(article publié initialement dans
TOURISME)
Le soir du 2 juin 2007, le Musée royal de l’Ontario marquera la fin de la construction du pavillon Michael Lee-Chin Crystal par une cérémonie officielle d’ouverture et d’inauguration. Les personnes présentes verront Un monde de possibilités, concert en direct de 75 minutes qui présentera des célébrités sur trois scènes et culminera par l’illumination de l’impressionnante façade du pavillon. (La cérémonie sera filmée en vue d’une télédiffusion.) Après, le nouveau pavillon Michael Lee-Chin Crystal ouvrira ses portes au public pour la première fois. L’entrée par billet à heure déterminée sera gratuite jusqu’à 18 h, le dimanche 3 juin.
Jusqu’au 10 juin, les adeptes du design contemporain auront une occasion unique d’admirer la création architecturale de Daniel Libeskind dans sa forme la plus pure à l’échelle du pavillon. Au cours de cette période seulement, le public pourra accéder à toutes les pièces du pavillon ainsi qu’aux espaces uniques du pavillon qui seront laissés vides avant l’installation des expositions permanentes.
Du 1er au 10 juin 2007, se déroulera le premier festival des arts et de la créativité de Toronto, Luminato, avec une vaste gamme de manifestations, de célébrations spéciales, de premières mondiales et de collaborations artistiques internationales qui inspireront et soulèveront la Ville de Toronto.
« Luminato est une collaboration remarquable entre organisations artistiques, artistes et amateurs locaux qui ont créé un programme sans précédent pour valoriser les principaux actifs artistiques de Toronto », a déclaré Janice Price, PDG de Luminato. « Au moment où une renaissance créatrice déferle sur notre ville, nous avons joint nos forces pour produire un festival d’envergure et de réputation internationales. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Pour une ville, il n’y a pas de plus beau cadeau que de transformer l’une de ses institutions culturelles les plus vénérables en place publique très populaire du 21e siècle. Voilà comment le président-directeur général du Musée royal de l’Ontario, William Thorsell, envisage l’initiative Renaissance.
« Le Musée a pour mandat d’être une vitrine universelle de la culture, en mettant en valeur des traditions d’Afrique, d’Asie et des Premières nations du Canada. Il s’agit également de l’un des principaux musées d’histoire naturelle en Amérique du Nord. On peut y examiner la structure de la terre et des minéraux, en plus d’y explorer l’époque des dinosaures et l’univers fascinant de la biodiversité moderne. »
« Ce projet vise la refonte complète des deux mandats, soit la rénovation des ailes initiales du Musée (construites en 1914 et en 1933) et la création d’une nouvelle architecture spectaculaire. L’initiative permettra d’intégrer le musée dans la ville et donnera à cet établissement, construit comme une forteresse, une toute nouvelle vocation, grâce à de nouvelles galeries, à des restaurants et à des boutiques. On fera place à la musique, aux repas et aux activités sociales. Nous voyons cette mesure comme un moyen d’améliorer la qualité de vie dans la ville », indique M. Thorsell.
Le nouveau cristal Michael Lee‑Chin, qui devrait ouvrir ses portes le 2 juin, comprendra de vastes surfaces de verre qui permettront aux visiteurs et aux passants de voir la galerie des dinosaures à travers les murs du musée, la nuit. « De l’extérieur, les gens pourront voir la galerie de l’Afrique, et au‑dessus, la galerie des costumes et des textiles. Il s’agit donc d’une initiative très ouverte, urbaine et transparente, dans l’intérêt de la ville. »
Sur le toit, dans l’un des cristaux, les visiteurs du nouveau restaurant Crystal Five pourront voir la ville. « On pourra boire un martini et dîner sur le toit, puis redescendre pour voir un film. Le Musée royal de l’Ontario comprendra maintenant cinq formes cristallines ayant différentes vocations. »
Le Musée royal de l’Ontario souhaite transmettre un engouement pour la culture et la nature. « Nous présenterons 1 500 échantillons de différents minéraux du monde entier », poursuit M. Thorsell. « Nous espérons que les visiteurs seront fascinés par le processus de création de ces minéraux, les joyaux de la terre. Les gens pourront ensuite voir la fabuleuse collection de peintures de Bouddha provenant de temples chinois, pour examiner un peu plus tard des fossiles de dinosaures de l’Alberta âgés de 63 millions d’années. Enfin, les visiteurs pourront parcourir l’histoire de la mode, de la fabuleuse époque des années 1950 aux travaux des couturiers de Marie‑Antoinette. »
La campagne de financement a permis de recueillir 250 millions de dollars jusqu’à maintenant. On comptera 27 galeries nouvelles et rénovées, dont 10 ont ouvert leurs portes depuis décembre 2005. Lorsque les nouvelles galeries seront terminées en 2008 2009, le Musée royal de l’Ontario sera encore plus près de la réalisation de sa vision.
