des fêtes du 400e anniversaire de Québec. Toutefois, on fait remarquer, à Radio-Canada, que le Nouveau-Brunswick sera à son tour en vedette lors du 4e Congrès mondial acadien, qui se déroulera dans la Péninsule acadienne en 2009.
Après-midi d'automne sur le Mont St-Hilaire au QuébecPhoto: Claude-Jean Harel(article publié initialement dans
TOURISME)
D'après David Wilkening, de Travelmole, un nouveau sondage révèle que les dépenses moyennes des jeunes qui voyagent à l'étranger atteignent maintenant 2 600 $, soit 39 % de plus qu'en 2002. C'est une croissance de 8 %, supérieure à l'inflation et légèrement supérieure à la hausse des dépenses de voyage de la population en général, précise la World Youth Student & Educational Travel Confederation (WYSE).
« La valeur du marché mondial des voyages jeunesse atteindra 154 milliards $US cette année », précise le groupe. On apprend également que les jeunes voyageurs adoptent rapidement de nouvelles technologies liées aux voyages, plus de 80 % d'entre eux utilisant maintenant Internet pour se renseigner.
Plus de 80 % des répondants ont indiqué que la capacité de comparer les prix et la disponibilité de renseignements sur les destinations étaient les caractéristiques les plus utiles des sites Web. Moins de 60 % ont dit que la possibilité de réserver tout leur voyage sur un seul site ou de sauvegarder leur requête étaient des fonctions utiles.
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TOURISME)
ITworldcanada.com fait état d'un récent rapport de la société de recherche In-Stat, selon lequel l'utilisation du Wi-Fi est en hausse à cause de la prolifération des points d'accès. Or, selon l'article de Tim Wilson, certains points d'accès sont beaucoup plus populaires que d'autres.
« Les gens utilisent le Wi-Fi à l'hôtel, à l'aéroport et dans les cafés », précise Daryl Schoolar, analyste principal chez In-Stat et auteur du rapport. « Très peu de gens utilisent le Wi-Fi à l'extérieur ». M. Schoolar dit que c'est une des raisons pour lesquelles les réseaux Wi-Fi municipaux ne sont pas très utilisés.
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TOURISME)
Radio-Canada signale que d'ici 2010, la ville de Gaspé espère accueillir des navires de croisière transportant entre 1 500 et 3 000 passagers. Les bateaux qui y accostent présentement transportent rarement plus de 500 passagers.
La région de Gaspé présente un certain nombre d'avantages aux yeux des amateurs de croisières, selon le directeur général de l'Office du tourisme et des congrès de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix : « Les parcs nationaux sont un élément majeur de l'offre touristique, tout comme la présence du port de Gaspé, ouvert à l'année et accessible aux navires de croisière de longueur importante. »
Radio-Canada mentionne que la qualité des infrastructures portuaires pourrait d'ailleurs être déterminante dans les décisions de Tourisme Québec, qui choisira bientôt des villes escales dans la province. L'objectif, précise Julie Bouffard, directrice de la Chambre de commerce de Gaspé, « c'est d'avoir un circuit, des villes, des ports qui seront équipés pour recevoir les bateaux de croisière ».
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TOURISME)
Pas moins de 2 000 chambres s'ajouteront au parc hôtelier de Montréal au cours des deux prochaines années, et selon un article diffusé par eTurboNews, deux chaînes internationales, Ritz-Carlton et les hôtels Starwood, investissent chacun 100 millions $ dans leur établissement, tandis que le Crystal de la Montagne, situé au coeur du centre-ville de Montréal, fera l'objet d'un investissement de 80 millions $. Le plus gros budget, précise-t-on dans l'article, est celui du projet de réaménagement de l'ancienne gare-hôtel Viger, qui atteint 400 millions $.
On note dans l'article qu'un tout nouveau concept d'hôtels tendance, offrant un hébergement abordable mais sans concessions sur le plan du design et du confort, a été lancé à Montréal par les hôtels ALT; en plus du marché de l'agrément, les hôtels ALT viseront aussi ceux des entreprises, des réunions et des congrès. Pour servir cette clientèle, l'hôtel consacrera plus de 5 000 pieds carrés d'espace aux réunions d'affaires; une salle de conférences sera même aménagée au dernier étage de l'immeuble, avec vues spectaculaires de Montréal.
À Toronto, le luxe est en plein essor et près de 1 000 chambres haut de gamme s'ajoutent au marché. En août 2007, on a assisté à l'ouverture du premier établissement cinq-étoiles de la ville Reine, l'hôtel Hazelton. Selon eTurboNews, Toronto aura, d'ici 2010, quatre nouveaux hôtels cinq-étoiles signés Trump, Ritz-Carlton, Quatre Saisons et Shangri-La. En outre, beaucoup d'hôtels existants grimpent d'un cran sur l'échelle du luxe en procédant à d'importantes rénovations.
Au Canada, on note aussi l'ouverture d'hôtels-boutique de luxe, comme l'hôtel Buddha Bar, de Montréal, qui offrira 106 chambres et qui sera situé dans l'édifice de l'ancienne Banque provinciale. À Vancouver, dans le secteur Melville, les hôtels-boutiques haut de gamme poussent comme des champignons; on y remarque entre autres le Ritz-Carlton, de 127 chambres, le Loden Vancouver, de 77 chambres, et le Shangri-La; le Coast Coal Harbour sera un hôtel quatre-étoiles pour voyageurs d'affaires et d'agrément.

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TOURISME)
« Les statistiques officielles diront comment la saison s’est terminée », commente Robin Garrett, PDG du Partenariat ontarien de marketing touristique (POMT). « Mais je peux vous dire qu’après avoir passé une bonne partie de l’été à dialoguer avec des exploitants de toute la province, nous sommes enchantés de constater que le marché intérieur a été très solide. »
Mme Garrett aimerait croire que la campagne de marketing intérieur, sur laquelle l’Ontario a misé intensivement, a porté fruit. « Dans certaines zones de la province, il semble que les visiteurs intérieurs ont compensé toutes les pertes observées sur le marché américain. Le nombre de visites était même supérieur aux résultats des années précédentes, à cause de la vigueur du marché intérieur », a-t-elle dit.
Mme Garrett pense qu’en raison des campagnes de marketing très vigoureuses qui ont été menées, l’Ontario est resté dans l’esprit des consommateurs. « J’ai récemment vu une étude du Conference Board du Canada qui révélait que les Ontariens se sentaient beaucoup plus conscients des attraits de leur propre province que leurs concitoyens du reste du Canada », fait-elle remarquer. « C’était encourageant à entendre. Cela signifie que nous avons atteint notre objectif. »
Mme Garrett élabore : « Le marché américain, surtout celui des voyages d’une nuitée ou plus, continue à nous donner du fil à retordre, mais la croissance a été solide, dans l’ensemble, dans les marchés intérieurs et outre-mer. Certains éléments des marchés d’outre-mer sont plus dynamiques que d’autres; cela dépend des produits offerts et du genre de consommateur qui est courtisé.
« Bien sûr, nous souhaitons accroître le tourisme, peu importe le genre. Mais les possibilités et les rendements les plus importants se situent chez les groupes qui séjournent plus longtemps ici et dépensent plus. Ce serait certainement une meilleure cible pour nous. »
Selon Mme Garrett, le POMT a pris des mesures concrètes en ce sens. « Nous sommes ravis du nouveau plan de marketing qui sera lancé à notre sommet des 3 et 4 octobre, à Ottawa. Au lieu d’envisager le marketing d’un point de vue purement géographique, nous avons utilisé des études de segmentation et d’autres sources de renseignements disponibles par l’intermédiaire de la CCT, ainsi que certains de nos propres travaux. Nous les avons analysés pour connaître quelles sortes d’expériences intéressent certains segments du marché. Tous les programmes de marketing que nous mettons de l’avant pour les États-Unis et le Canada seront axés sur cette méthode de segmentation.
« On croit effectivement », précise Mme Garrett, « que la façon dont les gens se renseignent et prennent leurs décisions a changé [comme l’ont déjà démontré de nombreux spécialistes], surtout sous l’effet de l’univers interactif. On n’est plus confiné à la géographie, et on peut donc se lancer à la conquête de réseaux de personnes qui s’intéressent à des expériences similaires, peu importe où elles habitent. Nous lancerons divers programmes de marketing qui privilégieront très fortement la voie interactive. »
Robin Garrett explique qu’à l’avenir, on peut s’attendre que ce genre de démarche sera utilisé plus souvent pour les marchés d’outre-mer. « Ce n’est pas une priorité immédiate pour nous, parce que nous travaillons surtout dans le marché rapproché, mais lorsque nous travaillerons avec les consommateurs [avec la CCT], c’est le genre d’approche que nous aimerions continuer à utiliser. »
Bill Allen, Président du conseil d'administration de la Tourism Industry Association of Ontario (TIAO)Certains seront surpris d’apprendre que le secteur du tourisme, en Ontario, qui pèse 21 milliards $, n’avait pas, jusqu’ici, d’organisme de défense provincial. À compter de cette année, la Tourism Industry Association of Ontario (TIAO) remplit ce rôle, et son conseil d’administration a nommé à sa présidence Bill Allen, qui oeuvre depuis 33 ans dans la fonction publique et qui a déjà été sous-ministre du Tourisme. TOURISME lui a demandé pourquoi il a senti le besoin de relever ce nouveau défi :
« L’industrie me passionne beaucoup », répond M. Allen. « Nous avons une province et un pays merveilleux, et nous devrions les faire valoir partout dans le monde. Le tourisme est une industrie tellement positive. Quand j’étais au gouvernement, j’étais toujours désappointé de constater qu’il n’y avait pas de voix unique et forte pour représenter l’industrie du tourisme. Je pensais qu’à cause de cela, le tourisme se faisait damer le pion par d’autres industries comme celles de l’automobile, de l’agriculture ou de l’exploitation minière, qui étaient beaucoup mieux organisées et qui s’exprimaient d’une seule voix unifiée. Voilà pourquoi je fais cela. Je veux qu’une voix forte s’élève pour représenter le tourisme, afin que notre rayonnement soit le même que celui de certaines autres industries. »
M. Allen explique que la création de la TIAO résulte de profondes réflexions existentielles qui ont eu lieu parmi les exploitants touristiques de l’Ontario. « Il y avait une association appelée Tourism Federation of Ontario », fait-il remarquer. « Ses membres ne disposaient d’aucun personnel et comptaient sur le bénévolat pour rehausser le prestige de l’association. Il y a trois ans, ils ont analysé l’industrie et ont conclu qu’ils devraient avoir une association bien pourvue en ressources et dotée d’un personnel rémunéré qui serait en mesure de défendre les intérêts de l’industrie du tourisme. La formation de la TIAO découle de cette étude. Ainsi, un groupe de chefs de file du tourisme s’est réuni, a formé un conseil provisoire, et l’Association a vu le jour en mars de cette année. »
M. Allen estime que la TIAO donnera un poids considérable à l’industrie. « Sans voix unifiée, il est difficile pour les représentants de l’industrie de se faire prendre au sérieux par les autorités gouvernementales, qui peuvent être déroutées par les messages contradictoires diffusés par l’industrie. La TIAO a pour objectif de faire entendre cette voix unifiée, de se prononcer sur les grandes questions dont le gouvernement doit s’occuper, soit pour résoudre des problèmes ou pour aider l’industrie à prospérer. »
Une de ces questions fondamentales, selon M. Allen, concerne la compétitivité de l’industrie du tourisme par rapport à celle d’autres régions, particulièrement à l’extérieur du Canada. « À cause de la force du dollar, notre industrie ne possède plus l’avantage concurrentiel dont il jouissait auparavant. »
Cette situation est aggravée par de nombreux autres problèmes moins importants, poursuit-il : « Si l’on examine comment le voyageur prend la décision de visiter une destination quelconque, on constate qu’il y a trois facteurs qui entrent en jeu. D’abord, le produit : dans quelle mesure la destination me passionne-t-elle? Quelles en sont les attractions? Que peut-on y voir et faire? En deuxième lieu vient le marketing : dire aux gens ce que nous avons. Il y a certainement des domaines où l'on peut améliorer nos activités de marketing, par rapport à celles d’autres destinations. Troisièmement, dans quelle mesure est-il facile de venir ici? Quand je dis ‘facile’, je parle de capacité aérienne et du coût du voyage. Si le voyage vers l’Ontario ou le Canada coûte deux fois plus cher que le voyage vers l’Europe, c’est un facteur négatif. »
Sur ce dernier point, Bill Allen soulève une question que se posent les voyageurs qui se déplacent en automobile, notamment pour traverser la frontière : « Y aura-t-il une file d’attente? La rigueur des mesures de sécurité est une plainte que nous rencontrons souvent dans nos recherches, surtout chez les voyageurs américains. »
M. Allen aimerait notamment que le gouvernement se donne pour rôle de prospecter ces nouveaux marchés : « Par le passé, l’Ontario a concentré ses efforts sur les États frontaliers. Ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre l’auto et de traverser. Mais ces marchés sont de plus en plus difficiles à courtiser. Il faut explorer un peu plus loin. Or, pour développer de nouveaux marchés, il faut du temps et de l’argent, alors que les destinations veulent des solutions rapides et immédiates. Le gouvernement doit avoir pour rôle de promouvoir la province sur ces nouveaux marchés. Ensuite, les destinations pourront se présenter et ‘conclure les ventes’. C’est ce genre de sensibilisation que notre association juge cruciale; cette activité nécessite l’appui financier du gouvernement. »
En ce qui concerne la collaboration de la TIAO avec le Partenariat ontarien de marketing touristique (l’actuel organisme de marketing provincial), M. Allen estime que tout ira comme sur des roulettes : « Nos relations sont déjà bonnes. Nous les avons rencontrés plusieurs fois et avons discuté du rôle du Partenariat ontarien de marketing touristique [POMT] par rapport à celui de notre association. De toute évidence, notre association ne fera pas de marketing, mais nous représenterons un certain nombre d’associations qui en font, comme Resorts of Ontario, l’Ontario Private Campground Association, Tourisme Toronto, Tourisme Ottawa et Tourisme Niagara. Dans nos rencontres avec le gouvernement, nous préconiserons, en matière de marketing, la collaboration avec le POMT et nos membres. »
Pour Bill Allen, le partenariat entre la TIAO et le POMT, qui tiendra son troisième sommet du tourisme au début d’octobre, est un bel exemple de collaboration. « Nous avons conclu un partenariat avec eux, cette année, parce que notre association est nouvelle. On envoie ainsi au gouvernement et à l’industrie un signal très positif, selon lequel nous sommes disposés à collaborer avec le POMT à l’amélioration de l’industrie. »
Selon M. Allen, l’amélioration de l’industrie consiste notamment à susciter de nouveaux investissements. C’est une activité à laquelle le ministère ontarien du Tourisme se consacre également et qui aide à maximiser les revenus de l’industrie. « Ce concept nous ramène au facteur produit. Si nous n’investissons pas dans de nouveaux produits qui attireront les gens, ils iront ailleurs. Nous disons au gouvernement qu’il ne faut pas se limiter au marketing et qu’il faut mettre tout autant l’accent sur l’amélioration des produits, sur les motifs qui inciteront les gens à nous visiter. Il est primordial d’investir, et je pense que le gouvernement peut jouer deux rôles à cet égard : premièrement, il devrait investir dans ses propres installations (la Place de l’Ontario, les parcs du Saint-Laurent, les parcs du Niagara, Fort William, par exemple). On constate avec satisfaction que le gouvernement a récemment injecté plus d’argent dans ces destinations touristiques. Deuxièmement, nous pensons que le gouvernement devrait participer à l’élaboration d’une approche publique-privée pour le renouvellement et la revitalisation du produit touristique. »
La passion que Bill Allen éprouve pour l’industrie, la clarté de sa vision et ses nombreuses années d’expérience augurent bien pour l’avenir de la nouvelle association de l’industrie touristique de l’Ontario.
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TOURISME)
Gilles Parent, responsable de la publicité et des partenariats de promotion à Tourisme Québec, est ravi des résultats obtenus par Tourisme Montréal. « Ces résultats révèlent une tendance très intéressante », indique M. Parent. « En comparant les résultats de Montréal pour juillet 2006 et 2007, on observe immédiatement une augmentation de 19 000 nuitées. Ainsi, malgré les prévisions, on a connu une hausse considérable de 4,3 % par rapport à l’an dernier. »
Selon M. Parent, les principaux événements tenus à Montréal ont joué un rôle important. « Il y a eu le Grand Prix du Canada, le Festival International de Jazz de Montréal et le Festival Juste pour rire, ainsi que la première course NASCAR au Canada, qui a remporté un vif succès. On a compté davantage de visiteurs européens et mexicains (grâce aux deux vols quotidiens assurés par Mexicana et Air Canada). Nous avons investi dans le marché mexicain il y a deux ans et nous profitons actuellement des résultats. »
Comme les autres provinces et territoires, le Québec attire moins de touristes américains. Dans ce marché, l’équipe de M. Parent vise les ménages dont les revenus sont supérieurs à 120 000 $. « Nous espérons que l’évaluation de notre campagne confirmera que la réduction observée aux États-Unis sera contrebalancée par l’accent mis sur la clientèle aisée. »
M. Parent souligne que son équipe a travaillé fort en Ontario, notamment dans les milieux ethniques comme les communautés hispanophones. « Nous nous sommes adressés aux consommateurs de Toronto en espagnol, en portugais, en grec et en italien. C’est une première. »
Selon M. Parent, l’appel de propositions de son ministère pour inviter les intervenants à présenter des projets a joué un rôle important. « Nous nous sommes engagés à conclure des partenariats à égalité de parts. On nous a présenté 26 différentes propositions ayant une valeur totale de 4 millions de dollars et visant uniquement des marchés à l’extérieur du Québec. Nous avons collaboré avec les Laurentides et avec des organisations telles que Kéroul, un groupe sans but lucratif qui fait la promotion du tourisme accessible aux gens en fauteuil roulant. »
Plus tôt pendant la saison, des attractions comme le Parc Safari attiraient plus de visiteurs de l’Ontario et du Nord des États-Unis. « Grâce au marketing sur Internet et à la technologie de diffusion en flux, plus d’un million de visiteurs ont fréquenté notre site Web. De plus, nous avons présenté des publicités dans les célèbres guides de l’AAA. Cependant, nous avons opté pour les guides sur les États américains voisins (New York et la Nouvelle-Angleterre), et sur l’Ontario plutôt que sur le Québec. On trouvera ainsi dans ces guides un feuillet de dix pages invitant les lecteurs à visiter le Québec. »
Gilles Parent espère que l’initiative portera fruit, puisque la publicité paraîtra dans trois millions d’exemplaires!
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TOURISME)
Depuis longtemps, l’Île-du-Prince-Édouard constitue l’une des destinations favorites des Québécois pour les vacances familiales. Cependant, on a récemment observé une réduction du nombre de visiteurs du Québec. Le directeur exécutif de l’Association de l’industrie touristique de l’Île-du-Prince-Édouard, Don Cudmore, demeure quelque peu perplexe devant cette situation.
« Le marché québécois semble irrégulier. D’une année à l’autre, le nombre de visiteurs du Québec n’est jamais constant. Nous continuons de travailler en vue de corriger cette situation. » Heureusement, selon M. Cudmore, l’Ontario (le principal marché de l’Île-du-Prince-Édouard) demeure relativement stable, même si sa croissance n’est pas considérable.