« Nos villes deviennent des endroits très diversifiés. Différents groupes de personnes venant du monde entier s’y installent », souligne M. Thorsell. Selon lui, les musées ont la capacité de jouer le rôle qu’assumaient auparavant les églises : des lieux de rencontre liés à la musique, aux arts et aux sciences. « Les musées ne devraient pas tourner le dos aux villes; ils devraient plutôt s’y ouvrir et participer à leur dynamisme! »
Photo: Great Lakes Cruising Coalition(article publié initialement dans
TOURISME)
Quand on pense croisières, les Grands Lacs ne sont peut-être pas la destination à laquelle on pense d’abord, mais c’est une destination qui connaît actuellement un regain d’intérêt chez les consommateurs avertis de croisières. Cela augure bien pour ce secteur sous estimé de l’industrie, selon Stephen Burnett, directeur exécutif de la Great Lakes Cruising Coalition à Kingston.
« L’industrie des Grands Lacs est une industrie de petits navires intimes. Avec la Lloyds de Londres, nous avons recensé environ 140 petits navires dans le monde qui pourraient naviguer sur la voie maritime du Saint‑Laurent. Il en existe probablement une soixantaine qui permettraient d’exercer une activité de qualité et dont la taille permettrait de créer des répercussions économiques importantes. »
M. Burnett sait que la difficulté c’est de convaincre les propriétaires et les exploitants de ces navires qu’il est possible de faire de l’argent sur les Grands Lacs. Il a dirigé une étude approfondie sur le rendement de sept petits navires (de 100, 200 ou 400 passagers). « Nous avons constaté qu’une flotte de petits navires de croisière pouvait permettre de faire des affaires de 50 millions de dollars en une saison de 155 jours. Avec une flotte de 20 navires de croisière, les Grands Lacs alimenteraient une industrie de 100 millions de dollars en un clin d’oeil. »
Cette étude a aussi confirmé que les Grands Lacs offrent deux sources de revenus – comme la plupart des activités de croisière. La première tient aux achats des passagers et la seconde, aux activités maritimes, c’est‑à-dire au carburant et aux réparations des navires, et à la paie de l’équipage. « En fin de compte, l’ensemble de ces activités laisse une empreinte économique dans la région des Grands Lacs et influe sur tous les ports visités. »
Pour mieux tirer parti de ces possibilités, beaucoup de ports et de régions ont fait preuve d’un grand optimisme et investi dans des installations capables d’accueillir ces navires, explique M. Burnett : « Lors de nos discussions avec les autorités portuaires, nous leur conseillons de ne pas s’endetter en construisant tout de suite des terminaux modernes. Nous les encourageons à utiliser les ressources qu’elles possèdent déjà, surtout si elles ont accès à un immeuble patrimonial ou à un vieil entrepôt charmant. »
Certaines destinations peuvent envisager des investissements plus importants, ajoute‑t-il : « Toronto a construit un magnifique terminal polyvalent à l’extrémité est du port. Little Current, sur l’île Manitoulin, possède le port le plus visité de toute la région; elle améliore ses installations de mouillage pour que les navires puissent accoster en plein centre‑ville, comme cela se fait dans les fjords de Scandinavie. »
En prévision de la croissance future, le gouvernement de l’Ontario a financé une initiative qui apprend ni plus ni moins à une collectivité comment accueillir un navire, selon M. Burnett. « Cela aide beaucoup les collectivités qui connaissent mal l’industrie. »
Bruce O’Hare est l’une des personnes qui – comme M. Burnett – voit le potentiel de la région. Il possède et exploite le plus grand hôtel à Little Current (l’Anchor Inn construit en 1888) et Lakeshore Excursions, entreprise qui répond aux besoins des passagers : « Nous ressemblons beaucoup à l’Alaska d’il y a 30 ans », croit‑il, « une destination embryonnaire, mais qui compte des membres très engagés. »
Ce petit port qui accueille régulièrement des navires de 100 passagers procède à un développement de quatre millions de dollars. « Généralement, les passagers sont des Américains âgés et riches qui font des croisières haut de gamme plutôt que les croisières de masse offertes dans les Antilles. Les croisières sur petits navires coûtent plus cher par jour et les gens qui s’arrêtent dans nos ports ont tendance à avoir beaucoup voyagé. Ils sont allés en Méditerranée deux fois, ils ont fait l’Alaska, les Antilles, les Bahamas et l’Asie du Sud‑Est, et ils cherchent de nouvelles destinations. D’où les possibilités. »
Selon lui, les croisières sur les Grands Lacs connaissent actuellement une renaissance. « La mode d’hier revient en vogue. Il fut un temps où plus de croisiéristes naviguaient sur les Grands Lacs que sur n’importe quel océan, et cela revient tranquillement. Les Grands Lacs offrent de nombreux avantages. Ils sont très sûrs et l’anglais rend la destination accessible. On trouve ici de nombreuses commodités que l’on ne trouve pas ailleurs dans le monde. « Une croisière à domicile », expression inventée après le 11 septembre, « est la raison pour laquelle des endroits comme Jacksonville, Nouvelle‑Orléans, Charlotte et tous les autres ports de la côte Est et du Nord du Mexique accueillent maintenant de grands navires de croisière ».
Les attraits des Grands Lacs sont nombreux, qu’il s’agisse de festivals du film ou de courses du Grand Prix—activités aussi associées aux destinations européennes. La Great Lakes Cruising Coalition, organisme de marketing binational, n’a pas peur de sensibiliser le secteur des croisières à ce phénomène, signale Stephen Burnett : « Nous allons à Seatrade à Miami pour assurer aux Grands Lacs une place aux côtés des grandes destinations du monde, particulièrement l’Allemagne et l’Asie du Sud‑Est. L’industrie des petits navires de croisière reconnaît que nous avons une expérience extraordinaire à offrir sur ces mers intérieures d’eau douce. »
Pour que la destination reçoive l’attention qu’elle mérite, le groupe de M. Burnett a lancé, avec l’aide du gouvernement de l’Ontario, une série d’inspections visant les exploitants étrangers de navires de croisière ainsi que les voyagistes réputés qui font appel à des navires de croisière. « Nous avons constaté que ces gens sont très occupés. Nous les avons invités au Canada et avons loué un avion amphibie haute performance pour leur montrer qu’il est possible de planifier des itinéraires créatifs avec de petits navires de croisière dans des régions comme la baie Georgienne et le chenal du Nord.
« Alors, nous avons pu décoller sur les roues, atterrir sur les flotteurs dans le port de Parry Sound et de Little Current, atterrir sur les roues à Sault Ste. Marie, où nous avons changé d’avion pour nous rendre à la tête des Grands Lacs à Thunder Bay, puis à Duluth, à Detroit, à Erie, à Toledo avant de revenir à Toronto. Nous voulions faire valoir les Grands Lacs comme une magnifique destination de croisière en eau douce.
« À la fin de cette tournée, nos invités étaient bouche bée. Ils ont été étonnés non seulement par la beauté naturelle de nos Grands Lacs, mais aussi par la culture de la région. Pendant la tournée, ils lançaient toutes sortes d’idées – juste pour voir quels étaient les débouchés économiques. Aujourd’hui, nous en récoltons les fruits. »
Il faut régler quelques problèmes, dont l’un concerne la conformité aux règlements de sécurité. Le dédouanement d’un navire qui est passé par le Canada et les États‑Unis est pénible au point où certaines entreprises ont dit que la tâche était carrément trop difficile à envisager.
« Elles ont dit qu’elles allaient opter pour un itinéraire soit au Canada, soit aux États Unis », a déclaré M. Burnett. « Malheureusement, ça n’est pas la meilleure façon de faire, car les itinéraires qui touchent aux deux pays sont les meilleurs : ils ont beaucoup à offrir; par exemple, les croisières les plus excitantes vont de Toronto à Chicago.
« Il y a sept ans que nous travaillons à ce plan d’entreprise. C’est un défi incroyable parce que l’industrie nationale des croisières sur les Grands Lacs n’existe pas vraiment (les navires suivent généralement le soleil). Toutefois, la croissance qui s’annonce laisse croire que le meilleur reste à venir. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Les jeunes voyageurs âgés de 16 à 24 ans constituent le secteur de l’industrie du tourisme qui connaît la croissance la plus rapide, selon les nouvelles statistiques de la World Youth Student & Educational Travel Confederation (WYSE), présentées sur le site TravelVideo.TV le 27 février 2007. Selon la WYSE, qui représente plus de 20 % des visiteurs internationaux, les jeunes voyageurs aventureux font de plus longs voyages, dépensent davantage, cherchent des destinations différentes et vivent des expériences plus diversifiées que la moyenne des touristes. Il n’est pas surprenant de constater que l’industrie les considère de plus en plus comme la relève du tourisme international.
L’organisme a récemment conclu avec l'Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies un partenariat visant la promotion et le développement de cette industrie très lucrative, en encourageant les gouvernements à appuyer activement les produits et services liés au tourisme des jeunes.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Le marché mexicain est très prometteur pour le Canada, selon la dernière étude de segmentation de la CCT. Chaque année, on compte plus de 12 millions de voyages de plus d’une journée en provenance du Mexique. Par conséquent, le marché mexicain devient de plus en plus important pour le Canada, explique Sylvie Lafleur, directrice exécutive, Europe/Amérique latine :
« Après un léger recul en 2003, les voyages de plus d’une journée au Canada ont remonté la pente en 2004 pour connaître une croissance de 9 % en 2005, avec 173 000 visiteurs mexicains au Canada. De plus, on ajoute régulièrement de nouveaux vols directs. »
Pour comprendre l’évolution du marché, la CCT a commandé des recherches axées sur trois étapes :
* Première étape (étude documentaire secondaire) : compréhension approfondie du marché mexicain;
* Deuxième étape (enquête qualitative sur le tourisme) : vingt entrevues approfondies avec les principaux intervenants du marché mexicain, qui ont fourni de précieux renseignements;
* Troisième étape (enquête téléphonique quantitative) : un total de 2 500 entrevues dans les trois principales villes du Mexique (50 % à Mexico et 25 % à Monterrey et à Guadalajara), visant la classe sociale supérieure (A/B ou C+) et les voyageurs (au cours des trois dernières années) ou les gens qui prévoient partir en voyage (au cours des deux prochaines années).