M. Cudmore souligne que plusieurs provinces avoisinantes ont récemment mené des campagnes efficaces pour inciter les gens à passer leurs vacances dans leur région. « Terre-Neuve-et-Labrador a mené une campagne efficace de promotion du tourisme local, ce qui a eu un impact sur le nombre de personnes voyageant à l’extérieur de cette province, qui constitue l’un de nos marchés à l’échelle nationale. Le Québec et l’Ontario ont également mené d’importantes campagnes semblables. Cette situation entraîne des répercussions sur le nombre de visiteurs et sur les habitudes de ces derniers. »
Selon M. Cudmore, le gouvernement provincial et l’industrie déploient des efforts constants pour contrebalancer cette tendance. « Nous tentons de faire preuve de créativité dans ces marchés, pour continuer d’inciter les gens à nous visiter. Nous nous efforçons d’améliorer les produits qui attirent les visiteurs. »
« Même si nous avons observé, au cours des dernières années, des réductions du nombre de visiteurs et des revenus du tourisme au Canada, l’industrie touristique est toujours très dynamique. Elle représente toujours 7 % du PIB de l’Île-du-Prince-Édouard, ce qui constitue une partie très importante de notre économie – beaucoup plus que pour les autres provinces. L’impact de l’industrie touristique est très important pour le développement économique dans l’Île-du-Prince-Édouard. »
M. Cudmore souligne également que la popularité croissante des forfaits tout-inclus parmi les Canadiens qui voyagent à l’étranger, de plus en plus fréquemment, n’est pas sans conséquence. « Cette tendance entraîne une réduction des dépenses de ces voyageurs au Canada. De plus, en ce moment, on observe une augmentation du nombre de voyages aux États-Unis. Tous ces facteurs ont une influence sur les voyages intérieurs. Toutefois, même si les répercussions se font sentir, nous n’avons constaté aucun déclin important. »
« Nous savons qu’il s’agit d’un segment croissant. Nous disposons d’un excellent produit. Nous sommes en train de répertorier nos produits pour en faciliter la compréhension aux consommateurs », indique M. Cudmore. Les intervenants du tourisme examinent également les débouchés dans le domaine du plein air associés au Sentier de la Confédération dans l’Île-du-Prince-Édouard. « Nous exécutons plusieurs travaux d’infrastructure et nous en parlons le plus possible. De plus, nous répertorions actuellement nos plages, pour permettre aux visiteurs de trouver celle qui convient le mieux à leurs besoins. Il peut s’agir d’une plage offrant tous les services et un grand stationnement, ou d’une plage isolée propice à la baignade ou aux promenades. »
L’essentiel est d’aider les visiteurs à mieux comprendre la nature, la culture et le patrimoine de l’Île-du-Prince-Édouard. Il faut également aider le plus grand nombre possible d’entreprises à intégrer le marché du tourisme, en offrant par exemple des programmes de mentorat. « Nous permettrons ainsi à ces entreprises de comprendre l’ensemble de l’industrie touristique, de définir leurs objectifs et de les atteindre efficacement, tout en offrant une meilleure expérience aux visiteurs », conclut M. Cudmore. « C’est un engagement très important pour l’Île-du-Prince-Édouard. »
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TOURISME)
Le Québec maritime a été fondé en 1997 par cinq associations touristiques désireuses de promouvoir leur région dans des marchés hors Québec. Christian Ouellet, agent de recherche de l’organisation, a constaté une transformation importante depuis 2002 quant à la façon dont les consommateurs s’informent sur les produits touristiques : « Les consommateurs font de moins en moins appel aux agents de voyage pour obtenir des produits touristiques; ils sont maintenant plus autonomes lorsque vient le moment de planifier un voyage, une situation en grande partie attribuable à l’Internet. »
M. Ouellet fait référence à une étude de 2005 menée auprès des visiteurs dans la région qui révèle que les deux tiers des répondants avaient eu recours à l’Internet pour organiser leur voyage. « L’Internet devient un outil de planification, mais également de marketing, très important, souligne-t-il, ce qui oblige le Québec maritime à modifier ses pratiques. De plus en plus, nous employons l’Internet pour attirer nos clients. Cette année, nous avons collaboré avec Tourisme Québec et la Société des établissements de plein air du Québec pour présenter de courtes vidéos sur les sites dédiés à la météo et au plein air illustrant l’expérience du Québec maritime. Nous voulions ainsi attirer l’attention des internautes et les diriger vers nos sites où nos produits touristiques sont décrits de façon plus détaillée. »
Les internautes, qu’ils soient « contemplatifs » ou « amateurs de plein air », sont dirigés vers des sites différents. « Cette approche, explique M. Ouellet, favorise une segmentation du marché qui nous permet de mieux connaître notre clientèle. Elle s’harmonise également avec notre sondage à la sortie qui vise 1 500 touristes provenant de l’extérieur du Québec (Canada anglais, États-Unis et Europe). »
« Grâce à cette information, nous pouvons brosser un tableau de nos visiteurs. Cela nous permet non seulement de déterminer le lieu d’origine de ces touristes, mais également la région, la ville, le quartier et la rue où ils demeurent. Avec l’aide des statistiques dont nous disposons (comme celles de Statistique Canada), nous établissons le profil des gens qui résident à cet endroit, leur revenu familial, le nombre d’enfants qu’ils ont, s’ils font partie de la population active ou s’ils sont à la retraite. En ayant une meilleure connaissance de nos visiteurs, il devient alors plus facile de communiquer avec eux. »
Selon M. Ouellet, le rendement de sa stratégie de marketing s’est amélioré. Son équipe a également noté de précieuses observations sur la clientèle visée, notamment un intérêt accru pour l’environnement. « Il faut offrir des expériences touristiques de qualité qui respectent le client ainsi que l’environnement. »
L’authenticité représente également une nouvelle tendance. « Aux paysages magnifiques, vient maintenant s’ajouter un intérêt accru pour la nature, l’hospitalité et la culture, et plus précisément ce qu’on appelle la ‘culture gratuite’ (par opposition aux musées et ateliers d’artisans). » Nos souvenirs de voyage reposent souvent sur des échanges avec des gens qui se trouvaient, avec nous, dans des lieux inconnus. C’est là que réside l’esprit du voyage, un élément que nous avons parfois tendance à négliger.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Parfois, il suffit tout simplement d’aider à établir une connexion entre un investisseur et une occasion d’investissement. C’est dans cette optique que le gouvernement de l’Ontario a lancé sur le Web (à www.2ontario.com/tourism) une initiative d’investissement qui, selon James Lynn, (consultant principal au Bureau de l'investissement et du développement du ministère ontarien du Tourisme) est la plus complète du genre : « Nous n’avons jamais trouvé d’autre site d’investissement touristique aussi complet que celui-ci. »
M. Lynn a donné à TOURISME une visite guidée du site Web et du bulletin d’information qui l’accompagne. Premier arrêt : la section sur les possibilités d’investissement touristiques régionales. « L’investisseur peut s’enquérir des possibilités d’investissement, soit par secteur ou par région. Par exemple, s’il veut construire un centre de villégiature en Ontario, les propriétés à vendre et les municipalités sont là. »
Des analyses de rentabilisation sont préparées et mises à la disposition des internautes par des responsables du développement économique de ces collectivités, poursuit-il. « Je passe beaucoup de temps à leur parler de cet outil d’information gratuit. Nous avons eu beaucoup de succès dans la municipalité d’Iroquois Falls, qui a affiché une annonce en ligne pour trouver un investisseur intéressé à y construire un hôtel; en 2006, un investisseur a communiqué avec eux et, à ma connaissance, les négociations se poursuivent sur l’aménagement de l’établissement. Voilà un bel exemple de la façon dont le gouvernement est intervenu pour aider les municipalités, en créant ce canal de communication avec le milieu des investisseurs. »
Selon M. Lynn, la création d’un tel outil se justifie assez facilement. « Pour l’investisseur d’Atlanta, en Géorgie, qui reçoit des centaines de propositions de la part de collectivités qui l’invitent à venir construire chez elles, il est difficile de départager [les possibilités]. Avec ce seul site Web et le sélectionneur de site, l’investisseur peut s’asseoir et dire ‘voyons voir ce que l’Ontario recherche aujourd’hui.’ »
Ce site résulte d’un processus de développement touristique communautaire au cours duquel les responsables passent du temps avec les collectivités, notamment pour effectuer des analyses F.F.P.M. ou pour remplir le cadre d’évaluation des destinations touristiques (cet outil permet de préparer un inventaire, d’analyser les installations touristiques de la région et de cerner des possibilités d’investissement et de développement touristiques). Ce cadre débouche sur la création d’un plan stratégique visant à améliorer le rendement touristique de la région.
Et, pour rappeler périodiquement le potentiel de l’Ontario, le bulletin d’information trimestriel a été lancé en avril. « Le premier numéro portait sur le Niagara parce que tout le monde le connaît et que nous nous adressons à un public international; notre base de données contient plus de 2 500 investisseurs, sélectionneurs de site et agents d’immeubles. Nous y donnons un bref aperçu de la région. Nous avons parlé du Great Wolf Lodge et avons demandé aux gens de Ripley’s (le groupe Jim Pattison) : ‘Pourquoi avez-vous construit ici? Pour quelles raisons avez-vous choisi l’Ontario?’ »
Le deuxième numéro avait pour thème la région de Muskoka, et le suivant, celle de la baie Georgienne, poursuit M. Lynn. « Avec le site Web et ses composantes, nous avons créé un outil qui commence à faire beaucoup d’émules ailleurs dans le monde. Il s’agit du plus gros site d’investissement touristique du monde. Si, dans Google, vous lancez une recherche sur ‘tourism investment’, nous sortons en première position. Nous avons vraiment pris notre place dans le cyberespace, pour ce qui est de paraître sur les écrans radar des investisseurs. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Le Québec maritime a été fondé en 1997 par cinq associations touristiques désireuses de promouvoir leur région dans des marchés hors Québec. Christian Ouellet, agent de recherche de l’organisation, a constaté une transformation importante depuis 2002 quant à la façon dont les consommateurs s’informent sur les produits touristiques :
« Les consommateurs font de moins en moins appel aux agents de voyage pour obtenir des produits touristiques; ils sont maintenant plus autonomes lorsque vient le moment de planifier un voyage, une situation en grande partie attribuable à l’Internet. » M. Ouellet fait référence à une étude de 2005 menée auprès des visiteurs dans la région qui révèle que les deux tiers des répondants avaient eu recours à l’Internet pour organiser leur voyage.
« L’Internet devient un outil de planification, mais également de marketing, très important, souligne t il, ce qui oblige le Québec maritime à modifier ses pratiques. De plus en plus, nous employons l’Internet pour attirer nos clients. Cette année, nous avons collaboré avec Tourisme Québec et la Société des établissements de plein air du Québec pour présenter de courtes vidéos sur les sites dédiés à la météo et au plein air illustrant l’expérience du Québec maritime. Nous voulions ainsi attirer l’attention des internautes et les diriger vers nos sites où nos produits touristiques sont décrits de façon plus détaillée. »
Les internautes, qu’ils soient « contemplatifs » ou « amateurs de plein air », sont dirigés vers des sites différents. « Cette approche, explique M. Ouellet, favorise une segmentation du marché qui nous permet de mieux connaître notre clientèle. Elle s’harmonise également avec notre sondage à la sortie qui vise 1 500 touristes provenant de l’extérieur du Québec (Canada anglais, États‑Unis et Europe). »
« Grâce à cette information, nous pouvons brosser un tableau de nos visiteurs. Cela nous permet non seulement de déterminer le lieu d’origine de ces touristes, mais également la région, la ville, le quartier et la rue où ils demeurent. Avec l’aide des statistiques dont nous disposons (comme celles de Statistique Canada), nous établissons le profil des gens qui résident à cet endroit, leur revenu familial, le nombre d’enfants qu’ils ont, s’ils font partie de la population active ou s’ils sont à la retraite. Tous ces facteurs influent sur la commercialisation de nos produits. »
En ayant une meilleure connaissance de nos visiteurs, il devient alors plus facile de communiquer avec eux. Selon M. Ouellet, le rendement de sa stratégie de marketing s’est amélioré. Son équipe a également noté de précieuses observations sur la clientèle visée, notamment un intérêt accru pour l’environnement. « Il faut offrir des expériences touristiques de qualité qui respectent le client ainsi que l’environnement. »
L’authenticité représente également une nouvelle tendance. « Aux paysages magnifiques, vient maintenant s’ajouter un intérêt accru pour la nature, l’hospitalité et la culture, et plus précisément ce qu’on appelle la ‘culture gratuite’ (par opposition aux musées et ateliers d’artisans). »
Nos souvenirs de voyage reposent souvent sur des échanges avec des gens qui se trouvaient, avec nous, dans des lieux inconnus. C’est là que réside l’esprit du voyage, un élément que nous avons parfois tendance à négliger.
(article publié initialement dans
TOURISME)
La Commission canadienne du tourisme (CCT), qui veut continuer de promouvoir le Canada en Chine, a invité les voyagistes canadiens qui s’intéressent à ce marché émergent à profiter d’un événement à valeur ajoutée dans le cadre du CITM 2007 (China International Travel Mart 2007) qui doit avoir lieu à Kunming, du 1er au 4 novembre.
« Sans le statut de destination approuvée (SDA), il est difficile de promouvoir le Canada en Chine, explique Derek Galpin, directeur général de la CCT en Chine. Nous continuons de promouvoir le Canada par le biais d’une solide formation des agents et de voyages d’information pour les gens du milieu et les médias, et nous sommes également présents lors des grands salons professionnels, explique‑t-il. Nous voulons ajouter à la valeur de ces salons en proposant des activités interentreprises, comme Showcase Canada, afin que nos partenaires puissent bâtir des relations commerciales et personnelles solides avec l’industrie du voyage. »
Le CITM se tient à Shanghai et Kunming en alternance, explique M. Galpin. « Après le salon de Kunming, nous avons organisé une semaine de réunions interentreprises à Shanghai et Beijing, où les partenaires peuvent rencontrer les représentants de nouvelles agences de voyage. Ces agences sont établies dans les grandes villes du sud et du nord de la Chine, où l’on manifeste beaucoup d’intérêt à l’égard du Canada. Cela correspond tout à fait à notre stratégie pour 2007 et au delà qui vise à développer de nouveaux marchés. »
M. Galpin mentionne que son organisme a consacré énormément d’énergie aux villes de Beijing, Shanghai et Guangzhou au cours des deux dernières années, et qu’il est temps de s’attaquer à d’autres grandes villes et régions.
Dans le cadre du CITM Plus, la délégation se transportera à Shanghai le 4 novembre. Le 5 novembre, la CCT et les bureaux de tourisme (BT) offriront une formation à 100 agents de Shanghai, alors que d’autres partenaires seront libres d’y effectuer des visites de représentants. En soirée, les nouveaux agents et partenaires canadiens participeront à une réception. Le 6 novembre, la CCT organisera des rencontres avec les nouveaux agents de Nanjing, Hangzhou, Suzhou, Wuhan, Chengdu, Fuzhou et Chongqing, ainsi qu’un souper. « Les événements de la soirée visent à solidifier les liens d’amitié dans un contexte social et commercial, une condition préalable pour faire des affaires en Chine », explique M. Galpin.
Le 7 novembre, même programme, mais à Beijing, et le 8 novembre, les agents de Beijing suivront une formation d’un jour. En soirée, une réception et des activités seront organisées pour les nouveaux agents des villes de Qingdao, Jinan, Xi’An, Changchun, Zhengzhou, Harbin, Shenyang et Dalian. Le 9 novembre, ces agents assisteront à une réunion interentreprises avec des partenaires canadiens, suivie d’un souper.
M. Galpin est convaincu que les partenaires et BT canadiens qui participent à ces activités en retireront de réels avantages car, en Chine, on accorde une grande importance à l’établissement de relations solides, et c’est particulièrement vrai dans l’industrie du tourisme.
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Selon le service de presse de CanWest, les femmes asiatiques voyagent plus que jamais. Sur dix voyageurs de l’Asie‑Pacifique, quatre sont des femmes. Dans les années 1970, on comptait seulement une femme sur dix voyageurs.
Le service de presse rapporte qu’au cours des 12 derniers mois, 54 % des Chinoises interrogées avaient effectué un voyage international pour des raisons personnelles, comparativement à 47 % chez les hommes chinois, selon l’étude de MasterCard intitulée Women Travellers of Asia Pacific.
Les voyageuses les plus actives viennent d’endroits riches tels que Tokyo, Singapour, Taiwan, Beijing, Shanghai, Hong Kong et Séoul. En général, leur niveau de scolarité et leurs revenus sont élevés. Don Birch, président d’Abacus International, entreprise de Singapour offrant des services de voyages en Asie‑Pacifique, indique que ces femmes appartiennent à tous les groupes démographiques : « On retrouve de jeunes femmes d’affaires et des grands‑mères très actives qui voyagent plus souvent et plus loin, en solo, avec des amies ou dans des groupes de femmes partageant des intérêts communs. »
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TOURISME)
On ne s’étonnera pas du fait que le nombre de Japonais qui visitent le Canada et d’autres destinations éloignées n’est plus ce qu’il était. Les chiffres sont en baisse depuis 1996. La Commission canadienne du tourisme (CCT) a donc décidé d’adopter une approche vigoureuse pour répondre aux désirs des voyageurs japonais. Cette approche s’appuie sur les efforts concertés des partenaires que la CCT possède au Canada et au Japon, précise la gestionnaire intérimaire de l’équipe vancouveroise de marketing en Asie-Pacifique, Kyoko Manabe.
« Pour revivifier le marché japonais, nous avons uni nos forces à celles de notre équipe de Vancouver », déclare Simon Pitt, directeur général du bureau japonais de la CCT. « Nous avons mis au point une stratégie dynamique, et nous utiliserons KANATA 2007 pour démontrer notre nouvelle approche et les partenariats du Canada. » Organisé chaque année par la CCT, KANATA permet aux entreprises canadiennes de faire valoir leurs produits aux professionnels japonais du secteur des voyages. Depuis son lancement en 1990, KANATA a pris de l’expansion et su rallier ces professionnels. Cette année, l’événement aura lieu du 15 au 19 octobre à Tokyo, Nagoya et Osaka, et mettra en vedette la nouvelle marque Canada.
De dire M. Pitt : « On présentera à KANATA 2007 des produits expérientiels améliorés, qui découlent d’une nouvelle approche. Nous élargirons nos segments de marché en nous éloignant des caractéristiques démographiques classiques pour adopter une segmentation axée davantage sur les intérêts; à l’origine de cette segmentation, on retrouve, par exemple, des voyageurs qui sont en quête de ‘saveurs locales’. Ce sont des gens qui veulent connaître le Canada ‘à la canadienne’. »
Ils pourraient, par exemple, souhaiter séjourner dans une famille ou prendre des leçons de cuisine. M. Pitt admet que ces consommateurs ne sont sans doute pas très nombreux, mais il signale que « ce groupe est important pour ce qui est de faire connaître le Canada aux Japonais. »
Pour appuyer ces activités de communication, on courtisera les médias, dans le cadre de KANATA, en leur proposant des idées de reportage dans cinq régions qui donneront aux journalistes l’envie de visiter le Canada.
« KANATA comprendra une démonstration d’élaboration de thé de la Salt Spring Tea Company, de Colombie‑Britannique, du boeuf apprêté à la mode des ranches albertains, de la bière canadienne, des vins du Niagara, des mets québécois, des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard et des représentations d’artistes autochtones de l’Ontario », dit M. Pitt.
Une centaine de représentants des médias japonais sont attendus au Honey’s Garden, à Roppongi (Tokyo), où une Maison du Canada sera « érigée » pour l’occasion. « Cet établissement est une destination réputée pour attirer des personnalités de la haute société », signale M. Pitt. « Il est situé dans une zone nommée ‘Triangle des arts’ à cause des nombreux musées contemporains qui s’y trouvent. »
Un paquet‑cadeau a déjà été posté à 100 journalistes choisis, qui ont été ravis du résultat. Les invités de l’événement‑médias de KANATA recevront un passeport. Le jardin sera illuminé à l’aide de chandelles, et des images colorées présentant des motifs de la CCT seront projetées. Une trousse spéciale sera distribuée pour l’occasion.
Kyoko Manabe insiste sur le fait que les efforts concertés entourant KANATA 2007 augurent bien pour l’avenir du marché japonais. Elle invite les vendeurs canadiens à se joindre aux partenaires pour jeter un éclairage nouveau sur les produits touristiques offerts par le Canada au Japon.
Pour en savoir plus, visitez www.kanata2007.com.
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La 11e Conférence Canada-Japon sur le tourisme s’est déroulée du 5 au 7 septembre 2007 à l’hôtel Sheraton on the Falls à Niagara Falls, en Ontario. Le président du conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme, Charles Lapointe, a fait valoir que cet événement jouait un rôle crucial dans le resserrement des liens d’affaires entre les différents partenaires commerciaux qui représentent 14 % des recettes touristiques du Canada en provenance de l’Asie-Pacifique.
« Ce genre d’événements fait en sorte que les décideurs japonais continuent de penser d’emblée au Canada, a affirmé M. Lapointe. Pour accroître notre part du marché japonais, nous devrons travailler davantage et plus étroitement que jamais auparavant avec nos partenaires japonais, et ce, à tous les paliers. »
Selon des représentants de la CCT, l’Ontario et Niagara Falls avaient soumis une proposition exhaustive pour s’approprier l’événement ,qui a eu lieu en collaboration avec des partenaires comme la région du Niagara, le Sheraton on the Falls, Niagara Fall Tourism et la Commission des parcs du Niagara.
Robin Garrett, la PDG du Partenariat du marketing touristique de l’Ontario, s’est dite ravie d’accueillir cette conférence en Ontario : « Le Japon est le premier marché de l’Ontario en Asie‑Pacifique. En comparaison de nos autres marchés, il s’agit du deuxième marché le plus important après le Royaume‑Uni. C’est dire à quel point ce marché est essentiel pour nous. »
Sous le thème Rester à l’avant‑garde, cette rencontre représentait « une occasion unique de rassembler les dirigeants canadiens et japonais de l’industrie du tourisme », ajoute M. Lapointe. Depuis 1993, l’événement permet de renforcer les relations au sein de l’industrie touristique, de lancer des produits innovateurs et de réduire les obstacles commerciaux tout en offrant un important forum de discussion et de partage des connaissances.
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Les dépenses des Canadiens et des hausses de prix permettront aux hôteliers canadiens d’afficher en 2007 des bénéfices records pour une deuxième année consécutive, affirme le Conference Board, dans son étude Industrial Outlook: Canada’s Accommodation Industry de l’été 2007.
« Après trois ans d’améliorations, les bénéfices du secteur de l’hébergement devraient augmenter légèrement à 982 millions $ en 2007 », a déclaré Michael Burt, économiste principal. « Mais comme les pénuries de main‑d’oeuvre et la hausse consécutive des coûts salariaux plombent les bénéfices, l’industrie peut s’attendre à des profits moins importants l’an prochain. »
Selon l’étude, la baisse continue des dépenses étrangères au chapitre de l’hébergement assombrit aussi les perspectives. « Le nombre de visiteurs provenant de pays autres que les États‑Unis a augmenté en 2006, mais la raréfaction des visiteurs américains a fait reculer les dépenses d’hébergement effectuées globalement par des étrangers. » Cette tendance devrait se poursuivre, peut‑on lire dans l’étude, à cause du dollar canadien et de l’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental (IVHO). »
Les auteurs prédisent qu’à long terme la croissance des dépenses intérieures continuera à soutenir l’industrie. « Lorsque la mise en place de l’IVHO sera terminée, les voyageurs étrangers recommenceront à dépenser plus », ajoutent‑ils.