Selon Mme Lafleur, cette initiative arrive au bon moment, en raison des nouvelles conditions qui font du Canada une bonne destination pour le Mexique : « Au Mexique, on constate une augmentation des voyageurs indépendants qui dépensent beaucoup. Les connaissances actuelles suggèrent que les produits touristiques du Canada correspondent très bien aux préférences des touristes mexicains, notamment pour les achats, les visites touristiques, les activités liées à l’histoire et à la culture, les parcs nationaux et les sports d’hiver. »
Les perspectives sont encourageantes au Mexique. L’économie du pays devrait continuer à croître au cours des trois prochaines années. De plus, la demande continue d’augmenter à 4 %. Enfin, la stabilité du taux de change devrait se poursuivre au cours des prochains mois.
Les touristes mexicains ont tendance à voyager fréquemment. Les répondants à l’étude ont effectué en moyenne 3,1 voyages d’agrément internationaux au cours des trois dernières années. Il s’agit d’un potentiel considérable pour les destinations internationales, y compris pour le Canada et ses concurrents. Soulignons que le nombre de voyages d’agrément effectués semble augmenter légèrement avec l’âge des voyageurs.
Même si 70 % des touristes ont effectué des voyages d’agrément aux États‑Unis au cours des trois dernières années, le Canada a attiré 18 % des voyageurs mexicains, presque autant que l’ensemble des destinations européennes (24 %), dont l’Espagne est la plus populaire (14 %). Certains Mexicains voyagent aussi en Amérique du Sud (8 %) et dans les Caraïbes (5 %). Les autres parties du monde attirent très peu de touristes mexicains. Le Canada attire proportionnellement davantage de visiteurs de la classe économique supérieure et de Mexico. Les recherches indiquent que l’Ontario est la province la plus fréquemment visitée. Le Québec, qui attire la moitié des touristes mexicains, vient tout de suite après. La Colombie‑Britannique attire plus du tiers des visiteurs du Mexique, suivie de l’Alberta (12 %).
Le marché mexicain est particulièrement attrayant lorsqu’on prend connaissance des intentions futures de voyages internationaux. Près des deux tiers (65 %) des répondants déclarent qu’il est sûr – ou très probable – qu’ils effectueront un voyage d’agrément à l’extérieur du Mexique et de l’Amérique centrale au cours des deux prochaines années. Ces résultats soulignent le dynamisme du marché.
Les voyages au Canada attirent davantage les voyageurs plus jeunes (de 20 à 54 ans) et les résidants de Mexico. Les destinations européennes sont les principales concurrentes dans ce segment du marché. En moyenne, les voyages au Canada et ailleurs dans le monde sont plus longs qu’aux États‑Unis. Les familles ont tendance à visiter ensemble les destinations internationales, surtout les États‑Unis. Enfin, bon nombre de touristes mexicains voyagent seuls (17 %) ou avec des amis (14 %).
De nombreux touristes mexicains profitent des forfaits qui comprennent l’hébergement et le transport aérien. C’est plus souvent le cas pour ceux qui visitent le Canada (37 %) et d’autres parties du monde (31 %) que les États‑Unis (25 %). La promotion du Canada est favorisée par ces forfaits, qui facilitent le processus de sélection et de réservation pour les Mexicains.
Les répondants préfèrent demeurer dans des hôtels de prix moyen (33 %), chez des amis ou des parents (33 %), dans des hôtels luxueux (21 %) ou dans des centres de villégiature (11 %). Une bonne partie des consommateurs sont prêts à payer davantage pour l’hébergement. Des touristes mexicains rapportent des dépenses supérieures à 5 072 $CAN pour des voyages. Ils dépensent davantage au Canada (5 929 $) et dans d’autres parties du monde (5 843 $) qu’aux États‑Unis.
« Cette situation favorise le Canada », souligne Mme Lafleur. « Les États‑Unis ne sont pas aussi bien perçus que d’autres destinations pour le rapport qualité‑prix. Le Canada et d’autres parties du monde sont mieux perçus et coûtent moins cher. C’est une occasion pour le Canada de prendre l’avantage sur les États‑Unis. »
Ajoutons que les touristes mexicains associent le Canada au ski alpin ou à la planche à neige (les États‑Unis sont un concurrent important), que le Canada évoque la sécurité (l’Europe est la principale concurrente à ce titre), et qu’il est considéré comme un bon endroit pour élever ses enfants (tout comme l’Europe). On estime aussi que le Canada offre de superbes paysages naturels intacts (l’Amérique du Sud est la principale concurrente à ce titre).
Les activités au Canada qui font l’objet du plus grand intérêt sont :
* Les visites des principales villes
* Les chutes Niagara
* Les sites du patrimoine mondial
* Les aurores boréales
* Les Rocheuses canadiennes
De plus, la culture canadienne‑française attire de nombreux Mexicains.
Sur le plan du marketing, l’accès aux voyageurs internationaux du Mexique par Internet est très élevé à 84 %, ce qui laisse croire qu’Internet y est souvent utilisé pour les recherches et les réservations.
Selon l’étude, pour tirer parti du marché mexicain, le Canada doit offrir un contenu adéquat en espagnol sur Internet, établir de solides relations avec le secteur touristique et influencer considérablement le choix de la destination. Il sera important de renforcer l’image du Canada afin que les voyageurs en tiennent compte dès le début du processus de planification.
(article publié initialement dans
TOURISME)
La ville de Guangzhou, Chine, a acueilli 90 délégués canadiens de 45 organismes partenaires, notamment des représentants de Tourism BC, Travel Alberta International, Ontario Tourism, et Tourisme Montréal, ainsi que de compagnies aériennes, d'agences de voyage, venus pour participer au Guangzhou International Travel Fair 2007 (GITF).
GITF est le salon touristique le plus important et le plus influent de la Chine occidentale. Pour la CCT, il s'agit d'une région clé si on veut accroître le nombre de visiteurs au Canada. Cette année, la Commission canadienne du tourisme (CCT) fait ses débuts au GITF en tant qu'exposant le plus important, en présentant sa nouvelle image de marque ainsi que les nombreux produits touristiques qu'offre le Canada dans son pavillon de 470 mètres carrés.
Après le GITF, la délégation de la CCT poursuivra ses activités de promotion en Chine du 3 au 7 avril avec un circuit touristique créatif sur le fleuve Yangzi jiang à bord du navire de croisière Viking Century Sky. Les délégués canadiens et 45 représentants des principales agences de voyage chinoises participeront à trois journées intensives de discussions et de réseautage.
Les activités ont débuté le 29 mars par une séance d'information donnée par les vendeurs, dont l'hôte pour la CCT était Derek Galpin, directeur principal, Chine, qui a donné un aperçu économique du marché chinois, fait le point sur les activités auxquelles la CCT a participé en 2006, et parlé des projets à venir. Puis, Albert Guo, de CYTS Beijing, a parlé du marché des voyages d'incitation en Chine qui croît très rapidement depuis 2002. Il a ensuite présenté des profils d'entreprises clientes intéressées, et a conclu en présentant les avantages et les désavantages du Canada comme une destination d'incitation pour les Chinois, ce qui a laissé aux délégués ample matière à réflexion.
Les activités du GITF ont débuté tôt le 30 mars par l'ouverture officielle, la distribution de trousses d'information au pavillon du Canada et des spectacles présentés par les danseurs de la troupe Le‑La‑La et le Checkerboard Guy (un artiste unique qui utilise la magie et l'humour pour conquérir le public). Des représentants de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) étaient présents, et ont été très populaires auprès des agents de voyage.
Parmi les autres activités : un déjeuner pour les médias de marque, parrainé conjointement par Tourism British Columbia et la Société du partenariat ontarien de marketing touristique (SPOMT), avec le sous‑ministre ontarien du Tourisme, David L. Lindsay. En soirée, la SPOMT a été l'hôte, avec la CCT, d'une réception visant à faire connaître les merveilles de l'Ontario et du Canada; plus de 200 invités de l'industrie du tourisme et des médias ont pu être divertis par un groupe de jazz local et les danseurs de la troupe Le‑La‑La, et sont repartis avec des cadeaux et de bons souvenirs de l'hospitalité canadienne.
« Nous sommes ravis de la réussite du lancement du GITF, déclare Derek Galpin. Ce genre d'événements offre à nos organismes partenaires l'occasion idéale de montrer aux médias, à l'industrie du tourisme et au public chinois pourquoi ils devraient visiter le Canada, et nous participerons certainement encore à ce genre d'événements. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
On constate une augmentation de la popularité des « voyages altruistes », selon un nouveau sondage mené par Opodo, spécialiste des réservations en ligne. Selon Phil Davies (TravelMole, le 9 mars 2007), le sondage révèle une augmentation de 67 % des « voyages enrichissants » offerts par Opodo au cours de la dernière année.
Cette clientèle est composée majoritairement de femmes. Une personne sur dix a plus de 40 ans et une personne sur trois a entre 25 et 40 ans. Cela indique que la génération plus âgée est plus prête que jamais à prendre une pause pour « faire sa part », selon Opodo.
En partenariat avec des spécialistes du tourisme bénévole, l’entreprise permet par exemple de participer à des travaux communautaires avec des enfants de Mombasa, de peindre des maisons à Rio de Janeiro ou de prendre part à des projets de conservation au Royaume‑Uni. En 2006, le Kenya et l’Afrique du Sud ont été les destinations les plus populaires. Cette année, on prévoit une hausse considérable pour les projets en Asie.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Plus de la moitié des couples qui attendent un enfant partent en vacances une dernière fois pour se reposer, selon un article paru dans le USA Today. L’industrie du tourisme observe ce phénomène avec intérêt et offre maintenant les tout premiers forfaits « babymoon ».
Selon une récente étude menée par Liberty Travel (une importante agence de voyages américaine) et BabyCenter®, le site Internet le plus populaire pour les nouveaux parents, 59 % des nouveaux parents ont effectué un voyage spécial de plus d’une journée avant la naissance de leur enfant.