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La Commission canadienne du tourisme (CCT) a conclu un partenariat avec la British Airport Authority (BAA), dans le cadre d’une campagne offrant des prix-vacances et des bons d’achat à quelque 100 000 membres actifs de WorldPoints, le programme de fidélisation haut de gamme de BAA. L’objectif est d’inciter ces membres à visiter le Canada.
Un concours permettant de gagner un voyage au Québec avec Frontier Holidays, les hôtels Fairmont et BAA Heathrow est affiché actuellement dans le bulletin électronique de BAA, eEmporium. Ce prix est également présenté sur www.baa.com/worldpoints.
« Voilà une occasion en or de promouvoir le Canada et d’obtenir des données sur les membres de BAA WorldPoints », déclare Sarita Atkins, gestionnaire des promotions et des voyages de motivation, à la CCT Royaume‑Uni. « Ces dirigeants d’entreprise ont généralement beaucoup d’argent liquide, mais peu de temps à eux; ils prennent l’avion sept fois par année dans les aéroports de BAA. Cette promotion nous permet de les inciter à visiter le Canada. »
À l’automne, une réservation au Canada est offerte chez Frontier Holidays. Si les membres de BAA WorldPoints réservent un voyage ou décident de participer au concours, ils recevront un bon d’achat utilisable chez n’importe quel détaillant de l’aéroport Heathrow, de Londres. Cette offre est d’autant plus intéressante que les membres de BAA WorldPoints dépensent 75 % de plus que les non‑membres dans les aéroports, soit environ 45 millions $ par année. Ils dépensent en moyenne 125 $ par visite.
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TOURISME)
Les jeunes consommateurs japonais accueillent la liberté et les expériences associées aux voyages non accompagnés avec enthousiasme. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude de la Commission canadienne du tourisme (CCT) sur la meilleure façon de raviver la performance du Canada sur le marché japonais des voyages. La diversification des intérêts des Japonais en matière de voyages offre au Canada de nouvelles occasions commerciales. Malheureusement, la proportion de Japonais visitant le Canada diminue même si un nombre record d'entre eux voyagent à l'étranger.
« Toute une nouvelle génération de voyageurs japonais n'attendent que de passer à l'acte, explique Neil McInnis, directeur exécutif de la Recherche pour la CCT. Au lieu de se contenter des paysages défilant derrière la vitre d'un autobus, les voyageurs de cette génération veulent goûter au grand air et au style de vie canadien par eux‑mêmes. »
La nouvelle étude, réalisée auprès du grand public et de l'industrie du voyage, examine les facteurs qui doivent être pris en compte de façon à stimuler la croissance de ce marché. En se reposant lourdement sur les études et les commentaires des professionnels du voyage à l'étranger, la CCT s'attèle actuellement à remettre le Canada sous les projecteurs japonais. La CCT maintient ses efforts en ce qui concerne les voyages organisés mais compte ajouter un nouveau segment de marché, les « amateurs de couleurs locales », qui cherchent à faire l'expérience de la vie locale sans intermédiaires.
« La CCT s'aventure sur un nouveau chemin au Japon, un chemin qui va exposer ces consommateurs à toute une gamme de nouveaux produits et offrir aux grossistes de voyages davantage de services ainsi que des outils de vente plus performants », ajoute Andrew Clark, vice‑président aux Ventes à la CCT, en charge du renouvellement du marché japonais.
Les petites et moyennes entreprises touristiques trouveront l'étude très utile pour comprendre la nouvelle génération de voyageurs japonais et les expériences que recherchent ces derniers, quel que soit leur âge.
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C’était le genre d’événement qui mobilise les Londoniens. Une voiture piégée est repérée près de Trafalgar Square et, tout d’un coup, les organisateurs de la fête du Canada à Londres, tôt le matin du 29 juin, se demandent s’il ne serait pas plus sage d’annuler les célébrations, raconte la directrice générale du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Royaume-Uni, Maggie Davison.
« Nous ne savions pas trop si la fête du Canada allait avoir lieu, mais nous avons décidé que de simples terroristes ne gâcheraient pas notre journée », se rappelle Mme Davison. « Les services d’urgence ont été extraordinaires : l’activité policière était au maximum, mais nous avons eu le feu vert. »
Parce que les travaux d’installation avaient pris quatre heures de retard, la CCT et ses collaborateurs ont dû se retrousser les manches. « À quatre heures du matin, l’électricité avait été coupée partout dans le square. Nous avions prévu tout installer durant la nuit, mais il n’y avait pas de lumière ou d’électricité pour terminer l’estrade et le câblage. Nous avons réussi à finir avant midi.
« Ce fut une journée incroyable. Beaucoup de gens ont évité Londres à cause de l’alerte à la bombe, mais la Greater London Authority a estimé que l’assistance était plus forte que l’an dernier. Je dirais qu’environ 40 000 personnes ont assisté à l’événement. Mais nous étions tous aux aguets. La décision d’aller de l’avant était énorme : allions‑vous vraiment poursuivre la fête, même s’il y avait une bombe au coin de la rue? »
Mais c’était la bonne décision à prendre, car elle a permis aux Britanniques, aux badauds et aux visiteurs étrangers de bien goûter au Canada, signale Mme Davison : « Nous avions de tout, des hambourgeois au bison jusqu’à notre propre bière (que nous avons appelée Canada Blast, tout comme le cédérom sur lequel nous avions enregistré des échantillons des oeuvres de certains des artistes canadiens qui sont venus à Londres). Nous avons eu un tournoi de hockey shinny, mettant en vedette une équipe dénée, et nous avons eu un concert magnifique en soirée. Tout le square palpitait au son des nouveaux talents canadiens, comme le Sam Roberts Band. »
Mme Davison estime que la fête du Canada à Londres a réussi à donner du Canada une image plus jeune et plus progressiste, que les Britanniques se plairont à découvrir. Et en plus, poursuit‑elle, « les médias nous ont accordé une excellente couverture. »
Non seulement l’honneur du Canada, à titre d’hôte, est‑il sauf, mais on pourrait aussi dire que notre pays a aidé à calmer les esprits, au cours d’une journée qui aurait pu être très tumultueuse. Finalement, la fête du Canada à Londres a réussi, semble‑t-il, à faire passer encore mieux la notion de ce qui est à la page, simplement en saisissant une occasion extrêmement inattendue.

Photo: Claude-Jean Harel
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TOURISME)
L’amélioration du bilan carbone des activités touristiques est un processus complexe, même dans le meilleur des mondes. Lorsque quelqu’un prend la tête, une longue période de questionnement a dû avoir lieu pour trouver une solution, particulièrement si les mesures prises affectent grandement les résultats escomptés. Un des chefs de file de l’industrie est King Pacific Lodge (C.-B.), camp de pêche flottant particulier qui a reçu des éloges de partout dans le monde.
Amarré à l’abri dans le Barnard Harbour de Princess Royal Island (au sud de Prince Rupert), le camp offre aux visiteurs tout le luxe possible dans une nature sauvage. Il n’est accessible que par hydravion et est situé près de la Great Bear Rainforest, plus grande forêt pluviale tempérée intacte au monde. Imaginez comment le bilan carbone pèse lourd sur un tel endroit!
King Pacific Lodge a récemment annoncé un plan d’amélioration de son bilan; on prévoit réduire les émissions de carbone de moitié d’ici les cinq prochaines années. Il vise à éliminer de telles émissions des activités du camp et des déplacements du personnel et des visiteurs (par avion). Ainsi, l’entreprise tiendra sa promesse d’offrir des vacances neutres en carbone.
Même si les journalistes et les environnementalistes ont rapidement souligné que le camp reste un acteur relativement mineur dans l’amélioration du bilan carbone, le président de King Pacific Lodge, Michael Uehara, est inspiré par quelque chose de plus fondamental. Son équipe et lui veilleront sur tout : utilisation d’ampoules fluocompactes, recyclage, construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière et installation de panneaux solaires. Ils feront aussi appel à des fournisseurs qui ont leur propre programme de réduction du carbone.
« Nous mettons l’accent sur le changement d’attitude, l’embauche de personnes qui partagent notre vision, l’association avec d’autres entreprises et la création d’un réseau de partenaires ayant une philosophie semblable, indique Michael. Nous communiquons le besoin d’amélioration de notre bilan carbone, ce qui influe sur notre approche liée à la responsabilité sociale et environnementale et même notre perception des pratiques équitables. »
« Nous avons envoyé à tous nos fournisseurs une lettre indiquant ce que nous allons faire, et les réponses étaient incroyables. Depuis des années, ces entreprises prenaient des mesures à notre insu. Il est vrai que nous ne sommes qu’une petite entreprise qui améliore son bilan carbone; cela n’a pas la portée d’une usine au charbon du bord du lac Ontario qui réduit ses émissions. Nous sommes davantage axés sur la mobilisation de nos mesures collectives, et je suis étonné de la rapidité de la progression des événements. »
D’après Michael, pour réaliser cela, King Pacific Lodge travaille avec Ecotrust Canada, organisme visant l’établissement d’une « économie de conservation » ainsi que la mobilisation de capitaux à titre d’intermédiaire entre les collectivités et les entreprises. Ecotrust établit un lien entre les entrepreneurs touchés par la conservation.
« On encourage dix autres entreprises à adhérer à un programme d’élimination du carbone, mentionne Michael, auquel participera le Pembina Institute, organisme sans but lucratif visant à concevoir un outil de mesure du bilan carbone afin d’évaluer le bilan des entreprises et de trouver des façons de l’améliorer. »
Lorsqu’on lui a rappelé que le tourisme est souvent considéré comme une des industries qui produisent le plus d’émissions de carbone, Michael a répondu ce qui suit :
« Ce n’est pas pour rien que nous avons tous notre propre définition de l’hôtellerie et du tourisme. Selon moi, ces services sont essentiels. Ils permettent aux gens de sortir de chez eux et de découvrir un autre monde. C’est un peu comme offrir un cours intensif dans le quotidien d’autres gens, dans un contexte authentique et étranger. Cela nous permet d’élargir notre esprit et d’apprécier davantage tout ce que la vie a à nous offrir.
« Bien sûr qu’il y a un prix à payer. Tout à un prix : la naissance d’un enfant entraîne un coût environnemental. Devons‑nous cesser de mener des activités touristiques? Le tourisme en vaut‑il le prix? Certainement! Nous avons tous besoin d’un peu de repos. Nous avons tous besoin d’être dorlotés. D’une certaine façon, c’est dans la nature humaine depuis le début des temps. »
Évidemment, la recherche de solutions se poursuit au King Pacific Lodge.
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Tous les voyageurs ont un jour besoin d’une oasis de paix. Amy et Tony Raposo vous invitent dans leur oasis à Barrie, en Ontario.
Le terrain de camping Barrie KOA (Kampground of America, un réseau populaire de terrains de camping en Amérique du Nord) comprend 150 sites, 2 bungalows, 15 chalets et 2 piscines chauffées, sur un terrain de plus de 60 acres boisé de pins. Il s’agit de l’un des secrets les mieux gardés du centre de l’Ontario, en raison de la touche personnelle apportée par les propriétaires et leur famille.
« En 1985, je terminais mes études en Loisirs à l’Université de Waterloo », raconte Amy. « Tony et moi comptions nous marier. Il était agriculteur. Je viens d’une famille de cinq enfants, tous devenus entrepreneurs. Mon père m’a suggéré de combiner mes compétences et mon expérience en loisirs (j’avais déjà travaillé dans un camp) avec les compétences en agriculture de Tony. »
Le père d’Amy connaissait le réseau : il avait déjà campé sur des terrains de KOA. Ils résidaient au sud de Barrie et ont remarqué le terrain de camping à vendre en septembre 1985. « Nous avons acheté le terrain de camping en janvier 1986. J’allais obtenir mon diplôme en mai. Ensuite, tout s’est passé très vite. Tony s’est installé sur le terrain de camping. Mon père, un homme traditionnel, m’a immédiatement suggéré de faire la navette entre notre résidence et le camping! »
Tony et Amy se sont mariés le samedi 5 juillet 1986. « Le lendemain, je me rappelle avoir ramassé les ordures du terrain de camping dans ma robe d’après‑mariage. Nous avions 21 et 22 ans. Aujourd’hui, les gens considèrent les entrepreneurs de plus de 20 ans d’expérience comme des fossiles. Un franchisé KOA ne survit en moyenne qu’environ sept ans. Lorsque nous sommes allés à l’université KOA à Billings (Montana), nous ne connaissions rien à la gestion d’un terrain de camping. Les gens nous disaient que nous ne ferions pas long feu. »
Environ 20 ans plus tard, Amy et Tony ont confondu tous les sceptiques. Ils gèrent maintenant un terrain de camping florissant qui reçoit continuellement la mention Or du système KOA. Ils ont été nommés franchisés KOA de l’année 2001 et ont reçu un prix du président de KOA en 2004.
« Nous avons trois enfants âgés de 16 ans, de 14 ans et de 9 ans. Ils ont grandi sur le terrain de camping. J’adore la liberté que ce mode de vie nous apporte. Nous travaillons tous très fort pendant la saison du camping, mais nous avons tout l’hiver pour passer du temps en famille. Nous sommes chanceux de pouvoir élever nos enfants au travail, et notre entreprise nous apporte une grande liberté. »
Il est évident qu’Amy est satisfaite de son choix de carrière. « Nous adorons le plein air. Lorsque les clients font du camping, ils sont faciles à servir, car ils sont heureux et en vacances. Nous travaillons dans l’industrie de l’aventure, des souvenirs et du bonheur, vraiment. »
Amy souligne qu’il y a peu de salles de bingo qui offrent un espace pour les jeunes enfants, où ils peuvent jouer et dessiner. « Nous avons récemment acheté de gigantesques jeux, comme serpents et échelles, et les enfants peuvent jouer avec des dés géants. Nous diversifions les activités et créons des thèmes comme le poulet : jeux Zany Chicken, doigts de poulet et films mettant des poulets en vedette. »
Puisque Amy et Tony sont des amateurs de pizza et que la seule façon d’en avoir était d’en commander, ils ont construit la pizzeria Bando sur leur terrain de camping.
« Nous recevons de nombreux commentaires positifs sur ces initiatives et cherchons constamment à offrir une meilleure expérience à nos clients », indique Amy. Lorsqu’elle et Tony se sont mariés, ils ont fait leur voyage de noces en Floride en novembre et passé beaucoup de temps à examiner les meilleurs terrains de camping de cette partie du monde. Les plateformes cimentées pour les véhicules récréatifs les ont tellement impressionnés qu’ils ont décidé d’intégrer ce concept à leur camping KOA.
« Ce sont des plateformes de 13 pieds sur 75 pieds auxquelles est joint un patio de 30 pieds sur 40 pieds. Le site est entièrement entouré d’herbe. Nous avons aménagé un site de 40 unités appelé Cedarwood Country pour répondre aux besoins d’une clientèle qui apprécie particulièrement le camping sauvage. »
Amy mentionne que certains clients ont investi de 500 000 $ à 1 000 000 $ pour s’installer de manière permanente. Ils passent leurs hivers aux É.‑U. « Nous voulons qu’ils passent leurs étés avec nous. Cette sous‑division compte un salon pour adultes et des toilettes. Nous envisageons de construire une maison de club là‑bas, près de la route. Des amitiés durables se tissent sur un terrain de camping. C’est un environnement très convivial. »
Amy et Tony ont aidé un des frères de celle‑ci à ouvrir sa propre franchise KOA. Maintenant que leurs enfants sont assez vieux pour les aider, qui sait? Ils pourraient attraper eux aussi la fièvre KOA! « C’est plus facile de leur demander de l’aide s’ils peuvent utiliser la voiturette de golf pour travailler. Ils vivent dans un bon environnement. Évidemment, ils croient que l’argent pousse dans les arbres, mais ils apprendront vite l’essentiel. »
Dans une vingtaine d’années, peut‑être que leurs enfants exploiteront le terrain de camping pendant qu’Amy et Tony découvriront les possibilités qui s’offrent à ceux qui osent rêver.
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On ne peut nier l’attrait considérable du magasinage pour les touristes. Pour les entreprises chargées de promouvoir des expériences de magasinage, il est donc crucial de se démarquer de la compétition.
Vaughan Mills (au nord de Toronto), offre 250 boutiques disposées en forme de boucle, comme une piste de course. Ce concept unique est importé des États-Unis, explique Jamie MacLean, directeur du marketing : « Au lieu d’installer deux magasins principaux à chaque extrémité du centre commercial, selon la formule traditionnelle, nous souhaitions présenter 14 grands magasins, comme Winners et HomeSense. Nous voulions aussi amener de nouveaux noms au Canada, comme Designer Depot et Children’s Place. Le magasin Bass Pro Shops/Outdoor World offre une surface de plus de 140 000 pieds carrés. C’est une véritable destination de chasse et pêche, avec son réservoir de 40 000 gallons où L’on peut attraper des poissons et prendre des cours de pêche. Le réservoir abrite 15 espèces indigènes de l’Ontario. »
À Vaughan Mills, la notion d’amusement commercial prend tout sons sens. On met avant tout l’accent sur la qualité de l’expérience de magasinage. M. MacLean souligne l’importance du divertissement :
« Nous offrons le premier parc d’accélération NASCAR au Canada, qui comprend des pistes à l’extérieur et à l’intérieur. Les visiteurs peuvent aussi jouer aux quilles au Lucky Strikes Lanes, directement d’Hollywood. Notre centre commercial comprend la boutique Tommy Hilfiger la plus grande au monde. De plus, Pro Hockey Life ouvre le plus grand magasin spécialisé en hockey au Canada; cette boutique interactive comprendra une patinoire intérieure. Les clients pourront donc essayer l’équipement avant de l’acheter. »
C’est ainsi que l’expérience du magasinage prend tout son sens. « Quarante pour cent de notre centre commercial est basé sur le concept des points de vente (Holt Renfrew Last Call, Lacoste, Browns Outlet, Calvin Klein Underwear). C’est la combinaison des boutiques de mode, des grands magasins de vente au détail, des points de vente, des restaurants et des zones de divertissement qui nous rend si différents. »
Pour définir davantage l’expérience de magasinage, nous avons divisé le centre commercial en six sections et six zones de transition. Chaque section a un thème qui se reflète dans les environnements architecturaux réalisés avec soin. M. MacLean explique que le thème général du centre commercial est « Découvrez l’Ontario ». Les autres thèmes comprennent les lacs, la nature, les régions rurales, les petites villes, les grandes villes, et la mode. « Les thèmes des différentes sections illustrent la beauté et la diversité de la province. L’expérience vécue par le client passe ainsi à un autre niveau. Vaughan Mills n’est pas seulement un centre commercial; c’est également un lieu d’aventures où les émotions sont au rendez‑vous. Tous les sens sons sollicités. »
« Dans les années 1980 et 1990, les gens se rendaient au centre commercial pour y passer la journée. Cette idée a disparu avec les années, puisque l’expérience de magasinage n’avait plus rien d’unique. »
M. MacLean reconnaît que le West Edmonton Mall a été un pionnier dans le domaine de l’amusement commercial au Canada, mais il estime que Vaughan Mills est également un pionnier : « Nous sommes le plus grand centre commercial du Canada. Nous sommes une importante attraction touristique dans la province, en raison du thème Découvrez l’Ontario, et nous pensons que l’expérience que nous offrons permet également de renseigner et d’informer les touristes. »
Enfin, Vaughan Mills a conclu d’importants partenariats avec l’industrie du tourisme afin d’offrir des promotions en collaboration avec sept hôtels locaux. De plus, le centre commercial distribue chaque année 70 000 livrets de coupons aux touristes. Le programme « Shop and Stay » de Vaughan Mills permet d’assurer la réussite du centre commercial à titre d’attraction touristique.
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On considère souvent le marché canadien des réservations en ligne comme le prolongement du marché américain, mais c’est loin d’être le cas. Un nouveau rapport de PhoCusWright Inc. révèle que les entreprises doivent comprendre les particularités de ce marché unique. Près du tiers des voyages au Canada seront réservés en ligne cette année (voyages d’agrément et voyages d'affaires indépendants). Cependant, compte tenu du marché aérien très consolidé et des marchés fragmentés de l’hôtellerie et de la location de voitures, les réservations en ligne, au Canada, ne se font pas comme aux États-Unis.
Le rapport souligne le dynamisme croissant du marché canadien des voyages d’agrément et des voyages d’affaires indépendants, dont la valeur a plus que doublé en deux ans, pour atteindre 6,5 milliards $ en 2006. La valeur du marché devrait doubler à nouveau d’ici 2009. Internet joue un rôle de plus en plus important à titre de source de transactions et pour ce qui est d’influencer les consommateurs. « Au Canada, la démographie unique, la structure de l’industrie et le comportement des voyageurs donnent lieu à un marché distinct qu’il faut bien comprendre », souligne Douglas Quinby, analyste chez PhoCusWright et auteur du rapport.