« Comme les lunes de miel, il s’agit de vacances spéciales et inoubliables », souligne Lisa Vachna, spécialiste en voyages chez Liberty Travel. « L’étude a confirmé l’importance de ces voyages pour les futurs parents, en plus de fournir des renseignements sur les petites attentions essentielles. »
Aux États‑Unis, les futurs parents font plus de deux millions de voyages par année : 43 % d’entre eux veulent se détendre, tandis que 41 % souhaitent se retrouver seuls une dernière fois. L’étude révèle également que de nombreux futurs parents passent leurs vacances à se reposer (62 %), tandis que d’autres préfèrent faire des emplettes (59 %) ou faire du tourisme (48 %). En moyenne, les voyages des futurs parents ont lieu au cours du deuxième trimestre de la grossesse. En général, ces vacances comprennent de deux à quatre nuitées. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le www.babycenter.com.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Lorsqu’elle vend le Canada sur des marchés clés, l’équipe de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Royaume Uni s’inspire du besoin de maintenir la cadence toute l’année. La directrice générale, Maggie Davison, a bon espoir que cette approche favorisera la perception du Canada.
« Nous avons été dynamiques en prévision de 2007. Nous voulons montrer le Canada sous un nouveau jour et certainement éveiller la curiosité du consommateur par notre offensive de marketing. J’adore les publicités radiophoniques : imaginez un conducteur bloqué sur la M25 qui essaie de se rendre au travail par un matin tristounet et pluvieux, au milieu d’automobilistes en pleine crise de rage au volant. Imaginez ce tableau – assez commun ici au R.‑U. – et un annonceur invitant ce conducteur à saisir l’assainisseur d’air, à le porter à ses narines et à inspirer profondément en s’imaginant qu’il se promène dans une forêt de pins canadiens! »
Ce clin d’œil à l’humour britannique n’est qu’une des tactiques qu’utilise la CCT R. U. dans un pays où pour mieux faire connaître le Canada, elle doit constamment en faire valoir les attraits.
« Nous sommes à la radio et dans le métro. Dans la foulée de notre campagne sur la patinoire à Canary Wharf, nous avons distribué aux employés des tours à bureaux la surplombant 5 000 clés USB mettant en vedette le Canada et, sur la glace, inscrit le logo Explorez sans fin pour qu’ils puissent le voir de leurs fenêtres. »
Selon Mme Davison, faire connaître le Canada à des groupes de consommateurs à rendement potentiellement élevé est une démarche extrêmement efficace. Nous nous imaginons qu’en arrivant au bureau, leur premier geste a été de brancher la clé USB dans leur ordinateur et d’en regarder le contenu. Peut‑être y ont‑ils trouvé un répit salutaire et matière à égayer leur lundi matin. »
La campagne d’affiches dans les centres d’entraînement qui sera menée à l’échelle nationale dans des centres de santé et d’entraînement choisis est une autre tactique qui devrait connaître du succès. Il s’agit d’un concept intelligent emprunté à la CCT Allemagne.
« Ces affiches s’inspirent des schémas des muscles affichés sur les machines, sauf que là, si ce sont les muscles du ventre qui sont affichés en rouge, c’est pour indiquer que vous pouvez les exercer en assistant à un festival de comédie au Canada. Si les biceps ou les muscles du bas du mollet sont mis en évidence, c’est pour dire que vous pouvez les cibler en magasinant. Nous avons adapté le concept de manière à établir un lien avec tout ce que les Britanniques aiment faire lorsqu’ils sont en vacances. Leur séance d’entraînement de 15 minutes sur le tapis roulant les fait rire et constater qu’ils peuvent faire plein de choses merveilleuses au Canada. »
Ajoutons que Spotlight 2007 a été complètement réorganisé cette année et que la Fête du Canada à Trafalgar Square, le 29 juin, est en pleine préparation :
« En associant nos activités avec les prix Canada Media, qui sont décernés la veille, nous mettons vraiment le paquet pour la fin de semaine de la Fête du Canada. Nous espérons présenter une brochette d’artistes relativement bien connus et terminer la soirée avec un gros nom, ici, au R. U. Nous avons ajouté un pavillon où les aliments et les boissons offerts font la promotion des produits du Canada – l’idée étant que les gens qui assistent aux célébrations font l’expérience du Canada pendant une journée. »
Mme Davison espère qu’ils seront tellement excités qu’ils finiront par sauter dans un avion en partance pour le Canada, sachant qu’ils y passeront un moment vraiment sympa. « À l’automne, nous tiendrons notre conférence pour les spécialistes du Canada qui a changé de forme l’an dernier. Ensuite, nous passerons à l’hiver en reprenant l’idée de la patinoire. »
Plus nous nous approchons des Olympiques de Vancouver, plus les activités de marketing seront axées sur ce thème. « La Fête du Canada et la patinoire constituent d’excellentes plateformes pour cela », souligne Mme Davison. « Sans la collaboration de tous les partenaires de la CCT, nos efforts n’auraient pas la même envergure. L’objectif est de créer un engouement pour le Canada au R. U., et je crois que c’est exactement ce que nous faisons. Il n’y a tout simplement pas assez d’heures dans une journée pour que nous puissions faire tout ce dont nous aurions envie. »
(article publié initialement dans
TOURISME)
Avec 10 000 exposants de 180 pays, ITB (Internationale Tourismus-Börse), qui se tient annuellement à Berlin, représente l’éventail complet du tourisme international, à tous les niveaux de la chaîne à valeur ajoutée. Le Canada a pu constater que l’édition de mars 2007 d’ITB laissait entrevoir des signes encourageants relativement au marché allemand pour cette année.