« Pour encourager les Canadiens à explorer leur propre pays, il faut tirer parti de messages convaincants, de la convergence des médias et des communautés sociales », indique Jens Thraenhart, directeur exécutif du Marketing électronique à la Commission canadienne du tourisme. « Pour réussir, il est essentiel de comprendre le comportement des consommateurs en ligne. »
Pour consulter le rapport, rendez‑vous à phocuswright.com/reports/coto.
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Un nouveau sondage réalisé par Environics Research Group pour MasterCard Canada lève le voile sur les préférences des Canadiens. Le sondage, réalisé à l’occasion de la fête du Canada auprès de quelque 2 000 répondants, porte sur les villes, les lieux de camping par excellence et les événements les plus courus. L’Indice révèle qu’un Canadien sur cinq (19 %) choisit Vancouver à titre de principale ville touristique. La ville de Québec vient tout de suite après (18 %), suivie de Montréal (14 %), Toronto (13 %) et Ottawa (8 %).
Au Canada atlantique, on aime Toronto ; 15 % des gens accordent la première place à Toronto. Viennent ensuite Québec, Ottawa et Montréal (11 %). Vingt‑six pour cent des Ontariens choisissent Toronto, avant Vancouver (14 %), Ottawa (14 %) et Québec (13 %).
Au Manitoba et en Saskatchewan, on accorde la première place à Vancouver (21 %), puis à Montréal (13 %), Ottawa (10 %) et Toronto (8 %). Il n’est pas surprenant de constater que les gens de l’Alberta et de la Colombie‑Britannique préfèrent également Vancouver. Dans les deux provinces, Montréal arrive en deuxième place (30 %). Les québécois adorent leur province : ils accordent leur préférence à la ville de Québec (43 %) et à Montréal (30 %).
On a demandé aux Canadiens leur endroit de prédilection pour un voyage en voiture. Six Canadiens sur dix (59 %) optent pour les Rocheuses, suivies de la piste Cabot sur l’île du Cap‑Breton (14 %).
Le sondage souligne la fierté régionale : 81 % des gens de l’Alberta disent que les Rocheuses sont la plus belle région du Canada à visiter en voiture. Les gens de la Colombie‑Britannique et du Manitoba/de la Saskatchewan sont du même avis (79 % et 73 %).
On a demandé aux Canadiens de nommer leur parc préféré au Canada. Le parc national Banff arrive bon premier (19 %), suivi du parc provincial Algonquin, en Ontario (15 %) et du parc Jasper (7 %). Au Canada atlantique, le parc Gros Morne, à Terre‑Neuve, est en première place (15 %), suivi de Banff.
Plus du tiers des Ontariens (37 %) choisissent le parc Algonquin, suivi de Banff (15 %). Les Québécois affectionnent particulièrement la réserve des Laurentides (11 %), suivie de près par Banff (10 %).
Lorsqu’on les interroge sur le principal événement touristique du Canada, 37 % des Canadiens choisissent le Stampede de Calgary. Dans toutes les régions visées, on est d’accord sur ce point. Cependant, on ne s’entend pas sur l’attraction numéro deux : au Canada atlantique, c’est l’observation des baleines (29 %); en Ontario, on préfère le patinage sur le canal Rideau à Ottawa (18 %); en Colombie‑Britannique et au Manitoba/en Saskatchewan, on a également un faible pour l’observation des baleines (29 % et 11 %).
Ce sondage téléphonique national auprès de 2 006 adultes canadiens a été réalisé du 24 au 31 mai 2007. Pour un sondage de cette ampleur, les résultats sont exacts dans une marge de 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
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TOURISME)
Le président de CanaDream Campers, Brian Gronberg, croit que l’été sera favorable, parce que les gens aiment le Canada et parce qu’une reprise doit succéder aux difficultés de l’an dernier. « Le marché allemand est en forte croissance, et tous les autres sont aussi en hausse », note-t-il.
M. Gronberg n’oublie pas un autre facteur qui influe énormément sur la location de véhicules récréatifs et les autres services touristiques : la nécessité de simplifier la vie des partenaires qui souhaitent faire affaire avec vous. « Nous essayons constamment d’améliorer la technologie pour que nos partenaires aient plus facilement accès à nos produits à l’aide de leurs applications Web. Nous adhérons au principe selon lequel celui qui obtient le client en premier, gagne! Nous utilisons aussi la technologie pour inventorier les réservations en ligne en temps réel, grâce aux sites de nos partenaires, tout en appuyant leurs efforts et leur marque. »
Mais un facteur clé échappe au contrôle de M. Gronberg : le nombre de vols vers les destinations où se trouvent ses produits. Mais il demeure optimiste : « Le nombre de vols vers le Canada est bon, cette année. Notre croissance est plus forte dans l’Ouest, à cause du nombre de vols. »
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TOURISME)
Depuis plusieurs années, le Upper Canada Village offre des programmes populaires pour les jeunes, qui permettent aux enfants de s’immerger dans la vie des années 1860. Maintenant, les adultes peuvent aussi faire partie de la vie du village, lorsqu’ils participent à un « Séjour au village pour adultes ». Du samedi après-midi jusqu’au dimanche après-midi, certains week-ends de 2007, les adultes peuvent devenir des habitants d’un village du 19e siècle.
Agente de marketing au Upper Canada Village, Jancis Sommerville aime rappeler que l’établissement crée des tendances depuis sa fondation, en 1961 : « Nous avons toujours offert des attractions de premier ordre, et tous nos interprètes portent des costumes d’époque. Nos moulins, nos fermes, nos animaux, voire nos jardins, sont strictement authentiques et fonctionnels, de sorte que nos invités peuvent plonger directement dans le passé », poursuit‑elle. « Nous avons lancé cette dernière initiative l’an dernier. Les adultes peuvent maintenant revêtir des costumes et apprendre comment accomplir certaines des tâches artisanales, travailler au moulin ou préparer des mets patrimoniaux. »
Mme Sommerville pense que cette initiative est une évolution naturelle pour l’établissement et que cette évolution arrive au moment opportun, car elle permet aux invités de faire partie du musée. « Nous franchissons une étape de plus », dit‑elle en terminant.
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La région des Cantons-de-l’Est, au Québec, illustre sans doute le mieux la qualité de l’expérience touristique véhiculée par le mot « villégiature ». Ce mot désigne le genre de vacances bucoliques que l’on passe en milieu champêtre et dans de petits villages d’où semble émaner un profond sentiment d’appartenance – assez puissant, semble-t-il, pour rajeunir l’âme.
Les Cantons‑de‑l’Est offrent cela et plus encore. La région se targue d’être la première destination cycliste au Québec, avec ses 500 kilomètres de pistes de la Véloroute des Cantons. (Cette route est divisée en sept circuits conçus de manière que les cyclistes puissent connaître les coins les plus pittoresques de la région.) Par ailleurs, le Chemin des Cantons est un nouveau circuit automobile de 415 kilomètres qui serpente dans la campagne, traversant 31 municipalités, d’Ulverton à Bromont.
Pour enrichir encore davantage leur expérience, en suivant le Chemin des Cantons, les automobilistes peuvent se procurer deux CD qui font revivre l’histoire de la région, qui a donné à ce secteur une saveur distinctive. Après la guerre de l’Indépendance américaine (1775‑1783), les terres vierges qui s’étiraient le long de la frontière ont été cartographiées par les Britanniques; ces derniers les ont mises à la disposition des Loyalistes qui s’étaient exilés de ce qui allait devenir les États‑Unis d’Amérique. L’architecture régionale est fortement influencée par ces premiers colons, qui venaient surtout de Nouvelle‑Angleterre; après 1850, les francophones ont commencé à s’établir dans la région et forment maintenant la majorité de la population.
Le visiteur trouvera dans les Cantons‑de‑l’Est des villages pittoresques et une variété d’expériences touristiques remarquables. Vous pouvez, par exemple, prendre place à bord du magnifique train touristique Orford Express pour admirer les paysages bucoliques des régions de Sherbrooke, Magog, Eastman et Bromont, où les montagnes, les vallées, les prairies et les lacs sont un véritable enchantement.
À Lac‑Drolet, non loin de Lac‑Mégantic, on peut également visiter l’Argus Bleu, un musée d’insectes exposant plus de 1 600 espèces naturalisées provenant de quelque 50 pays. À l’Épopée de Capelton (anciennement appelée Mines Capelton), le Tour du prospecteur et des Visites nocturnes aux flambeaux sont au programme, dans une mine de cuivre désaffectée vieille de 140 ans.
Reflets d’un patrimoine presque exotiqueCet été, au Vignoble de l’Orpailleur, il y aura des ateliers sur le métier du tonnelier et une nouvelle exposition sur la récolte du liège et la fabrication de bouchons. De nombreuses activités sont prévues pour cette année dans les 14 vignobles situés le long de la Route des Vins des Cantons‑de‑l’Est.
Au village de Fitch Bay, les âmes romantiques pourront découvrir Bleu Lavande, premier producteur de lavande au Canada, où sont cultivés 220 000 plants. Pour 2007, une dizaine de nouveaux produits cosmétiques et culinaires seront en vente à la boutique. Tous les mardis de juillet et d’août, les visiteurs peuvent pique‑niquer dans les champs de lavande en écoutant de la musique classique. Les Mardi Bleu Classique (nom donné aux concerts) sont produits en collaboration avec le Centre d'Arts Orford.
On peut se demander comment une telle éclosion d’expériences touristiques a pu se produire dans les Cantons‑de‑l’Est. Nous avons posé la question à Melissa Provencher, du Manoir Hovey de North Hatley. L’Auberge Ripplecove & Spa et le Manoir Hovey sont deux auberges cinq étoiles situées en bordure du lac Massawippi, à une heure de route environ au sud‑est de Montréal et à 20 minutes du Vermont. Ces deux établissements lancent en mai un forfait cyclisme, pour lequel les chefs cuisiniers des deux auberges prépareront un lunch gourmand composé de spécialités locales emballées dans un sac à dos isolé (compris dans le prix du forfait). Le soir, les invités pourront se régaler sans complexe à la table gastronomique des deux auberges, dont les salles à manger surplombent les extrémités opposées du lac Massawippi. Après deux nuitées passées à la première auberge, les invités pourront pédaler doucement vers la seconde auberge, le long de routes secondaires panoramiques, pendant que leur voiture et leurs bagages seront transférés par service de voiturier avant leur arrivée.
Mme Provencher dit que ce forfait peut être adapté à tous les âges, car la distance parcourue est établie par les cyclistes eux‑mêmes : « Nous avons prévu environ 20 kilomètres, du Manoir à l’Auberge Ripplecove. Si les cyclistes sont habitués à de plus grandes distances, nous les aidons à préparer leur itinéraire. »
Diversifier le marché« Nous prévoyons que la plupart des gens viendront de Montréal, de Québec ou d’ailleurs », poursuit‑elle. « Nos auberges attirent depuis longtemps pas mal de clients des États‑Unis, mais ils seront peut‑être moins nombreux pour le forfait cyclisme. Nous commençons à offrir ce forfait, mais jusqu’ici, environ 60 % de nos invités venaient des États‑Unis, le reste de la clientèle étant généralement composée de Québécois, d’Allemands et d’Européens. »
Mme Provencher dit qu’en raison du taux de change (avec le dollar américain), les Américains visitent moins la région, et que les villages environnants s’en ressentent : « J’ai constaté que certaines boutiques de cadeaux qui dépendent du tourisme ont fermé, notamment à Knowlton et Sutton; il faut donc continuer à faire valoir le caractère unique de nos villages pour trouver de nouvelles sources de revenus. Pour notre auberge, la raison pour laquelle il semble y avoir tant d’activités sur le plan touristique, dans les Cantons‑de‑l’Est, c’est que nous estimons nécessaire d’atteindre un public plus jeune qui s’intéresse passionnément à nos racines, car nous appartenons vraiment à un village historique. »
D’ajouter Mme Provencher : « Nous nous efforçons d’attirer de jeunes consommateurs sans pour autant délaisser nos clients qui viennent ici depuis 20 ans. C’est comme dans tout autre secteur qui doit affronter des défis économiques; il faut faire preuve d’innovation et trouver de nouvelles idées et de nouveaux forfaits pour attirer ces nouveaux clients. »
Heureusement, dit Mme Provencher, la région des Cantons‑de‑l’Est déploie des efforts supplémentaires pour promouvoir les produits régionaux. Ces produits sont inspirés par la culture, la façon de voir le monde, les paysages, les métiers d’autrefois et les contrastes entre les expériences vécues au quotidien par les consommateurs et celles que vivent les résidents des destinations hôtes. Les touristes veulent devenir des résidents temporaires et connaître des plaisirs qu’ils ne peuvent pas s’offrir chez eux.
Les Cantons‑de‑l’Est peuvent, semble‑t-il, offrir ce genre d’expérience, avec confiance et authenticité.
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TOURISME)
Les prix de l’essence ont incité au moins une compagnie de location de véhicules récréatifs (VR) à donner un peu de répit aux voyageurs. Pour une période limitée, Cruise America offre un rabais au kilométrage pour toutes les réservations de véhicules de location faites n’importe où aux États-Unis, jusqu’à la fin de 2007, précise un communiqué de l’entreprise.
« Nous ne voulons surtout pas que les Américains annulent leurs voyages à cause des prix à la pompe », déclare Mike Smalley, vice‑président chez Cruise America. « Avec ce rabais, les familles pourront encore s’offrir des voyages en VR, sans grincer des dents chaque fois qu’ils feront le plein. À seulement 16 cents le mille, comparativement à notre tarif habituel de 32 cents, ce rabais leur permettra de compenser la hausse du prix de l’essence. »
Le communiqué cite un rapport publié le 2 mai par une cellule de réflexion de Washington, le Civil Society Institute, d’après qui 46 % des Américains prévoient réduire leurs voyages d’été et de vacances en 2007 si les prix de l’essence atteignent 3,50 $ le gallon. Ce seuil paraît désormais inévitable, car le prix moyen se situe maintenant à 3,10 $ dans la majeure partie des États‑Unis et atteint déjà 3,49 $ dans certaines zones de la Californie.
Cruise America reconnaît que la hausse des prix de l’essence n’est pas la seule préoccupation des voyageurs : « À mesure que les émissions de carbone alimentent les conversations, les Américains s’inquiètent de plus en plus de leur impact sur l’environnement – et particulièrement de leurs habitudes de voyage. »
Le communiqué cite George Monbiot, qui note, dans le numéro du 7 mai de The Nation, que les effets du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre émis par les avions sont en moyenne de 270 % supérieurs à ceux des gaz émis lorsqu’on parcourt la même distance en véhicule automobile.
Le communiqué de Cruise America ne dit pas si M. Monbiot (journaliste et environnementaliste britannique bien connu) a fait ce commentaire pour appuyer officiellement l’utilisation des VR à la place de l’avion.
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TOURISME)
Le conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme a voté récemment pour le remaniement des investissements de la CCT afin de répondre aux exigences du marché actuel.
« Afin de soutenir son industrie touristique, qui équivaut à 67,1 milliards de dollars, le Canada doit se concentrer sur ses marchés clés internationaux », a annoncé Charles Lapointe, le président du conseil de la CCT à la suite d’une rencontre de planification stratégique pour la période de 2008 à 2012 qui s’est tenue à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, les 28 et 29 mai 2007.
Les données sur le tourisme intérieur au Canada – autant le nombre de Canadiens qui voyagent que les sommes dépensées – augmentent de façon continue, surtout en raison du marketing ciblé et efficace mené par les partenaires provinciaux et territoriaux de la CCT, qui travaillent avec les partenaires de l’industrie et les organisations de marketing de destinations. Les investissements dans le marketing au Canada effectués par tous les partenaires qui travaillent ensemble ont joué un rôle crucial dans l’essor des voyages interprovinciaux. En 2006, les recettes du tourisme national ont augmenté de 10,0 % par rapport à 2005 pour totaliser 49,7 milliards de dollars.
« Afin de permettre à la CCT d’accroître les recettes provenant des touristes étrangers, il a été décidé de reporter les fonds investis dans le programme de marketing au Canada pour les consacrer au marketing à l’échelle internationale, a affirmé Michele McKenzie, présidente-directrice générale de la CCT. La CCT conservera son rôle sur le marché intérieur en ce qui concerne les relations avec les médias et le public ainsi que l’enrichissement du produit touristique et l’innovation à l’appui de la marque Canada.
Les changements au programme Canada seront intégrés au plan d’entreprise pour 2008-2012 et mis en œuvre en 2008.
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TOURISME)
Air Canada donne l'occasion à ses clients de réduire les impacts environnementaux résultant de leurs déplacements en collaboration avec Zerofootprint, un organisme sans but lucratif qui gère des programmes de compensation en fixation de carbone.
« Air Canada s'engage à donner la possibilité à ses clients de réduire les impacts environnementaux résultant de leurs déplacements aériens, a affirmé Charles McKee, vice‑président, marketing d'Air Canada. Non seulement nous voulons que les gens puissent faire des choix écologiques éclairés, mais nous désirons également participer à la lutte contre les changements climatiques. »
M. McKee explique que grâce à cette collaboration avec Zerofootprint, les clients pourront facilement calculer les effets de leurs déplacements et « atténuer ceux‑ci par une modeste contribution volontaire qui permettra de soutenir des projets écologiques qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. »
Selon la compagnie aérienne, les clients qui font une réservation auprès d'Air Canada, d'Air Canada Jazz ou de partenaires commerciaux régionaux au www.aircanada.com auront la possibilité d'acheter des crédits de carbone. Ils trouveront de l'information sur les crédits de carbone, un calculateur leur permettant de déterminer la quantité de dioxyde de carbone libérée durant leur vol ainsi que le coût pour la compenser, de même qu'une méthode de paiement simple, soit à l'achat du billet ou à un autre moment.
« La compensation en fixation de carbone permet vraiment d'aider l'environnement de trois façons, a affirmé Deborah Kaplan, directrice générale de Zerofootprint. Cela permet de contrer les changements climatiques attribuables aux émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de nos activités, de mettre en relief le coût environnemental des biens et services que nous achetons et, lorsque nous compensons par la plantation
d'arbres, cela contribue à rétablir les écosystèmes, les habitats et les bassins hydrologiques, en plus de rendre la collectivité plus verte et de créer des emplois. »
La Société a également mis en place différentes mesures, comme l'implantation d'un programme dynamique d'allègement de ses appareils et d'une méthode de décollage et d'atterrissage moins énergivore, l'utilisation réduite des moteurs pendant le roulage et les retards au sol, la réduction de la consommation de carburant grâce à des plans de vol plus efficaces.
De plus, Air Canada indique avoir intensifié son programme de recyclage à bord et avoir recours à une technologie hybride pour ses véhicules de service au sol; la compagnie continue également de renouveler son parc aérien, comme l'ajout récemment de nouveaux appareils d'Embraer et 777 de Boeing. L'efficience énergétique de la Société a ainsi fait un bon de 28 % depuis 1990 et de 82 % depuis 1970.
Photo: Commission canadienne du tourisme(article publié initialement dans
TOURISME)
Vous avez dit « marketing axé sur le contenu »? Ce n’est pas tous les jours qu’un ourson polaire lambda se voit consacrer un article-vedette, une série télévisée et un balado vidéo, encore moins une campagne publicitaire de tourisme. L’ourson, très photogénique, a beaucoup fait parler de lui en jouant avec un ballon de plage imprimé d’une invitation à explorer le Canada.
Le ballon rouge est un cadeau de la Commission canadienne du tourisme (CCT), offert à l’ourson orphelin au zoo de Berlin, en Allemagne. Knut s’en donne à cœur joie devant la foule d’admirateurs venus de tous les coins du monde pour voir le plus jeune des ambassadeurs touristiques du Canada. Knut apparaît aussi sur l’affiche de la campagne de sensibilisation à l'Année polaire internationale, au changement climatique et à toute chose écologique.
Le bureau de la CCT à Berlin a remis le ballon à Knut en remerciement de ses bons services, attirant ainsi l’attention sur les extraordinaires possibilités d’observation de la faune qu’offre le Canada, comme les excursions dans les régions fréquentées par les ours polaires dans le nord du Manitoba ou l’Arctique. Dans le cadre de cette campagne, les consommateurs allemands auront l’occasion de gagner un voyage d’observation des ours polaires de 6 jours tout compris à Churchill, au Manitoba, offert par la Commission canadienne du tourisme, Voyage Manitoba et Frontiers North Adventures.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Selon un rapport de David Wilkening publié dans TravelMole (24 avril 2007), les voyageurs continuent d’hésiter à utiliser Internet comme principale ressource pour faire des réservations. Forrester Research a sondé quelque 5 330 consommateurs nord-américains au dernier trimestre de 2006 pour déterminer ce qui les empêche de faire confiance aux sites de voyages en ligne. Les trois principales raisons sont la préoccupation à l’égard de la sécurité de la carte de crédit, les problèmes de performance des sites Web et les limites des mesures qui peuvent être prises en ligne, ainsi que la frustration suscitée par le manque d’efficacité des sites Web.
Le nombre de consommateurs qui craignent de fournir de l’information sur leur carte de crédit en ligne a doublé. Environ 9 p. 100 ont mentionné cette raison dans le sondage mené par Forrester en 2005, et en 2006, 16 p. 100 ont affirmé qu’ils ne voulaient pas fournir de renseignements sur leur carte de crédit/le paiement par Internet.
(article publié initialement dans
TOURISME)
D’après un article de David Wilkening paru dans TravelMole, le 17 avril 2007, un nouveau sondage de Priceline.com sur les réservations tardives révèle que de nombreux voyageurs de dernière minute sont trop occupés pour réserver plus tôt. Sur 1 000 répondants américains, 30 % ont dit qu’ils étaient incapables de planifier plus de sept jours d’avance, alors que 27 % croyaient qu’ils pourraient trouver de meilleurs prix en attendant, tandis que 13 % ont dit que des soucis financiers étaient à l’origine de leur procrastination.
Le sondage a aussi révélé que les réservations tardives étaient plus fréquentes pour les vacances plus courtes, 70 % des répondants précisant qu’un voyage organisé à l’improviste durait trois nuitées ou moins. Trente‑trois pour cent des répondants ont dit qu’ils réserveraient un séjour de quatre à sept nuitées à court préavis et seulement 4 %, un voyage de huit nuitées ou plus. La majorité (59 %) des répondants ont dit qu’ils réserveraient une chambre d’hôtel à court préavis, 36 %, un billet d’avion, et 35 % une voiture de location. Seulement 10 % attendraient à la dernière minute pour réserver un forfait‑vacances et 7 %, une croisière.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Étant donné que le nombre d’Américains qui visitent le Canada a baissé de 11 % depuis 2002 (une année record, même si les voyages d’Américains à l’étranger avaient plongé après le 11 septembre 2001), la situation reste difficile sur ce marché. Or, la CCT continue sans relâche à promouvoir le Canada au sud de la frontière. Selon le gestionnaire du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, Ernst Flach, « le taux de change, les présumées tracasseries aux postes frontière, l’IVHO et les prix du pétrole importent tous, mais notre plus gros défi, sur le plan du marketing, c’est le voyageur américain. Les vacanciers américains ignorent tout simplement le Canada; généralement, ils aiment notre pays, mais ils ne ressentent pas le désir pressant de nous visiter. »
L’équipe de la CCT chargée du marché américain des voyages d’agrément souhaite renverser la vapeur : « Aux États-Unis, notre programme vise à faire du Canada une destination irrésistible que les Américains voudront visiter bientôt. Nous cherchons surtout à faire fructifier les investissements en sollicitant les voyageurs dont le rendement est le plus élevé. Il faut pour cela définir et cibler nos meilleurs clients potentiels, ceux qui sont le mieux en mesure de surmonter les obstacles qui les séparent du Canada. »
Ces visiteurs-là dépensent davantage, séjourneront plus longtemps et inciteront aussi les autres à venir, explique M. Flach. « Nous voulons que le Canada soit pour eux une destination de choix; nous voulons les convaincre, avec nos partenaires, d’acheter nos produits. Pour y parvenir, il faut accroître la pertinence de la marque », explique-t-il. « La nouvelle marque Canada nous donne l’occasion d’utiliser cette plate-forme, non seulement en l’intégrant aux activités publicitaires de la CCT, mais aussi en convainquant des partenaires de participer et d’accroître la présence du Canada sur ce marché. »
À l’heure actuelle, poursuit M. Flach, le Canada et tous ses partenaires occupent environ 4 % de l’espace publicitaire aux États-Unis. « Il y a donc beaucoup de concurrence, d’autant plus que les consommateurs filtrent la publicité qu’ils jugent non pertinente. »
« Pour l’avenir, nous devons semer aujourd’hui pour récolter plus tard des renseignements publicitaires et commerciaux qui se traduiront par des programmes pilotes, des partenariats novateurs, un leadership en cybermarketing et des études de consommation qui nous aideront à stimuler l’exportation touristique. »
Dans la stratégie visant le marché américain, le mot clé est « segmentation », affirme M. Flach. C’est une notion qui prend racine dans une approche très « recherche » inspirée par l’Enquête sur le marché américain des voyages d’agrément que la CCT a parrainée en 2006 : « Cette étude a indiqué entre autres que nous devrions cibler les Américains qui voyagent à l’étranger, car ce segment progresse d’environ 5 % par année. Ces gens possèdent des passeports, s’inquiètent moins des taux de change, voyagent généralement par avion et dépensent en moyenne 851 $ par voyage, tandis que ceux qui prennent l’automobile dépensent environ 379 $. »
M. Flach fait remarquer que 27 % des personnes qui voyagent à l’étranger ont déjà séjourné au Canada. Nos recherches révèlent que nous devrions les cibler, « car les gens qui sont déjà venus ici sont plus faciles à convaincre et exercent une influence sur ceux qui n’ont jamais voyagé au Canada. »
Selon l’Enquête sur le marché américain, les États de la ceinture centrale et du Sud présentent le potentiel le plus élevé, parce que leurs citoyens ont tendance à prendre l’avion et qu’ils sont légèrement plus nombreux à posséder des passeports. Ajoutez aux résultats de la recherche de la CCT sur le quotient de l’explorateur (QE) le fait que les États de New York, de la Californie et du Massachusetts sont particulièrement bien pourvus au chapitre des voyageurs à haut rendement, et vous avez un puissant outil de filtrage, explique M. Flach : « Le QE [permet de] classer les gens dans neufs différents segments selon leurs valeurs touristiques et leurs motivations personnelles. Aux États-Unis, nous viserons trois de ces segments : l’expérimentateur d’authenticité, l’esprit libre et l’explorateur culturel. »
Les membres de ces trois segments sont plus nombreux à posséder des passeports, se voient généralement comme des voyageurs plutôt que des touristes et dépensent davantage : « L’expérimentateur d’authenticité souhaite voir ou observer un moment authentique. L’explorateur culturel recherche davantage une expérience éducative. L’esprit libre souhaite simplement pouvoir raconter une bonne histoire à son retour, pour s’en vanter et en parler avec ses amis. »
Cette plate-forme stratégique sera intégrée aux trois grands axes du marketing : publicité directe, médias/relations publiques et professionnels du tourisme/RCVM.
Sur le plan de la publicité transmise directement au consommateur, il fallait d’abord trouver le meilleur endroit pour l’atteindre. « C’est ainsi que nous mettrons l’accent sur New York, Los Angeles et Boston. Nous avons examiné un certain nombre de zones, les avons classées selon le revenu des ménages et avons identifié celles dont l’indice des voyages à l’étranger est le plus élevé. Nous avons ainsi isolé six zones à New York, trois à Los Angeles et quatre à Boston. »
« Après, il fallait déterminer comment atteindre nos cibles », raconte M. Flach. « La publicité extérieure s’était révélée efficace dans nos trois segments. Ainsi, à New York et Boston, les trains de banlieue joueront un rôle. À Los Angeles, où le public cible boude le transport en commun, nous avons compris que la publicité extérieure est un excellent outil de valorisation de la marque, qui produit un grand nombre d’impressions à un coût par mille relativement faible. »
Les quotidiens se sont avérés utiles pour les amateurs d’aventures et les voyageurs des trois marchés cibles. De commenter M. Flach : « Les journaux se sont bien classés pour ce qui est d’atteindre nos cibles plus âgées et mieux nanties. C’est pourquoi on utilisera les grands quotidiens. On ajoutera encore une fois des encarts, car ce sont d’importants outils tactiques pour nos partenaires. Cette année, nous choisirons avec un peu plus de précision où seront diffusés ces encarts, en utilisant les codes postaux. Pour ce qui est des relations avec les médias, nous avons la liste des rédacteurs et chroniqueurs des journaux communautaires dans lesquels les encarts seront insérés. Nous communiquerons avec eux pour stimuler la production de reportages. »
Les magazines et le cybermarketing seront également mis à contribution. « Nous consacrons des montants importants à des achats de publicité en ligne », signale M. Flach, « et nous sommes présents dans des revues nationales et urbaines de choix. Évidemment, le magazine de prestige Pure Canada jouera aussi un rôle important, tout comme les programmes visant les gais et les skieurs.
« Dans tous ces programmes, nous avons pris soin d’offrir aux partenaires la possibilité de se joindre à la CCT. La réaction a été formidable. « Sur le plan des messages, une nouvelle campagne publicitaire que nous appelons ‘Intrigue’ a été créée. Elle présente, de façon inhabituelle et surprenante, des expériences qui inciteront le voyageur curieux à en apprendre davantage – et à nous visiter! », lance en terminant M. Flach.
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TOURISME)
Avec 10 000 exposants de 180 pays, ITB (Internationale Tourismus-Börse), qui se tient annuellement à Berlin, représente l’éventail complet du tourisme international, à tous les niveaux de la chaîne à valeur ajoutée. Le Canada a pu constater que l’édition de mars 2007 d’ITB laissait entrevoir des signes encourageants relativement au marché allemand pour cette année.
Selon le directeur général de la CCT à Düsseldorf, Karl-Heinz Limberg : « Il y a une amélioration certaine. Nous avons connu une excellente saison d’hiver avec une augmentation de 14 % en décembre et de 8 % en janvier, ce qui est de bon augure. L’intérêt renouvelé à l’égard du Canada s’est constaté à ITB également dans un nouveau pavillon qui a fait l’objet de commentaires élogieux, tant des partenaires que des visiteurs. Nous avions 50 exposants de l’ensemble du Canada, y compris des représentants de chaque province et chaque territoire et de nouveaux exposants. »
Selon M. Limberg, l’industrie canadienne peut s’attendre à une légère hausse de touristes allemands après une année 2006 plutôt décevante, attribuable en grande partie à la Coupe mondiale de soccer et au dollar canadien élevé.
Afin d’ajouter un élément d’intérêt à la participation canadienne, l’ambassade du Canada à Berlin organisait (pour la troisième fois) une réception sensationnelle sous le thème Explorez sans fin. M. Limberg explique : « L’ambassade du Canada, située en plein centre-ville de Berlin, a une architecture accrocheuse. Tous les matériaux utilisés pour sa construction sont canadiens. Cet immeuble convenait particulièrement pour une célébration qui concurrençait d’autres activités le même soir. Il va sans dire que nous étions fiers d’accueillir 225 invités à cette réception. »
Au nombre des conférenciers invités, on retrouvait l’ambassadeur du Canada, Paul Dubois, l’honorable Stan Hagen, ministre du Tourisme, des Sports et des Arts de la C.-B., et la PDG de la CCT, Michele McKenzie. Au nombre des participants, se trouvaient quelque 70 exposants canadiens, ainsi que des représentants des médias suisses et allemands et des représentants de l’industrie du tourisme – voyagistes, agents de voyages et compagnies de voyages de motivation.
M. Limberg mentionne aussi la présence d’une athlète de renom et personnalité médiatique : « Gunda Niemann-Stirnemann, la plus célèbre patineuse de vitesse de l’Allemagne, qui a remporté huit médailles d’or olympiques et plusieurs titres de championne du monde entre 1989 et 2001, était présente à la réception. Aujourd’hui, elle est commentatrice sportive à la télévision. » Le volet divertissement du salon avait été confié au Chamaeleon Theatre Berlin (une compagnie de théâtre de variété canado-allemande qu’on pourrait décrire comme un hybride entre le chaos comique et Le Cirque du Soleil).
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TOURISME)
Un nouveau document publié par Ellion, un cabinet-conseil britannique spécialisé dans les technologies liées aux voyages, propose des solutions pratiques aux entreprises touristiques qui souhaitent exploiter le réseautage social en ligne. Web 2.0 and the travel industry propose des techniques permettant aux entreprises de toutes les tailles de profiter du nouvel engouement pour le réseautage sur Internet.
Cette publication illustrée explique ce qu’est réellement le Web 2.0; on y explique en quoi les médias sociaux, les blogues et le contenu utilisateur peuvent être utiles et comment ces éléments peuvent être intégrés à un site Web.
Pour télécharger le document, rendez-vous à :
www.ellion.co.uk/media/index.php?id=14. Pour obtenir une copie papier ou numérique du rapport, visitez www.ellion.co.uk/travel.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Geoff Freeman, directeur exécutif de Discover America Partnership, soutient que les voyageurs sont plus effrayés par les représentants du gouvernement des États-Unis que par la menace du terrorisme et le crime. Selon un sondage mené par Discover America, les États-Unis sont classés en premier parmi les dix destinations (dans lesquelles figurent l’Afrique et le Moyen-Orient) les moins amicales pour les voyageurs étrangers. Ceux-ci craignent d’être retenus pendant des heures pour une simple erreur ou une déclaration erronée à un aéroport américain. Ils estiment même que le fait de se procurer un visa de visiteur semble devenir problématique et prendre beaucoup de temps.
Le Discover America Partnership a pour but d’améliorer l’image du pays, reconnaissant que la diplomatie n’incombe pas uniquement au gouvernement, mais relève aussi du monde des affaires et des Américains. Le partenariat vise à « faire des Américains nos plus grands ambassadeurs. [...] Avec chaque nouveau visiteur, nous avons l’occasion de partager ce qu’il y a de mieux aux États-Unis : notre diversité, notre énergie et notre optimisme. »
Lors d’un exposé présenté récemment devant la Pacific Asia Travel Association Board (PATA), M. Freeman a déclaré que ces perceptions découlent des mesures de sécurité prises par le gouvernement des États-Unis à la suite du 11 septembre. Il a plaidé en faveur d’améliorations comme le traitement des visas d’entrée en 30 jours ou moins et la mise en place d’un système d’entrée grâce auquel les formalités d’accueil pourraient être accomplies en 30 minutes au plus.
M. Freeman affirme qu’un facteur ressort constamment : la perception que les voyageurs étrangers ne sont désormais plus les bienvenus dans son pays. Il exhorte les autorités à lancer une campagne de promotion pour renverser ces perceptions. Les commentaires de M. Freeman ont suscité un intérêt considérable à la PATA. Certains délégués estiment que bon nombre de visiteurs d’outre-mer peuvent remettre à plus tard des séjours au Canada qui auraient pu faire partie de vacances en Amérique du Nord.
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Le soir du 2 juin 2007, le Musée royal de l’Ontario marquera la fin de la construction du pavillon Michael Lee-Chin Crystal par une cérémonie officielle d’ouverture et d’inauguration. Les personnes présentes verront Un monde de possibilités, concert en direct de 75 minutes qui présentera des célébrités sur trois scènes et culminera par l’illumination de l’impressionnante façade du pavillon. (La cérémonie sera filmée en vue d’une télédiffusion.) Après, le nouveau pavillon Michael Lee-Chin Crystal ouvrira ses portes au public pour la première fois. L’entrée par billet à heure déterminée sera gratuite jusqu’à 18 h, le dimanche 3 juin.
Jusqu’au 10 juin, les adeptes du design contemporain auront une occasion unique d’admirer la création architecturale de Daniel Libeskind dans sa forme la plus pure à l’échelle du pavillon. Au cours de cette période seulement, le public pourra accéder à toutes les pièces du pavillon ainsi qu’aux espaces uniques du pavillon qui seront laissés vides avant l’installation des expositions permanentes.
Du 1er au 10 juin 2007, se déroulera le premier festival des arts et de la créativité de Toronto, Luminato, avec une vaste gamme de manifestations, de célébrations spéciales, de premières mondiales et de collaborations artistiques internationales qui inspireront et soulèveront la Ville de Toronto.
« Luminato est une collaboration remarquable entre organisations artistiques, artistes et amateurs locaux qui ont créé un programme sans précédent pour valoriser les principaux actifs artistiques de Toronto », a déclaré Janice Price, PDG de Luminato. « Au moment où une renaissance créatrice déferle sur notre ville, nous avons joint nos forces pour produire un festival d’envergure et de réputation internationales. »
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Pour une ville, il n’y a pas de plus beau cadeau que de transformer l’une de ses institutions culturelles les plus vénérables en place publique très populaire du 21e siècle. Voilà comment le président-directeur général du Musée royal de l’Ontario, William Thorsell, envisage l’initiative Renaissance.
« Le Musée a pour mandat d’être une vitrine universelle de la culture, en mettant en valeur des traditions d’Afrique, d’Asie et des Premières nations du Canada. Il s’agit également de l’un des principaux musées d’histoire naturelle en Amérique du Nord. On peut y examiner la structure de la terre et des minéraux, en plus d’y explorer l’époque des dinosaures et l’univers fascinant de la biodiversité moderne. »
« Ce projet vise la refonte complète des deux mandats, soit la rénovation des ailes initiales du Musée (construites en 1914 et en 1933) et la création d’une nouvelle architecture spectaculaire. L’initiative permettra d’intégrer le musée dans la ville et donnera à cet établissement, construit comme une forteresse, une toute nouvelle vocation, grâce à de nouvelles galeries, à des restaurants et à des boutiques. On fera place à la musique, aux repas et aux activités sociales. Nous voyons cette mesure comme un moyen d’améliorer la qualité de vie dans la ville », indique M. Thorsell.
Le nouveau cristal Michael Lee‑Chin, qui devrait ouvrir ses portes le 2 juin, comprendra de vastes surfaces de verre qui permettront aux visiteurs et aux passants de voir la galerie des dinosaures à travers les murs du musée, la nuit. « De l’extérieur, les gens pourront voir la galerie de l’Afrique, et au‑dessus, la galerie des costumes et des textiles. Il s’agit donc d’une initiative très ouverte, urbaine et transparente, dans l’intérêt de la ville. »
Sur le toit, dans l’un des cristaux, les visiteurs du nouveau restaurant Crystal Five pourront voir la ville. « On pourra boire un martini et dîner sur le toit, puis redescendre pour voir un film. Le Musée royal de l’Ontario comprendra maintenant cinq formes cristallines ayant différentes vocations. »
Le Musée royal de l’Ontario souhaite transmettre un engouement pour la culture et la nature. « Nous présenterons 1 500 échantillons de différents minéraux du monde entier », poursuit M. Thorsell. « Nous espérons que les visiteurs seront fascinés par le processus de création de ces minéraux, les joyaux de la terre. Les gens pourront ensuite voir la fabuleuse collection de peintures de Bouddha provenant de temples chinois, pour examiner un peu plus tard des fossiles de dinosaures de l’Alberta âgés de 63 millions d’années. Enfin, les visiteurs pourront parcourir l’histoire de la mode, de la fabuleuse époque des années 1950 aux travaux des couturiers de Marie‑Antoinette. »
La campagne de financement a permis de recueillir 250 millions de dollars jusqu’à maintenant. On comptera 27 galeries nouvelles et rénovées, dont 10 ont ouvert leurs portes depuis décembre 2005. Lorsque les nouvelles galeries seront terminées en 2008 2009, le Musée royal de l’Ontario sera encore plus près de la réalisation de sa vision.
« Nos villes deviennent des endroits très diversifiés. Différents groupes de personnes venant du monde entier s’y installent », souligne M. Thorsell. Selon lui, les musées ont la capacité de jouer le rôle qu’assumaient auparavant les églises : des lieux de rencontre liés à la musique, aux arts et aux sciences. « Les musées ne devraient pas tourner le dos aux villes; ils devraient plutôt s’y ouvrir et participer à leur dynamisme! »
Photo: Great Lakes Cruising Coalition(article publié initialement dans
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Quand on pense croisières, les Grands Lacs ne sont peut-être pas la destination à laquelle on pense d’abord, mais c’est une destination qui connaît actuellement un regain d’intérêt chez les consommateurs avertis de croisières. Cela augure bien pour ce secteur sous estimé de l’industrie, selon Stephen Burnett, directeur exécutif de la Great Lakes Cruising Coalition à Kingston.