Selon le directeur général de la CCT à Düsseldorf, Karl‑Heinz Limberg : « Il y a une amélioration certaine. Nous avons connu une excellente saison d’hiver avec une augmentation de 14 % en décembre et de 8 % en janvier, ce qui est de bon augure. L’intérêt renouvelé à l’égard du Canada s’est constaté à ITB également dans un nouveau pavillon qui a fait l’objet de commentaires élogieux, tant des partenaires que des visiteurs. Nous avions 50 exposants de l’ensemble du Canada, y compris des représentants de chaque province et chaque territoire et de nouveaux exposants. »
Selon M. Limberg, l’industrie canadienne peut s’attendre à une légère hausse de touristes allemands après une année 2006 plutôt décevante, attribuable en grande partie à la Coupe mondiale de soccer et au dollar canadien élevé.
Afin d’ajouter un élément d’intérêt à la participation canadienne, l’ambassade du Canada à Berlin organisait (pour la troisième fois) une réception sensationnelle sous le thème Explorez sans fin. M. Limberg explique : « L’ambassade du Canada, située en plein centre‑ville de Berlin, a une architecture accrocheuse. Tous les matériaux utilisés pour sa construction sont canadiens. Cet immeuble convenait particulièrement pour une célébration qui concurrençait d’autres activités le même soir. Il va sans dire que nous étions fiers d’accueillir 225 invités à cette réception. »
Au nombre des conférenciers invités, on retrouvait l’ambassadeur du Canada, Paul Dubois, l’honorable Stan Hagen, ministre du Tourisme, des Sports et des Arts de la C.‑B., et la PDG de la CCT, Michele McKenzie. Au nombre des participants, se trouvaient quelque 70 exposants canadiens, ainsi que des représentants des médias suisses et allemands et des représentants de l’industrie du tourisme – voyagistes, agents de voyages et compagnies de voyages de motivation.
M. Limberg mentionne aussi la présence d’une athlète de renom et personnalité médiatique : « Gunda Niemann‑Stirnemann, la plus célèbre patineuse de vitesse de l’Allemagne, qui a remporté huit médailles d’or olympiques et plusieurs titres de championne du monde entre 1989 et 2001, était présente à la réception. Aujourd’hui, elle est commentatrice sportive à la télévision. » Le volet divertissement du salon avait été confié au Chamaeleon Theatre Berlin (une compagnie de théâtre de variété canado‑allemande qu’on pourrait décrire comme un hybride entre le chaos comique et Le Cirque du Soleil).

(article publié initialement dans
TOURISME)
Toutes les petites collectivités du Canada ont un musée témoignant de leur passé, et tout le monde peut, de nos jours, posséder un chemin de fer miniature. Donc, pour qu’elle figure dans un musée, la maquette de chemin de fer doit être assez particulière. Duane Porter est conservateur et propriétaire du musée du chemin de fer Halifax & Southwestern, où il reconstitue la ligne construite au début du vingtième siècle par les barons canadiens du chemin de fer, William Mackenzie et Donald Mann. Cette ligne devait être la dernière étape de leur projet visant l’établissement d’un troisième chemin de fer transcontinental national.
Le musée est situé dans la ville historique de Lunenburg, en Nouvelle‑Écosse, désignée site du patrimoine mondial par les Nations Unies. M. Porter mesure donc l’importance du plus infime détail. « Les gens de la collectivité connaissent par cœur l’ancien chemin de fer, même s’il est disparu depuis longtemps, et ils reconnaîtront toute erreur d’exécution. De plus, des gens du monde entier viennent voir la ville du Bluenose », dit‑il au sujet de la célèbre goélette figurant sur les pièces canadiennes de dix sous. « Nous ne pouvons donc nous permettre d’être une attraction secondaire. »
Le musée a déménagé de Bridgewater à Lunenburg en 2003, lorsque le centre commercial où se trouvait le musée a annoncé qu’il agrandissait son espace commercial. En raison du déménagement, le musée a dû fermer ses portes pendant presque un an, pour rouvrir en avril 2004.
« Nous avons perdu un peu de notre validité historique, puisque Bridgewater avait toujours été le point de division du chemin de fer », souligne M. Porter, « et le nombre de visiteurs a diminué puisque bon nombre d’entre eux venaient du centre commercial. » M. Porter et son groupe de modélistes et de guides touristiques bénévoles ont relevé le défi : Lunenburg est devenu un emplacement parfait en raison de son statut historique unique.
Le nouvel emplacement, un entrepôt de 3 500 pieds carrés, abrite le chemin de fer de 750 pieds linéaires (échelles 1:87 et 1:64), situé au‑dessus de meubles qui contiennent des centaines de pièces d’exposition du chemin de fer Halifax and Southwestern et des deux chemins de fer qu’il rejoignait, le légendaire Dominion Atlantic et l’Intercolonial (plus tard le Canadien National). Il reste encore beaucoup d’espace et M. Porter prévoit aménager des expositions interactives pour les jeunes, une salle de réunions et une cuisine, et peut‑être un jour des expositions extérieures.