« L’industrie des Grands Lacs est une industrie de petits navires intimes. Avec la Lloyds de Londres, nous avons recensé environ 140 petits navires dans le monde qui pourraient naviguer sur la voie maritime du Saint‑Laurent. Il en existe probablement une soixantaine qui permettraient d’exercer une activité de qualité et dont la taille permettrait de créer des répercussions économiques importantes. »
M. Burnett sait que la difficulté c’est de convaincre les propriétaires et les exploitants de ces navires qu’il est possible de faire de l’argent sur les Grands Lacs. Il a dirigé une étude approfondie sur le rendement de sept petits navires (de 100, 200 ou 400 passagers). « Nous avons constaté qu’une flotte de petits navires de croisière pouvait permettre de faire des affaires de 50 millions de dollars en une saison de 155 jours. Avec une flotte de 20 navires de croisière, les Grands Lacs alimenteraient une industrie de 100 millions de dollars en un clin d’oeil. »
Cette étude a aussi confirmé que les Grands Lacs offrent deux sources de revenus – comme la plupart des activités de croisière. La première tient aux achats des passagers et la seconde, aux activités maritimes, c’est‑à-dire au carburant et aux réparations des navires, et à la paie de l’équipage. « En fin de compte, l’ensemble de ces activités laisse une empreinte économique dans la région des Grands Lacs et influe sur tous les ports visités. »
Pour mieux tirer parti de ces possibilités, beaucoup de ports et de régions ont fait preuve d’un grand optimisme et investi dans des installations capables d’accueillir ces navires, explique M. Burnett : « Lors de nos discussions avec les autorités portuaires, nous leur conseillons de ne pas s’endetter en construisant tout de suite des terminaux modernes. Nous les encourageons à utiliser les ressources qu’elles possèdent déjà, surtout si elles ont accès à un immeuble patrimonial ou à un vieil entrepôt charmant. »
Certaines destinations peuvent envisager des investissements plus importants, ajoute‑t-il : « Toronto a construit un magnifique terminal polyvalent à l’extrémité est du port. Little Current, sur l’île Manitoulin, possède le port le plus visité de toute la région; elle améliore ses installations de mouillage pour que les navires puissent accoster en plein centre‑ville, comme cela se fait dans les fjords de Scandinavie. »
En prévision de la croissance future, le gouvernement de l’Ontario a financé une initiative qui apprend ni plus ni moins à une collectivité comment accueillir un navire, selon M. Burnett. « Cela aide beaucoup les collectivités qui connaissent mal l’industrie. »
Bruce O’Hare est l’une des personnes qui – comme M. Burnett – voit le potentiel de la région. Il possède et exploite le plus grand hôtel à Little Current (l’Anchor Inn construit en 1888) et Lakeshore Excursions, entreprise qui répond aux besoins des passagers : « Nous ressemblons beaucoup à l’Alaska d’il y a 30 ans », croit‑il, « une destination embryonnaire, mais qui compte des membres très engagés. »
Ce petit port qui accueille régulièrement des navires de 100 passagers procède à un développement de quatre millions de dollars. « Généralement, les passagers sont des Américains âgés et riches qui font des croisières haut de gamme plutôt que les croisières de masse offertes dans les Antilles. Les croisières sur petits navires coûtent plus cher par jour et les gens qui s’arrêtent dans nos ports ont tendance à avoir beaucoup voyagé. Ils sont allés en Méditerranée deux fois, ils ont fait l’Alaska, les Antilles, les Bahamas et l’Asie du Sud‑Est, et ils cherchent de nouvelles destinations. D’où les possibilités. »
Selon lui, les croisières sur les Grands Lacs connaissent actuellement une renaissance. « La mode d’hier revient en vogue. Il fut un temps où plus de croisiéristes naviguaient sur les Grands Lacs que sur n’importe quel océan, et cela revient tranquillement. Les Grands Lacs offrent de nombreux avantages. Ils sont très sûrs et l’anglais rend la destination accessible. On trouve ici de nombreuses commodités que l’on ne trouve pas ailleurs dans le monde. « Une croisière à domicile », expression inventée après le 11 septembre, « est la raison pour laquelle des endroits comme Jacksonville, Nouvelle‑Orléans, Charlotte et tous les autres ports de la côte Est et du Nord du Mexique accueillent maintenant de grands navires de croisière ».
Les attraits des Grands Lacs sont nombreux, qu’il s’agisse de festivals du film ou de courses du Grand Prix—activités aussi associées aux destinations européennes. La Great Lakes Cruising Coalition, organisme de marketing binational, n’a pas peur de sensibiliser le secteur des croisières à ce phénomène, signale Stephen Burnett : « Nous allons à Seatrade à Miami pour assurer aux Grands Lacs une place aux côtés des grandes destinations du monde, particulièrement l’Allemagne et l’Asie du Sud‑Est. L’industrie des petits navires de croisière reconnaît que nous avons une expérience extraordinaire à offrir sur ces mers intérieures d’eau douce. »
Pour que la destination reçoive l’attention qu’elle mérite, le groupe de M. Burnett a lancé, avec l’aide du gouvernement de l’Ontario, une série d’inspections visant les exploitants étrangers de navires de croisière ainsi que les voyagistes réputés qui font appel à des navires de croisière. « Nous avons constaté que ces gens sont très occupés. Nous les avons invités au Canada et avons loué un avion amphibie haute performance pour leur montrer qu’il est possible de planifier des itinéraires créatifs avec de petits navires de croisière dans des régions comme la baie Georgienne et le chenal du Nord.
« Alors, nous avons pu décoller sur les roues, atterrir sur les flotteurs dans le port de Parry Sound et de Little Current, atterrir sur les roues à Sault Ste. Marie, où nous avons changé d’avion pour nous rendre à la tête des Grands Lacs à Thunder Bay, puis à Duluth, à Detroit, à Erie, à Toledo avant de revenir à Toronto. Nous voulions faire valoir les Grands Lacs comme une magnifique destination de croisière en eau douce.
« À la fin de cette tournée, nos invités étaient bouche bée. Ils ont été étonnés non seulement par la beauté naturelle de nos Grands Lacs, mais aussi par la culture de la région. Pendant la tournée, ils lançaient toutes sortes d’idées – juste pour voir quels étaient les débouchés économiques. Aujourd’hui, nous en récoltons les fruits. »
Il faut régler quelques problèmes, dont l’un concerne la conformité aux règlements de sécurité. Le dédouanement d’un navire qui est passé par le Canada et les États‑Unis est pénible au point où certaines entreprises ont dit que la tâche était carrément trop difficile à envisager.
« Elles ont dit qu’elles allaient opter pour un itinéraire soit au Canada, soit aux États Unis », a déclaré M. Burnett. « Malheureusement, ça n’est pas la meilleure façon de faire, car les itinéraires qui touchent aux deux pays sont les meilleurs : ils ont beaucoup à offrir; par exemple, les croisières les plus excitantes vont de Toronto à Chicago.
« Il y a sept ans que nous travaillons à ce plan d’entreprise. C’est un défi incroyable parce que l’industrie nationale des croisières sur les Grands Lacs n’existe pas vraiment (les navires suivent généralement le soleil). Toutefois, la croissance qui s’annonce laisse croire que le meilleur reste à venir. »
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Les jeunes voyageurs âgés de 16 à 24 ans constituent le secteur de l’industrie du tourisme qui connaît la croissance la plus rapide, selon les nouvelles statistiques de la World Youth Student & Educational Travel Confederation (WYSE), présentées sur le site TravelVideo.TV le 27 février 2007. Selon la WYSE, qui représente plus de 20 % des visiteurs internationaux, les jeunes voyageurs aventureux font de plus longs voyages, dépensent davantage, cherchent des destinations différentes et vivent des expériences plus diversifiées que la moyenne des touristes. Il n’est pas surprenant de constater que l’industrie les considère de plus en plus comme la relève du tourisme international.
L’organisme a récemment conclu avec l'Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies un partenariat visant la promotion et le développement de cette industrie très lucrative, en encourageant les gouvernements à appuyer activement les produits et services liés au tourisme des jeunes.
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TOURISME)
Le marché mexicain est très prometteur pour le Canada, selon la dernière étude de segmentation de la CCT. Chaque année, on compte plus de 12 millions de voyages de plus d’une journée en provenance du Mexique. Par conséquent, le marché mexicain devient de plus en plus important pour le Canada, explique Sylvie Lafleur, directrice exécutive, Europe/Amérique latine :
« Après un léger recul en 2003, les voyages de plus d’une journée au Canada ont remonté la pente en 2004 pour connaître une croissance de 9 % en 2005, avec 173 000 visiteurs mexicains au Canada. De plus, on ajoute régulièrement de nouveaux vols directs. »
Pour comprendre l’évolution du marché, la CCT a commandé des recherches axées sur trois étapes :
* Première étape (étude documentaire secondaire) : compréhension approfondie du marché mexicain;
* Deuxième étape (enquête qualitative sur le tourisme) : vingt entrevues approfondies avec les principaux intervenants du marché mexicain, qui ont fourni de précieux renseignements;
* Troisième étape (enquête téléphonique quantitative) : un total de 2 500 entrevues dans les trois principales villes du Mexique (50 % à Mexico et 25 % à Monterrey et à Guadalajara), visant la classe sociale supérieure (A/B ou C+) et les voyageurs (au cours des trois dernières années) ou les gens qui prévoient partir en voyage (au cours des deux prochaines années).
Selon Mme Lafleur, cette initiative arrive au bon moment, en raison des nouvelles conditions qui font du Canada une bonne destination pour le Mexique : « Au Mexique, on constate une augmentation des voyageurs indépendants qui dépensent beaucoup. Les connaissances actuelles suggèrent que les produits touristiques du Canada correspondent très bien aux préférences des touristes mexicains, notamment pour les achats, les visites touristiques, les activités liées à l’histoire et à la culture, les parcs nationaux et les sports d’hiver. »
Les perspectives sont encourageantes au Mexique. L’économie du pays devrait continuer à croître au cours des trois prochaines années. De plus, la demande continue d’augmenter à 4 %. Enfin, la stabilité du taux de change devrait se poursuivre au cours des prochains mois.
Les touristes mexicains ont tendance à voyager fréquemment. Les répondants à l’étude ont effectué en moyenne 3,1 voyages d’agrément internationaux au cours des trois dernières années. Il s’agit d’un potentiel considérable pour les destinations internationales, y compris pour le Canada et ses concurrents. Soulignons que le nombre de voyages d’agrément effectués semble augmenter légèrement avec l’âge des voyageurs.
Même si 70 % des touristes ont effectué des voyages d’agrément aux États‑Unis au cours des trois dernières années, le Canada a attiré 18 % des voyageurs mexicains, presque autant que l’ensemble des destinations européennes (24 %), dont l’Espagne est la plus populaire (14 %). Certains Mexicains voyagent aussi en Amérique du Sud (8 %) et dans les Caraïbes (5 %). Les autres parties du monde attirent très peu de touristes mexicains. Le Canada attire proportionnellement davantage de visiteurs de la classe économique supérieure et de Mexico. Les recherches indiquent que l’Ontario est la province la plus fréquemment visitée. Le Québec, qui attire la moitié des touristes mexicains, vient tout de suite après. La Colombie‑Britannique attire plus du tiers des visiteurs du Mexique, suivie de l’Alberta (12 %).
Le marché mexicain est particulièrement attrayant lorsqu’on prend connaissance des intentions futures de voyages internationaux. Près des deux tiers (65 %) des répondants déclarent qu’il est sûr – ou très probable – qu’ils effectueront un voyage d’agrément à l’extérieur du Mexique et de l’Amérique centrale au cours des deux prochaines années. Ces résultats soulignent le dynamisme du marché.
Les voyages au Canada attirent davantage les voyageurs plus jeunes (de 20 à 54 ans) et les résidants de Mexico. Les destinations européennes sont les principales concurrentes dans ce segment du marché. En moyenne, les voyages au Canada et ailleurs dans le monde sont plus longs qu’aux États‑Unis. Les familles ont tendance à visiter ensemble les destinations internationales, surtout les États‑Unis. Enfin, bon nombre de touristes mexicains voyagent seuls (17 %) ou avec des amis (14 %).
De nombreux touristes mexicains profitent des forfaits qui comprennent l’hébergement et le transport aérien. C’est plus souvent le cas pour ceux qui visitent le Canada (37 %) et d’autres parties du monde (31 %) que les États‑Unis (25 %). La promotion du Canada est favorisée par ces forfaits, qui facilitent le processus de sélection et de réservation pour les Mexicains.
Les répondants préfèrent demeurer dans des hôtels de prix moyen (33 %), chez des amis ou des parents (33 %), dans des hôtels luxueux (21 %) ou dans des centres de villégiature (11 %). Une bonne partie des consommateurs sont prêts à payer davantage pour l’hébergement. Des touristes mexicains rapportent des dépenses supérieures à 5 072 $CAN pour des voyages. Ils dépensent davantage au Canada (5 929 $) et dans d’autres parties du monde (5 843 $) qu’aux États‑Unis.
« Cette situation favorise le Canada », souligne Mme Lafleur. « Les États‑Unis ne sont pas aussi bien perçus que d’autres destinations pour le rapport qualité‑prix. Le Canada et d’autres parties du monde sont mieux perçus et coûtent moins cher. C’est une occasion pour le Canada de prendre l’avantage sur les États‑Unis. »
Ajoutons que les touristes mexicains associent le Canada au ski alpin ou à la planche à neige (les États‑Unis sont un concurrent important), que le Canada évoque la sécurité (l’Europe est la principale concurrente à ce titre), et qu’il est considéré comme un bon endroit pour élever ses enfants (tout comme l’Europe). On estime aussi que le Canada offre de superbes paysages naturels intacts (l’Amérique du Sud est la principale concurrente à ce titre).
Les activités au Canada qui font l’objet du plus grand intérêt sont :
* Les visites des principales villes
* Les chutes Niagara
* Les sites du patrimoine mondial
* Les aurores boréales
* Les Rocheuses canadiennes
De plus, la culture canadienne‑française attire de nombreux Mexicains.
Sur le plan du marketing, l’accès aux voyageurs internationaux du Mexique par Internet est très élevé à 84 %, ce qui laisse croire qu’Internet y est souvent utilisé pour les recherches et les réservations.
Selon l’étude, pour tirer parti du marché mexicain, le Canada doit offrir un contenu adéquat en espagnol sur Internet, établir de solides relations avec le secteur touristique et influencer considérablement le choix de la destination. Il sera important de renforcer l’image du Canada afin que les voyageurs en tiennent compte dès le début du processus de planification.
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La ville de Guangzhou, Chine, a acueilli 90 délégués canadiens de 45 organismes partenaires, notamment des représentants de Tourism BC, Travel Alberta International, Ontario Tourism, et Tourisme Montréal, ainsi que de compagnies aériennes, d'agences de voyage, venus pour participer au Guangzhou International Travel Fair 2007 (GITF).
GITF est le salon touristique le plus important et le plus influent de la Chine occidentale. Pour la CCT, il s'agit d'une région clé si on veut accroître le nombre de visiteurs au Canada. Cette année, la Commission canadienne du tourisme (CCT) fait ses débuts au GITF en tant qu'exposant le plus important, en présentant sa nouvelle image de marque ainsi que les nombreux produits touristiques qu'offre le Canada dans son pavillon de 470 mètres carrés.
Après le GITF, la délégation de la CCT poursuivra ses activités de promotion en Chine du 3 au 7 avril avec un circuit touristique créatif sur le fleuve Yangzi jiang à bord du navire de croisière Viking Century Sky. Les délégués canadiens et 45 représentants des principales agences de voyage chinoises participeront à trois journées intensives de discussions et de réseautage.
Les activités ont débuté le 29 mars par une séance d'information donnée par les vendeurs, dont l'hôte pour la CCT était Derek Galpin, directeur principal, Chine, qui a donné un aperçu économique du marché chinois, fait le point sur les activités auxquelles la CCT a participé en 2006, et parlé des projets à venir. Puis, Albert Guo, de CYTS Beijing, a parlé du marché des voyages d'incitation en Chine qui croît très rapidement depuis 2002. Il a ensuite présenté des profils d'entreprises clientes intéressées, et a conclu en présentant les avantages et les désavantages du Canada comme une destination d'incitation pour les Chinois, ce qui a laissé aux délégués ample matière à réflexion.
Les activités du GITF ont débuté tôt le 30 mars par l'ouverture officielle, la distribution de trousses d'information au pavillon du Canada et des spectacles présentés par les danseurs de la troupe Le‑La‑La et le Checkerboard Guy (un artiste unique qui utilise la magie et l'humour pour conquérir le public). Des représentants de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) étaient présents, et ont été très populaires auprès des agents de voyage.
Parmi les autres activités : un déjeuner pour les médias de marque, parrainé conjointement par Tourism British Columbia et la Société du partenariat ontarien de marketing touristique (SPOMT), avec le sous‑ministre ontarien du Tourisme, David L. Lindsay. En soirée, la SPOMT a été l'hôte, avec la CCT, d'une réception visant à faire connaître les merveilles de l'Ontario et du Canada; plus de 200 invités de l'industrie du tourisme et des médias ont pu être divertis par un groupe de jazz local et les danseurs de la troupe Le‑La‑La, et sont repartis avec des cadeaux et de bons souvenirs de l'hospitalité canadienne.
« Nous sommes ravis de la réussite du lancement du GITF, déclare Derek Galpin. Ce genre d'événements offre à nos organismes partenaires l'occasion idéale de montrer aux médias, à l'industrie du tourisme et au public chinois pourquoi ils devraient visiter le Canada, et nous participerons certainement encore à ce genre d'événements. »
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On constate une augmentation de la popularité des « voyages altruistes », selon un nouveau sondage mené par Opodo, spécialiste des réservations en ligne. Selon Phil Davies (TravelMole, le 9 mars 2007), le sondage révèle une augmentation de 67 % des « voyages enrichissants » offerts par Opodo au cours de la dernière année.
Cette clientèle est composée majoritairement de femmes. Une personne sur dix a plus de 40 ans et une personne sur trois a entre 25 et 40 ans. Cela indique que la génération plus âgée est plus prête que jamais à prendre une pause pour « faire sa part », selon Opodo.
En partenariat avec des spécialistes du tourisme bénévole, l’entreprise permet par exemple de participer à des travaux communautaires avec des enfants de Mombasa, de peindre des maisons à Rio de Janeiro ou de prendre part à des projets de conservation au Royaume‑Uni. En 2006, le Kenya et l’Afrique du Sud ont été les destinations les plus populaires. Cette année, on prévoit une hausse considérable pour les projets en Asie.
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Plus de la moitié des couples qui attendent un enfant partent en vacances une dernière fois pour se reposer, selon un article paru dans le USA Today. L’industrie du tourisme observe ce phénomène avec intérêt et offre maintenant les tout premiers forfaits « babymoon ».
Selon une récente étude menée par Liberty Travel (une importante agence de voyages américaine) et BabyCenter®, le site Internet le plus populaire pour les nouveaux parents, 59 % des nouveaux parents ont effectué un voyage spécial de plus d’une journée avant la naissance de leur enfant.
« Comme les lunes de miel, il s’agit de vacances spéciales et inoubliables », souligne Lisa Vachna, spécialiste en voyages chez Liberty Travel. « L’étude a confirmé l’importance de ces voyages pour les futurs parents, en plus de fournir des renseignements sur les petites attentions essentielles. »
Aux États‑Unis, les futurs parents font plus de deux millions de voyages par année : 43 % d’entre eux veulent se détendre, tandis que 41 % souhaitent se retrouver seuls une dernière fois. L’étude révèle également que de nombreux futurs parents passent leurs vacances à se reposer (62 %), tandis que d’autres préfèrent faire des emplettes (59 %) ou faire du tourisme (48 %). En moyenne, les voyages des futurs parents ont lieu au cours du deuxième trimestre de la grossesse. En général, ces vacances comprennent de deux à quatre nuitées. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le www.babycenter.com.
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Lorsqu’elle vend le Canada sur des marchés clés, l’équipe de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Royaume Uni s’inspire du besoin de maintenir la cadence toute l’année. La directrice générale, Maggie Davison, a bon espoir que cette approche favorisera la perception du Canada.
« Nous avons été dynamiques en prévision de 2007. Nous voulons montrer le Canada sous un nouveau jour et certainement éveiller la curiosité du consommateur par notre offensive de marketing. J’adore les publicités radiophoniques : imaginez un conducteur bloqué sur la M25 qui essaie de se rendre au travail par un matin tristounet et pluvieux, au milieu d’automobilistes en pleine crise de rage au volant. Imaginez ce tableau – assez commun ici au R.‑U. – et un annonceur invitant ce conducteur à saisir l’assainisseur d’air, à le porter à ses narines et à inspirer profondément en s’imaginant qu’il se promène dans une forêt de pins canadiens! »
Ce clin d’œil à l’humour britannique n’est qu’une des tactiques qu’utilise la CCT R. U. dans un pays où pour mieux faire connaître le Canada, elle doit constamment en faire valoir les attraits.
« Nous sommes à la radio et dans le métro. Dans la foulée de notre campagne sur la patinoire à Canary Wharf, nous avons distribué aux employés des tours à bureaux la surplombant 5 000 clés USB mettant en vedette le Canada et, sur la glace, inscrit le logo Explorez sans fin pour qu’ils puissent le voir de leurs fenêtres. »
Selon Mme Davison, faire connaître le Canada à des groupes de consommateurs à rendement potentiellement élevé est une démarche extrêmement efficace. Nous nous imaginons qu’en arrivant au bureau, leur premier geste a été de brancher la clé USB dans leur ordinateur et d’en regarder le contenu. Peut‑être y ont‑ils trouvé un répit salutaire et matière à égayer leur lundi matin. »
La campagne d’affiches dans les centres d’entraînement qui sera menée à l’échelle nationale dans des centres de santé et d’entraînement choisis est une autre tactique qui devrait connaître du succès. Il s’agit d’un concept intelligent emprunté à la CCT Allemagne.
« Ces affiches s’inspirent des schémas des muscles affichés sur les machines, sauf que là, si ce sont les muscles du ventre qui sont affichés en rouge, c’est pour indiquer que vous pouvez les exercer en assistant à un festival de comédie au Canada. Si les biceps ou les muscles du bas du mollet sont mis en évidence, c’est pour dire que vous pouvez les cibler en magasinant. Nous avons adapté le concept de manière à établir un lien avec tout ce que les Britanniques aiment faire lorsqu’ils sont en vacances. Leur séance d’entraînement de 15 minutes sur le tapis roulant les fait rire et constater qu’ils peuvent faire plein de choses merveilleuses au Canada. »
Ajoutons que Spotlight 2007 a été complètement réorganisé cette année et que la Fête du Canada à Trafalgar Square, le 29 juin, est en pleine préparation :
« En associant nos activités avec les prix Canada Media, qui sont décernés la veille, nous mettons vraiment le paquet pour la fin de semaine de la Fête du Canada. Nous espérons présenter une brochette d’artistes relativement bien connus et terminer la soirée avec un gros nom, ici, au R. U. Nous avons ajouté un pavillon où les aliments et les boissons offerts font la promotion des produits du Canada – l’idée étant que les gens qui assistent aux célébrations font l’expérience du Canada pendant une journée. »
Mme Davison espère qu’ils seront tellement excités qu’ils finiront par sauter dans un avion en partance pour le Canada, sachant qu’ils y passeront un moment vraiment sympa. « À l’automne, nous tiendrons notre conférence pour les spécialistes du Canada qui a changé de forme l’an dernier. Ensuite, nous passerons à l’hiver en reprenant l’idée de la patinoire. »
Plus nous nous approchons des Olympiques de Vancouver, plus les activités de marketing seront axées sur ce thème. « La Fête du Canada et la patinoire constituent d’excellentes plateformes pour cela », souligne Mme Davison. « Sans la collaboration de tous les partenaires de la CCT, nos efforts n’auraient pas la même envergure. L’objectif est de créer un engouement pour le Canada au R. U., et je crois que c’est exactement ce que nous faisons. Il n’y a tout simplement pas assez d’heures dans une journée pour que nous puissions faire tout ce dont nous aurions envie. »
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Avec 10 000 exposants de 180 pays, ITB (Internationale Tourismus-Börse), qui se tient annuellement à Berlin, représente l’éventail complet du tourisme international, à tous les niveaux de la chaîne à valeur ajoutée. Le Canada a pu constater que l’édition de mars 2007 d’ITB laissait entrevoir des signes encourageants relativement au marché allemand pour cette année.
Selon le directeur général de la CCT à Düsseldorf, Karl‑Heinz Limberg : « Il y a une amélioration certaine. Nous avons connu une excellente saison d’hiver avec une augmentation de 14 % en décembre et de 8 % en janvier, ce qui est de bon augure. L’intérêt renouvelé à l’égard du Canada s’est constaté à ITB également dans un nouveau pavillon qui a fait l’objet de commentaires élogieux, tant des partenaires que des visiteurs. Nous avions 50 exposants de l’ensemble du Canada, y compris des représentants de chaque province et chaque territoire et de nouveaux exposants. »
Selon M. Limberg, l’industrie canadienne peut s’attendre à une légère hausse de touristes allemands après une année 2006 plutôt décevante, attribuable en grande partie à la Coupe mondiale de soccer et au dollar canadien élevé.
Afin d’ajouter un élément d’intérêt à la participation canadienne, l’ambassade du Canada à Berlin organisait (pour la troisième fois) une réception sensationnelle sous le thème Explorez sans fin. M. Limberg explique : « L’ambassade du Canada, située en plein centre‑ville de Berlin, a une architecture accrocheuse. Tous les matériaux utilisés pour sa construction sont canadiens. Cet immeuble convenait particulièrement pour une célébration qui concurrençait d’autres activités le même soir. Il va sans dire que nous étions fiers d’accueillir 225 invités à cette réception. »
Au nombre des conférenciers invités, on retrouvait l’ambassadeur du Canada, Paul Dubois, l’honorable Stan Hagen, ministre du Tourisme, des Sports et des Arts de la C.‑B., et la PDG de la CCT, Michele McKenzie. Au nombre des participants, se trouvaient quelque 70 exposants canadiens, ainsi que des représentants des médias suisses et allemands et des représentants de l’industrie du tourisme – voyagistes, agents de voyages et compagnies de voyages de motivation.
M. Limberg mentionne aussi la présence d’une athlète de renom et personnalité médiatique : « Gunda Niemann‑Stirnemann, la plus célèbre patineuse de vitesse de l’Allemagne, qui a remporté huit médailles d’or olympiques et plusieurs titres de championne du monde entre 1989 et 2001, était présente à la réception. Aujourd’hui, elle est commentatrice sportive à la télévision. » Le volet divertissement du salon avait été confié au Chamaeleon Theatre Berlin (une compagnie de théâtre de variété canado‑allemande qu’on pourrait décrire comme un hybride entre le chaos comique et Le Cirque du Soleil).

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TOURISME)
Toutes les petites collectivités du Canada ont un musée témoignant de leur passé, et tout le monde peut, de nos jours, posséder un chemin de fer miniature. Donc, pour qu’elle figure dans un musée, la maquette de chemin de fer doit être assez particulière. Duane Porter est conservateur et propriétaire du musée du chemin de fer Halifax & Southwestern, où il reconstitue la ligne construite au début du vingtième siècle par les barons canadiens du chemin de fer, William Mackenzie et Donald Mann. Cette ligne devait être la dernière étape de leur projet visant l’établissement d’un troisième chemin de fer transcontinental national.
Le musée est situé dans la ville historique de Lunenburg, en Nouvelle‑Écosse, désignée site du patrimoine mondial par les Nations Unies. M. Porter mesure donc l’importance du plus infime détail. « Les gens de la collectivité connaissent par cœur l’ancien chemin de fer, même s’il est disparu depuis longtemps, et ils reconnaîtront toute erreur d’exécution. De plus, des gens du monde entier viennent voir la ville du Bluenose », dit‑il au sujet de la célèbre goélette figurant sur les pièces canadiennes de dix sous. « Nous ne pouvons donc nous permettre d’être une attraction secondaire. »
Le musée a déménagé de Bridgewater à Lunenburg en 2003, lorsque le centre commercial où se trouvait le musée a annoncé qu’il agrandissait son espace commercial. En raison du déménagement, le musée a dû fermer ses portes pendant presque un an, pour rouvrir en avril 2004.
« Nous avons perdu un peu de notre validité historique, puisque Bridgewater avait toujours été le point de division du chemin de fer », souligne M. Porter, « et le nombre de visiteurs a diminué puisque bon nombre d’entre eux venaient du centre commercial. » M. Porter et son groupe de modélistes et de guides touristiques bénévoles ont relevé le défi : Lunenburg est devenu un emplacement parfait en raison de son statut historique unique.
Le nouvel emplacement, un entrepôt de 3 500 pieds carrés, abrite le chemin de fer de 750 pieds linéaires (échelles 1:87 et 1:64), situé au‑dessus de meubles qui contiennent des centaines de pièces d’exposition du chemin de fer Halifax and Southwestern et des deux chemins de fer qu’il rejoignait, le légendaire Dominion Atlantic et l’Intercolonial (plus tard le Canadien National). Il reste encore beaucoup d’espace et M. Porter prévoit aménager des expositions interactives pour les jeunes, une salle de réunions et une cuisine, et peut‑être un jour des expositions extérieures.
Comme la plupart des sites du patrimoine, y compris les musées publics, le musée Halifax and Southwestern est parfois confronté à un manque de fonds. Le succès du musée est étroitement lié au tourisme et peut dépendre du prix de l’essence, d’une guerre au Moyen‑Orient ou d’autres facteurs économiques qui forcent les gens à rester à la maison pendant les vacances. « Le défi consiste à offrir des nouveautés chaque année pour faire revenir d’anciens visiteurs », indique M. Porter. « Ces derniers sont heureux de constater les progrès de la construction de la maquette. »
Les villes de Lunenburg, Bridgewater, Liverpool et Mahone Bay ont été recréées dans les moindres détails. Cela n’est qu’une des attractions du musée, dont l’objectif est de donner vie à l’histoire du chemin de fer et aux espoirs de deux hommes habitués au succès, deux hommes qui ont été foudroyés lorsque leur projet de chemin de fer continental s’est effondré pour être ensuite intégré au Canadien National par le gouvernement fédéral, au cours des années 20.
« Nous voulons démontrer toute l’importance historique de ce chemin de fer d’une longueur d’à peine 581 kilomètres », souligne M. Porter. « Par exemple, la ligne a été creusée dans le granit à la dynamite, à la pioche et à la pelle; les débris étaient ensuite transportés dans des chariots tirés par des mules. »
La ligne était étroitement liée à la pêche, un élément important du patrimoine local. « Le transport du poisson était essentiel pour les pêcheurs de Lunenburg », poursuit M. Porter. « Les compartiments réfrigérés offerts par le chemin de fer H&SW ont rapidement ouvert de nouveaux marchés. »
Jay Underwood, auteur et ancien rédacteur en chef et éditeur de journal, habite à Elmsdale, en Nouvelle‑Écosse. Il est président de la Nova Scotia Railway Heritage Society.
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Le propriétaire du Club Chambeaux, d’Air Saguenay et de Labrador Air Safari (et copropriétaire de Nolinor Aviation) ne connaît pas la signification du mot « ralentir ». Aujourd’hui, il voyage dans le monde entier pour chasser et pêcher, pour rencontrer des amis et pour constater les effets des tendances du marché sur les entreprises qu’il a créés pendant quatre décennies.
Jean‑Claude Tremblay, 65 ans, n’est pas seulement le pourvoyeur de chasse et pêche le plus prospère du Canada; il a également mis sur pied la principale compagnie d’aviation de brousse en Amérique du Nord. L’histoire de cet entrepreneur de Jonquière est remarquable : il a développé son entreprise grâce à une série d’acquisitions judicieuses. On se demande comment il a pu assumer avec tant d’aisance des risques aussi élevés!
La carrière de M. Tremblay dans l’industrie du tourisme d’accueil a commencé dans le secteur des brasseries au Saguenay. Ce passionné de chasse et de pêche a acheté son premier petit avion en 1967 pour visiter le Nord du Québec. Son entreprise de publicité extérieure (Enseignes Néon Otis) lui a permis de rêver de posséder un jour des camps éloignés dans des endroits exotiques tels que « Croissant Vermeil » et « Lac Margane »; sa première pourvoirie (en 1973) comprenait l’accès exclusif à un territoire de plus de 324 000 hectares, situé à environ 150 km au nord de Chicoutimi, au lac Homamo.
« À l’époque, c’était la destination par excellence pour pêcher la truite indigène au Québec. Grâce à une entente avec Air Saguenay pour le transport, nous recevions de 1 000 à 1 200 invités par année, dont 80 % étaient des Américains. »
En 1980, M. Tremblay achète Air Saguenay.
Les nouvelles acquisitions de M. Tremblay comprenaient un bail couvrant le secteur des lacs Muguet et Delorme, où l’on préparait un grand projet hydroélectrique visant l’inondation de la rivière Caniapiscau et la création d’un vaste réservoir. « En réalisant que ce territoire serait bientôt recouvert d’eau, j’ai décidé de conserver mes droits de relocalisation jusqu’à ce qu’une occasion se présente. » Plus tard, cette décision apparemment risquée allait s’avérer très judicieuse.
Pendant ce temps, l’acquisition d’un transporteur aérien de Fermont rendait M. Tremblay propriétaire de la pourvoirie du Club Chambeaux, qui était alors peu développée. « C’est ainsi que nous avons commencé à offrir des voyages de chasse. Nous avons ouvert 6 pavillons en 1984. Nous accueillions de 800 à 1 000 clients par année, dont la plupart arrivaient de Montréal avec l’ancien transporteur Québecair. En 1987, on comptait déjà deux ou trois pourvoiries de chasse au caribou à Schefferville. »
Cependant, comme le nombre de clients ne justifiait pas la liaison directe entre Montréal et Schefferville, M. Tremblay a entamé des discussions pour déplacer ses activités de Fermont à Schefferville afin d’accroître la clientèle locale. Avec 1 500 clients, la possibilité d’attirer un transporteur pour la liaison avec Montréal devenait beaucoup plus envisageable; effectivement, City Express a fini par accepter d’effectuer 50 vols réguliers entre Montréal et Schefferville.
« Avec d’autres pourvoiries, nous avons fini par transporter un total de 3 000 chasseurs par année à Schefferville. Air Saguenay y a ouvert une base [pour finir par conserver celle de Fermont]. Nous avons acquis un autre transporteur de Wabush [Labrador], et huit appareils se sont rapidement ajoutés à la flotte d’Air Saguenay. »
L’entreprise était également propriétaire de la Pourvoirie Manicouagan et d’une douzaine de camps accueillant chaque année de 400 à 500 clients américains ou canadiens arrivant de Baie‑Comeau. « Par conséquent, à la fin de la saison de la pêche, à l’automne, nous pouvions affecter quatre ou cinq de ses appareils à la chasse au caribou pour répondre à la demande croissante. À ce moment‑là, d’autres pourvoyeurs se sont installés au lac Pau, du réservoir de la Caniapiscau. Nous avons donc ouvert une base dans ce secteur. »
C’est alors que M. Tremblay a exercé ses droits de relocalisation en faisant l’acquisition du village de Caniapiscau à un prix minime. (Le village était utilisé par les responsables des projets hydroélectriques dans les années 1970 avant d’être abandonné.)
« La croissance d’Air Saguenay s’est poursuivie avec l’acquisition de trois autres transporteurs et d’avions additionnels provenant d’aussi loin que Havre Saint‑Pierre, sur la Basse‑Côte‑Nord. Aujourd’hui, nous comptons 12 bases aériennes au Québec. » Lorsque City Express a fait faillite, M. Tremblay et son partenaire Jacques Prud’homme ont créé Nolinor Aviation, compagnie dotée d’une flotte d’avions de transport de passagers et de marchandises, d’une base principale à Mirabel et d’installations à Dorval.
« Nous transportons maintenant tous les chasseurs de caribou dans les régions de Schefferville et du lac Pau, et 90 % des chasseurs de cerf de Virginie sur l’île d’Anticosti. Nous transportons des passagers pour l’observation d’ours polaires avec Frontiers North Adventures, des pêcheurs de saumon au nord de Winnipeg et de nombreux pêcheurs sportifs dans l’Ouest Canadien. Nous avions besoin d’un point d’entrée pour les chasseurs; Nolinor s’est chargé d’assurer les transferts avec Air Saguenay en direction du Club Chambeaux, du Club Montagnais et des Nordic Camps, où nous étions un partenaire. »
Chaque décision prise par M. Tremblay au cours de sa carrière semble avoir été conçue pour offrir à ses clients le même excellent service. Le contrôle qu’il exerçait sur ses transporteurs lui a permis d’adapter le service à la demande.
« Lorsque nos invités arrivent à Montréal, ils sont accueillis par l’un de nos représentants, tout comme lorsqu’ils atterrissent à Schefferville. Nous appuyons nos clients dans tous les aspects de leur expérience de chasse, que ce soit pour l’achat du permis, les services offerts par les guides et la qualité des embarcations, des moteurs, de la nourriture et des pavillons. Tout est toujours prêt à temps. »
Au fil des ans, l’entreprise de M. Tremblay a accueilli plus de 22 000 chasseurs et plus de 6 000 pêcheurs du Canada et des États‑Unis. « Nous gérons nos ressources naturelles de manière durable. Nous faisons de nombreux voyages de familiarisation et de la publicité dans les meilleurs magazines de chasse américains et canadiens. Nous participons à plus de 40 salons sportifs par année, aux États‑Unis et au Canada. Nous avons longtemps mis l’accent sur les bébé‑boumeurs, mais nous offrons maintenant des rabais pour les enfants afin de renouveler notre clientèle. »
M. Tremblay constate que de plus en plus de pères emmènent leurs enfants avec eux : « La clientèle des bébé‑boumeurs est passée de 3 500 à quelque 2 500 chasseurs. Nous ne voulons pas connaître d’autres réductions, parce que la clientèle doit être suffisante pour nous permettre d’entretenir adéquatement nos infrastructures. C’est pourquoi nous avons acquis des appareils additionnels et réduit le nombre de pavillons, afin de mettre l’accent sur la qualité. Nous couvrons davantage de territoire et d’attractions pour nos clients, et ils savent qu’ils sont entre bonnes mains. »
Jean‑Claude Tremblay a le sens des affaires et il ne compte pas ralentir!

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TOURISME)
Peu importe l’ampleur du projet et des tâches à accomplir, la directrice exécutive principale de Québec 2008, Josée Laurence, espère que les participants aux célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec conserveront un merveilleux souvenir de rassemblements nombreux et mémorables.
« Lorsque la Société du 400e anniversaire de Québec a entrepris de remplir sa mission, nous avons examiné les méthodes employées pour d’autres événements semblables en Amérique du Nord. Nous avons même examiné les méthodes d’organisation des expositions internationales et nous avons mené des consultations avec des intervenants de la région représentant les secteurs économique, social, touristique et culturel, afin de connaître leurs aspirations collectives.
« Les gens nous ont dit que les célébrations devaient laisser, par‑dessus tout, un héritage lié au territoire géographique de Québec. Ensuite, il est devenu clair que nous devions transmettre à la population le besoin de prendre part aux événements plutôt que de simplement y assister. Ce désir d’engagement communautaire était très présent dans nos constatations. »
Selon Mme Laurence, on peut atteindre cet objectif grâce à une répartition stratégique des activités pendant toute l’année 2008. « Cette méthode va à l’encontre des pratiques traditionnelles, selon lesquelles on doit mettre l’accent sur des événements bien définis. Cependant, la richesse de notre environnement justifiait l’adoption d’une approche plus universelle. »
Mme Laurence mentionne le Carnaval de Québec pour illustrer ces richesses. Il s’agit d’un événement bien connu depuis longtemps, idéal pour enrichir les célébrations du 400e anniversaire de la ville. Dans le même ordre d’idées, le Sommet de la Francophonie, prévu pour octobre 2008, pourrait difficilement être exclu des festivités. Par conséquent, les organisateurs ont dû adopter un calendrier élargi. »
« Cette démarche fonctionnera uniquement si notre programme comprend également des moments forts conçus pour raviver l’intérêt du public pour les célébrations », souligne Mme Laurence. « Ces moments spéciaux seront répartis parmi de nombreux autres événements inspirés par nos collectivités, qui sont le résultat d’un appel de propositions. Le défi consistait à traiter équitablement toutes les propositions présentées, tout en sachant qu’elles proviendraient de groupes différents disposant de ressources différentes. »
On a établi des catégories de projet pour faciliter le processus. L’une de ces catégories comprenait les événements annuels tels que le Festival d’été de Québec et les Fêtes de la Nouvelle‑France. « Nous avons compté 29 événements et nous avons invité les organisateurs à présenter des propositions. » Une autre catégorie visait les institutions culturelles, telles que l’Opéra de Québec et l’Orchestre symphonique. Enfin, la troisième catégorie avait un mandat spécial :
« Après 400 ans, nous voulions souligner la nature dynamique de notre société », explique Mme Laurence. « Par conséquent, il fallait tenir compte de l’histoire et du patrimoine, des arts, de la culture, des loisirs, de l’environnement, des sciences et de la technologie, parce que nous croyons que le 400e anniversaire ne constitue pas seulement une occasion de commémorer le passé, mais également une invitation à explorer la réalité d’aujourd’hui en regardant vers l’avenir. Nous avons besoin des jeunes pour envisager les défis à venir. »
L’équipe de Mme Laurence a présenté deux appels de propositions pour aider les intervenants, dont la plupart sont des bénévoles, à présenter des projets dans ces domaines : « Nous avons reçu 85 propositions à la suite du premier appel en 2005; après le deuxième appel en 2006, nous avons reçu 232 propositions. Nous avons établi un comité consultatif chargé d’évaluer la qualité et la pertinence des projets. À la fin, nous avons retenu, à la suite du premier appel, 16 propositions correspondant à l’esprit de rassemblement que nous souhaitions donner aux célébrations. Nous attendons maintenant les résultats du deuxième appel de propositions. »
Le thème des « rencontres » sera présent tout au long de l’année. « Au niveau fondamental, cela nous permet d’aborder le vaste domaine de l’expérience humaine. Les célébrations doivent toucher les gens et créer des occasions de rencontres significatives entre la population et les visiteurs. Nous vivons à une époque où de nombreuses personnes sont allées à Las Vegas et ont vu les meilleurs spectacles du monde entier. Comment pouvons‑nous rendre nos célébrations uniques avec un budget de 90 millions de dollars? »
Les organisateurs ont prévu un espace officiel pour les célébrations du 400e anniversaire. « Cet espace de rassemblement établira un lien entre le secteur riverain et la ville. On y présentera un grand nombre d’expositions et d’activités. Les jardins, les aires de pique‑nique et les bistros renforceront le thème des rencontres. Même les aménagements extérieurs seront conçus pour stimuler les rencontres et le dialogue entre les gens, plutôt que pour les isoler. »
En adoptant cette démarche, les organisateurs des célébrations du 400e anniversaire de Québec en 2008 ont même demandé aux sociétés de gestion d’événements et de conférences de proposer des thèmes liés aux célébrations, pouvant être adoptés par des organisateurs d’événements à titre de solutions intégrées pour une conférence de l’industrie pharmaceutique, par exemple, afin d’intégrer l’esprit des célébrations dans leurs activités.
Susciter l’engouement des visiteurs« Il sera difficile de susciter l’intérêt tout au long de l’année », reconnaît Mme Laurence. « Espace 400e sera en activité de juin à la mi‑octobre. Pour que le projet fonctionne, le thème doit être renouvelé chaque semaine, afin d’inciter les visiteurs de Québec à revenir. Nous sommes associés à Robert Lepage et à sa société Ex Machina, chargée de produire un spectacle multimédia qui sera projeté sur les silos à grain le long du bassin pendant 40 soirées estivales, dès le coucher du soleil. Cet écran inusité, d’une longueur de 600 mètres, constitue une première mondiale! »
Il va sans dire que Josée Laurence est persuadée que les moments forts tels que ceux‑ci, tout comme les cérémonies d’ouverture et de fermeture mettant en vedette le Cirque du Soleil, contribueront à faire des célébrations du 400e anniversaire de Québec un rassemblement des plus mémorables.
(article publié initialement dans
TOURISME)
La United States Tour Operators Association (USTOA) a créé un comité du tourisme responsable, qui a pour mandat d’aider à élaborer et à promouvoir le tourisme responsable auprès des 134 membres actifs de l’association. Ce comité incitera les membres de l’association à adopter des pratiques exemplaires, ainsi qu’à partager leurs expériences et à élaborer des solutions.
Le comité entend aussi diffuser des renseignements sur l’accréditation internationale et sur des programmes d’homologation partout dans le monde et préparer des programmes de formation à l’intention des membres. Le comité établira également des lignes directrices ou des normes avec des pays ou des membres alliés qui administrent déjà des programmes de responsabilisation.
Ces renseignements sur le nouveau comité de la USTOA sont apparus dans TravelMole, le 13 février 2007. De commenter le journaliste de TravelMole, David Wilkening : « La première tâche du comité pourrait être sa plus difficile : définir le tourisme responsable. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Plus de la moitié des couples qui attendent un enfant partent en vacances une dernière fois pour se reposer, selon un article paru dans le USA Today. L'industrie du tourisme observe ce phénomène avec intérêt et offre maintenant les tout premiers forfaits « babymoon ».
Selon une récente étude menée par Liberty Travel (une importante agence de voyages américaine) et BabyCenter®, le site Internet le plus populaire pour les nouveaux parents, 59 % des nouveaux parents ont effectué un voyage spécial de plus d'une journée avant la naissance de leur enfant.
« Comme les lunes de miel, il s'agit de vacances spéciales et inoubliables », souligne Lisa Vachna, spécialiste en voyages chez Liberty Travel. « L'étude a confirmé l'importance de ces voyages pour les futurs parents, en plus de fournir des renseignements sur les petites attentions essentielles. »
Aux États-Unis, les futurs parents font plus de deux millions de voyages par année : 43 % d'entre eux veulent se détendre, tandis que 41 % souhaitent se retrouver seuls une dernière fois. L'étude révèle également que de nombreux futurs parents passent leurs vacances à se reposer (62 %), tandis que d'autres préfèrent faire des emplettes (59 %) ou faire du tourisme (48 %). En moyenne, les voyages des futurs parents ont lieu au cours du deuxième trimestre de la grossesse. En général, ces vacances comprennent de deux à quatre nuitées. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le www.babycenter.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Le tourisme humanitaire ou les voyages écologiques prennent rapidement du galon parmi les nouvelles tendances les plus fortes, selon diverses sources citées dans un article de David Wilkening, de TravelMole.
« Les vacances de bénévolat attirent de plus en plus de personnes qui cherchent à se rendre utiles lorsqu'elles s'éloignent du travail et du domicile », précise-t-on chez CheapTickets.com. Cette entreprise et la United Way of America ont annoncé le lancement d'un nouveau site visant à aider les consommateurs qui souhaitent réserver des vacances de bénévolat. Les voyageurs peuvent ainsi prendre une vacance de bénévolat d'une semaine entière ou y consacrer une journée ou deux pendant un séjour déjà prévu.
« Les clients de CheapTickets veulent pouvoir aider bénévolement des collectivités comme la Nouvelle-Orléans durant le jour, pour ensuite en fréquenter les clubs de jazz et les restaurants le soir », explique Steven Barnhart, président et directeur des finances d'Orbitz Worldwide, qui exploite la marque CheapTickets.
Dans un récent sondage, CheapTickets a constaté que près de la moitié des voyageurs avaient entendu parler de vacances de bénévolat et qu'ils songeraient à prendre des vacances seulement dans le but de faire du bénévolat. Plus de la moitié des répondants songeraient à prendre une journée ou deux d'un séjour déjà prévu pour faire du bénévolat, tandis que 68 % des voyageurs consulteraient probablement un site touristique pour se renseigner sur ce type de vacances.
(article publié initialement dans la revue
TOURISME)
L’industrie canadienne du spa est encore relativement jeune, mais comme dans de nombreux pays du monde, elle est en plein essor. Les exploitants ont vite réalisé que le marché est loin de se limiter à la clientèle locale. En fait, un récent profil du secteur canadien du spa, achevé récemment pour 2006, révèle qu’en 2005, 29 % des visites en spas canadiens avaient été effectuées par des gens provenant de l’extérieur du marché local. On constate donc que le tourisme en spa est un élément clé de l’industrie canadienne du spa.
L’élaboration d’une stratégie pour le tourisme en spa commence à peine. Des recherches effectuées récemment par l’Association internationale du spa (ISPA) et la Commission canadienne du tourisme (CCT) donnent d’excellents renseignements sur l’industrie, l’adepte et le touriste en spa de l’Amérique du Nord. Or, les touristes en spa et ceux qui veulent les attirer étant éparpillés partout dans le monde, la CCT et ses partenaires ont commandé des recherches supplémentaires pour obtenir des renseignements préliminaires sur l’industrie, l’adepte, le touriste en spa et la stratégie à employer en Australie, au Royaume‑Uni et en Allemagne.
Les objectifs de ces travaux étaient les suivants :
- Mieux connaître la taille et la portée de l’industrie du spa;
- Déterminer dans quelle mesure le secteur public appuie les spas;
- Tracer le profil préliminaire des adeptes et des touristes en spa;
- Déterminer quels sont les circuits de distribution de voyages les plus répandus;
- Déterminer ce que ces marchés font pour attirer leur clientèle locale et étrangère.
Ce rapport sera disponible sous peu à
www.canada.travel/corporatif.
(article publié initialement dans la revue
TOURISME)
On considère généralement que le secteur de la petite entreprise est au coeur de l’industrie canadienne du tourisme, car c’est elle qui assure la prestation de la majeure partie des expériences et des services qui attirent des visiteurs au Canada. Selon le répertoire d’entreprises de Statistique Canada, il y avait au pays 169 147 entreprises liées au tourisme en 2005, et 87,5 % d’entre elles faisaient partie de la catégorie des petites et moyennes entreprises (PME) de moins de 20 employés.
Alexander Reford, propriétaire‑exploitant des Jardins de Métis, à Grand‑Métis, au Québec, préside le comité spécial que le conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme (CCT) a mis sur pied pour les PME. Il croit fermement que la CCT devrait se soucier davantage de la façon dont elle transmet aux PME des renseignements clés concernant l’industrie.
« Les membres du comité ont la ferme intention de faire savoir à la CCT que tous ses outils d’information doivent être accessibles—et utiles—aux PME », déclare M. Reford. La rapidité est également cruciale : « Il faut que ces renseignements soient transmis le plus vite possible pour que nous puissions prendre nos décisions en matière de marketing », poursuit‑il. « À cet égard, nous avons besoin d’être servis aussi bien que les plus gros joueurs de l’industrie; je suis content de pouvoir dire que l’équipe actuelle, à la CCT, a la ferme intention de progresser à cet égard et que la ‘cyberstratégie’ des communications pourra profiter singulièrement aux PME. »
M. Reford sait précisément de quel genre de renseignements les PME ont besoin : « Ce qui les intéresse le plus, c’est de voir venir les tendances, au lieu de recevoir des statistiques après coup. »
La mise au point de la nouvelle marque Canada a changé les perceptions de la CCT à l’égard du milieu de la petite entreprise, estime M. Reford. « Je pense que la refonte de la marque a prouvé aux mercaticiens et aux gestionnaires que les PME sont les prestataires des produits et des expériences ». Idéalement, il aimerait maintenant que ces produits collent davantage à l’image du pays.
Il n’y a pas de lien officiel entre le comité sur les PME et le groupe Enrichissement du produit touristique et innovation (EPTI) qui, à la CCT, a mis au point et géré le programme populaire des « clubs de produits ». M. Reford pense qu’un rapprochement pourrait présenter certains avantages : « Nous souhaiterions collaborer le plus étroitement possible avec EPTI », dit‑il, ajoutant que les clubs de produits ont souvent accompli un travail d’avant‑garde et aidé à faire comprendre l’importance du travail des PME.
Mais il se rend bien compte du contexte financier dans lequel évolue la CCT : « De toute évidence, lorsque nous devons nous contenter de budgets qui rétrécissent ou stagnent, la capacité de la CCT de financer des programmes destinés exclusivement aux PME est assez limitée. »
(article publié initialement dans la revue
TOURISME)
Selon le site News.com.au, un sondage réalisé auprès de jeunes voyageurs signale l’émergence d’un touriste nouveau genre. En voyage à l’étranger, ces jeunes accordent la priorité aux lieux et aux événements culturels. Dans le cadre de cette étude, effectuée en décembre et commandée par Contiki Holidays, 460 personnes de 18 à 34 ans ont été interrogées sur leurs habitudes de voyage; quatre‑vingt dix pour cent des répondants ont dit que la visite touristique était leur activité préférée, tandis que l’expérience de la culture locale arrivait en deuxième place (73 %). Pour 63 % des répondants, le magasinage était un facteur important pour le choix d’une destination, tandis que les activités sociales figuraient en premier lieu seulement dans 53 % des réponses.
« De nos jours, les voyageurs cherchent à établir des rapports plus étroits avec le pays d’accueil », déclare Joyce DiMascio, du Tourism and Transport Forum Australia. « Ils ont tendance à rechercher des choses qui vont les changer d’une certaine façon, qui élargiront leurs horizons. » Le rapport d’iTravel révèle aussi que 69 % des répondants avaient visité un lieu culturel, les préférés étant les musées, les lieux historiques et les galeries d’art.
Source : www.news.com.au/travel.
(article publié initialement dans la revue
TOURISME)
Grâce aux efforts soutenus de la Commission canadienne du tourisme (CCT) et de ses partenaires en vue de promouvoir le Canada auprès des skieurs du monde entier, trois stations de ski canadiennes figurent parmi les 10 destinations favorites, selon le magazine australien Luxury Travel. Whistler occupe la première place pour la troisième année consécutive, tandis que Big White et Banff occupent respectivement la cinquième et la sixième place.
Donna Brinkhaus, directrice exécutive, CCT Asie/Pacifique, indique que, depuis plusieurs années, le Canada fait des offres spéciales et collabore avec les voyagistes et les journalistes pour demeurer en tête de liste. Cependant, elle souligne que les skieurs australiens n’ont jamais été autant courtisés. « Le Canada a été la destination par excellence des skieurs australiens pendant environ cinq ans. Il y a deux ans, le Japon et le Colorado ont commencé à gagner en popularité. Le décalage horaire entre le Japon et l’Australie n’est que de deux heures et le vol entre les deux pays dure neuf heures. Le Japon a lancé une grande quantité d’offres spéciales et le Colorado a répliqué en offrant aux enfants le vol ou le ski gratuit. Les stations de ski canadiennes ne peuvent soutenir pareille concurrence. »
Selon Mme Brinkhaus, on observe également une concurrence avec l’Europe et la Nouvelle Zélande. Cette dernière est à proximité, mais la saison de ski y est différente puisque le pays se trouve dans l’hémisphère Sud. C’est pourquoi les Australiens sont prêts à parcourir de grandes distances pour skier et échapper à la chaleur de l’été. « Les skieurs australiens peuvent partir skier pendant trois semaines, parfois dans deux secteurs différents », explique‑t-elle. « Le Canada est bien connu; nos destinations sont toujours enneigées, spectaculaires et diversifiées. Fait intéressant, 99 p. 100 des skieurs australiens qui viennent au Canada choisissent l’Alberta et la Colombie‑Britannique. »
« La part du marché occupée par le Canada a connu un recul au cours des dernières années », indique Mme Brinkhaus. « Lorsque la concurrence présente des offres telles que celles du Japon et des États‑Unis, et lorsque l’ensemble du marché demeure inchangé, on ne peut éviter un impact sur la place occupée par la destination la plus populaire. »
On constate heureusement que les stations de ski canadiennes sont toujours très dynamiques. De plus, Mme Brinkhaus estime qu’il existe d’excellentes possibilités. « Les voyagistes nous appuient, mais la concurrence est féroce », souligne‑t-elle. « Nous devons nous montrer plus intelligents et retenir l’attention des consommateurs avec nos offres. L’initiative de promotion de notre image de marque nous aidera énormément! C’est avant tout une question d’expérience, et notre nouvelle image de marque arrive juste à temps pour promouvoir toutes les possibilités que peut offrir le Canada aux skieurs. »
C’est le moment idéal pour tirer parti des relations établies au cours des années par la CCT et ses partenaires au sein du marché australien. Mme Brinkhaus rappelle qu’elle a accepté la mention de la destination de ski la plus populaire du magazine Luxury Travel au nom de la station de Whistler lorsque cette dernière a remporté ce prix pour la première fois il y a trois ans. « Depuis trois ans, Whistler est la station de ski la plus populaire à l’échelle internationale. Il s’agit d’un prix prestigieux; ce type de réalisation nous permettra de convaincre les consommateurs qui sont sur le point de choisir une destination d’opter pour un produit canadien, gage de qualité inégalée, qu’il s’agisse de Whistler, de Big White, de Silver Star, de Sun Peaks, de Jasper ou des centres de villégiature Fairmont dans les Rocheuses. Ce ne sont là que quelques‑uns des produits et des expériences spectaculaires que le Canada peut offrir. »

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TOURISME)
Au Québec, le fjord du Saguenay est depuis bien longtemps une destination-phare. Depuis l’époque des « bateaux blancs » du 19e siècle, les visiteurs sont fascinés par la rivière Saguenay, qui coule vers le Saint-Laurent dans un profond chenal encadré de très hautes falaises. Il ne faudrait pas se surprendre que les croisiéristes aient enfin cherché – en parcourant ces eaux éminemment navigables – la possibilité de rencontrer les gens de la région du Saguenay.
Priscilla Nemey travaille pour Promotion Saguenay, un bureau de tourisme chargé de développer le marché des croisières. En 2006, les efforts de son équipe ont donné lieu à l’établissement de 10 ports d’escale, ce qui est impressionnant, étant donné que c’était la saison inaugurale de l’organisme. Mme Nemey estime que jusqu’ici, environ 60 navires de croisière visitaient le fjord chaque année – sans faire escale. Ce qui a changé en 2006, ç’a été la possibilité pour les croisiéristes d’offrir à leurs passagers un riche assortiment de produits touristiques régionaux à Chicoutimi, Jonquière et La Baie, grâce à l’utilisation d’autocars.
« Nous savons que le pouvoir d’attraction du fjord est énorme, puisque c’est la seule structure géologique du genre en Amérique du Nord », explique Mme Nemey. « C’est une attraction majeure que l’on peut visiter en bateau sur une distance de 100 kilomètres, à partir du fleuve Saint‑Laurent. Au bout du fjord, on trouve une ville de 150 000 âmes, pourvue d’infrastructures touristiques bien établies. »
Normalement, ce genre de réalisation ne paraîtrait pas si extraordinaire, mais il faut savoir que la ville de Saguenay ne possède pas encore de terminal pour navires de croisière et que pour se rendre à terre, les passagers doivent embarquer à bord de petits bateaux qui font la navette.
« Pour que l’expérience soit encore plus mémorable, nous avons érigé des tentes géantes pour créer sur place l’équivalent d’un terminal. Il y avait dans ce genre de village éphémère comme une atmosphère de marché, car les marchands locaux s’y rassemblaient, au grand bonheur des passagers; les gens d’affaires ont même vendu des peaux d’ours aux visiteurs, qui leur ont demandé de les expédier à des endroits comme Las Vegas. Tout le monde a vécu une expérience fabuleuse! »
De bien des façons, 2006 a été une année charnière, poursuit‑elle : « La majeure partie de notre saison touristique s’étend de juillet à août, et nous recevons 1,5 million de touristes par année. À l’automne, les visites des paquebots de croisière nous permettent de prolonger de deux mois notre saison touristique. Ainsi, les attractions touristiques peuvent rester ouvertes plus tard dans l’année. »
Autrement dit, une saison qui était autrefois plus ou moins « morte » devient maintenant un automne occupé. Les possibilités de croisières printanières sont également envisagées et pas si farfelues, si l’on tient compte des tendances, dans le secteur des croisières. René Trépanier, directeur général de l’Association des croisières du Saint‑Laurent, déclare : « Le fait que les croisiéristes ait consenti à utiliser des navettes à Sagnenay est très révélateur. Cela signifie qu’ils reconnaissent la valeur de cette destination, et ils savent que l’aménagement d’un quai de plusieurs millions de dollars est en cours—que le terminal de bateaux de croisière s’en vient. Au cours des 20 dernières années, le secteur des croisières a enregistré, dans le monde entier, une croissance de 8 % par année. On dit qu’au rythme actuel, un nouveau navire sort des chantiers maritimes tous les 44 jours. »
Selon M. Trépanier, ce sont les membres de son organisme (Montréal et Québec étant les deux principales escales) qui ont compris que la réussite du Saint‑Laurent sur le marché des croisières reposait sur des facteurs relativement simples : « Après avoir discuté avec les croisiéristes, nous avons conclu que pour accroître la part de marché de Montréal et de Québec, il fallait favoriser le développement de nouvelles escales, le long de la voie maritime. »
Le fleuve Saint‑Laurent fait partie du circuit Canada‑Nouvelle‑Angleterre emprunté par les navires partant de New York et Boston. « Entre Charlottetown et Québec, par exemple, les navires doivent naviguer pendant deux jours pour arriver à destination », précise M. Trépanier. « De plus en plus, nous constatons que les croisiéristes préfèrent ajouter des escales, parce que les passagers ont tendance à bouder les longues traversées. »
Il semble que les consommateurs aient vraiment leur mot à dire, explique M. Trépanier. Ils veulent des activités tous les jours. « Pour demeurer compétitives, les régions doivent donc développer leurs produits, le long des itinéraires. »
C’est ainsi que des villes comme Baie‑Comeau ont mis sur pied des programmes de développement très dynamiques, signale M. Trépanier. « Elle a accueilli cette année un navire de 900 passagers. Havre Saint‑Pierre est également dans la course, tout comme Sept‑Îles, la pointe de la péninsule de Gaspé, Percé, Gaspé, Chandler, Trois‑Rivières et les îles de la Madeleine. Rimouski et Tadoussac pourraient également être du nombre. »
M. Trépanier nourrit de grands espoirs pour ces ports, même s’ils ne pourront pas tous accueillir les plus gros paquebots. « Le pont de Québec est un obstacle, à cause du dégagement, mais il n’est pas insurmontable, puisque nous allons continuer à cibler les petits et moyens navires de croisière pour Montréal, et il y en a beaucoup », rappelle‑t-il. « N’oubliez pas que les croisiéristes possèdent toujours des navires en bon état, qui sont moins gros et qui pourraient éventuellement être assignés au Saint‑Laurent, parce que nous pouvons leur offrir d’attrayantes escales. Mais nous allons cibler également les grands paquebots pour les ports qui peuvent les recevoir. »
M. Trépanier estime que d’ici 2014, Montréal devrait presque doubler son volume de passagers – qui passerait à 65 000 – à cause de la stratégie qui a été mise en place. « Les gens investissent dans notre groupe de marketing. Nous faisons valoir nos efforts collectifs par le truchement de campagnes promotionnelles et d’activités de relations publiques et de vente exercées pour leur compte. Pour la province, nous en sommes à 119 000 visiteurs, cette année. En 2014, nous visons le chiffre de 342 000 passagers. Nous pensons que nous aurons alors presque triplé le nombre de passagers de navires de croisière qui s’arrêteront dans nos ports ».
Pour étayer ses dires, M. Trépanier prend pour preuve les activités des chantiers maritimes : « La Pearl Seas Cruises fait construire à Halifax un navire qui s’arrêtera en 2008 dans les provinces de l’Atlantique et le long du Saint‑Laurent, souvent dans des endroits auxquels nous n’aurions pas pensé. Heureusement que dans le secteur des croisières, les réservations se font deux ans d’avance; c’est ainsi que l’industrie peut savoir très tôt dans quelle direction le vent soufflera. »
Martine Bélanger est directrice pour le marché des croisières, au Port de Québec, et présidente de l’Association des croisières du Saint‑Laurent : « À l’heure actuelle, la Méditerrannée est probablement notre plus grande concurrente. Sur le Saint‑Laurent, les itinéraires de trois à quatre jours sont impensables. Il faut au moins sept jours, si le départ se fait de New York ou Boston. La migration des navires de croisière vers la Méditerranée, l’automne, nous pose un défi; c’est pourquoi nous travaillons si fort pour enrichir nos produits. Nous espérons rallonger la saison touristique sur le Saint‑Laurent non seulement à l’automne, mais aussi au début du printemps ainsi qu’en mai, juin et juillet, quand se tient toute une batterie de festivals. Nous continuerons à privilégier les itinéraires axés sur les couleurs automnales, mais nous devons aussi démontrer aux croisiéristes que les possibilités d’offrir ici des itinéraires alléchants sont incomparables. »
Les célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec, qui auront lieu en 2008, n’ont certes pas nui aux efforts de Mme Bélanger. « Nous faisons valoir la pertinence de l’anniversaire de Québec depuis plusieurs années maintenant et nous prévoyons déjà que 2008 sera une année record pour Québec et le Saint‑Laurent. »
Mme Bélanger espère que l’esprit de concertation qui a aidé à faire éclore la destination Saint‑Laurent se poursuivra, puisque l’avenir n’a jamais été aussi prometteur.