Comme la plupart des sites du patrimoine, y compris les musées publics, le musée Halifax and Southwestern est parfois confronté à un manque de fonds. Le succès du musée est étroitement lié au tourisme et peut dépendre du prix de l’essence, d’une guerre au Moyen‑Orient ou d’autres facteurs économiques qui forcent les gens à rester à la maison pendant les vacances. « Le défi consiste à offrir des nouveautés chaque année pour faire revenir d’anciens visiteurs », indique M. Porter. « Ces derniers sont heureux de constater les progrès de la construction de la maquette. »
Les villes de Lunenburg, Bridgewater, Liverpool et Mahone Bay ont été recréées dans les moindres détails. Cela n’est qu’une des attractions du musée, dont l’objectif est de donner vie à l’histoire du chemin de fer et aux espoirs de deux hommes habitués au succès, deux hommes qui ont été foudroyés lorsque leur projet de chemin de fer continental s’est effondré pour être ensuite intégré au Canadien National par le gouvernement fédéral, au cours des années 20.
« Nous voulons démontrer toute l’importance historique de ce chemin de fer d’une longueur d’à peine 581 kilomètres », souligne M. Porter. « Par exemple, la ligne a été creusée dans le granit à la dynamite, à la pioche et à la pelle; les débris étaient ensuite transportés dans des chariots tirés par des mules. »
La ligne était étroitement liée à la pêche, un élément important du patrimoine local. « Le transport du poisson était essentiel pour les pêcheurs de Lunenburg », poursuit M. Porter. « Les compartiments réfrigérés offerts par le chemin de fer H&SW ont rapidement ouvert de nouveaux marchés. »
Jay Underwood, auteur et ancien rédacteur en chef et éditeur de journal, habite à Elmsdale, en Nouvelle‑Écosse. Il est président de la Nova Scotia Railway Heritage Society.
(article publié initialement dans
TOURISME)
Le propriétaire du Club Chambeaux, d’Air Saguenay et de Labrador Air Safari (et copropriétaire de Nolinor Aviation) ne connaît pas la signification du mot « ralentir ». Aujourd’hui, il voyage dans le monde entier pour chasser et pêcher, pour rencontrer des amis et pour constater les effets des tendances du marché sur les entreprises qu’il a créés pendant quatre décennies.
Jean‑Claude Tremblay, 65 ans, n’est pas seulement le pourvoyeur de chasse et pêche le plus prospère du Canada; il a également mis sur pied la principale compagnie d’aviation de brousse en Amérique du Nord. L’histoire de cet entrepreneur de Jonquière est remarquable : il a développé son entreprise grâce à une série d’acquisitions judicieuses. On se demande comment il a pu assumer avec tant d’aisance des risques aussi élevés!
La carrière de M. Tremblay dans l’industrie du tourisme d’accueil a commencé dans le secteur des brasseries au Saguenay. Ce passionné de chasse et de pêche a acheté son premier petit avion en 1967 pour visiter le Nord du Québec. Son entreprise de publicité extérieure (Enseignes Néon Otis) lui a permis de rêver de posséder un jour des camps éloignés dans des endroits exotiques tels que « Croissant Vermeil » et « Lac Margane »; sa première pourvoirie (en 1973) comprenait l’accès exclusif à un territoire de plus de 324 000 hectares, situé à environ 150 km au nord de Chicoutimi, au lac Homamo.
« À l’époque, c’était la destination par excellence pour pêcher la truite indigène au Québec. Grâce à une entente avec Air Saguenay pour le transport, nous recevions de 1 000 à 1 200 invités par année, dont 80 % étaient des Américains. »
En 1980, M. Tremblay achète Air Saguenay.
Les nouvelles acquisitions de M. Tremblay comprenaient un bail couvrant le secteur des lacs Muguet et Delorme, où l’on préparait un grand projet hydroélectrique visant l’inondation de la rivière Caniapiscau et la création d’un vaste réservoir. « En réalisant que ce territoire serait bientôt recouvert d’eau, j’ai décidé de conserver mes droits de relocalisation jusqu’à ce qu’une occasion se présente. » Plus tard, cette décision apparemment risquée allait s’avérer très judicieuse.
Pendant ce temps, l’acquisition d’un transporteur aérien de Fermont rendait M. Tremblay propriétaire de la pourvoirie du Club Chambeaux, qui était alors peu développée. « C’est ainsi que nous avons commencé à offrir des voyages de chasse. Nous avons ouvert 6 pavillons en 1984. Nous accueillions de 800 à 1 000 clients par année, dont la plupart arrivaient de Montréal avec l’ancien transporteur Québecair. En 1987, on comptait déjà deux ou trois pourvoiries de chasse au caribou à Schefferville. »
Cependant, comme le nombre de clients ne justifiait pas la liaison directe entre Montréal et Schefferville, M. Tremblay a entamé des discussions pour déplacer ses activités de Fermont à Schefferville afin d’accroître la clientèle locale. Avec 1 500 clients, la possibilité d’attirer un transporteur pour la liaison avec Montréal devenait beaucoup plus envisageable; effectivement, City Express a fini par accepter d’effectuer 50 vols réguliers entre Montréal et Schefferville.
« Avec d’autres pourvoiries, nous avons fini par transporter un total de 3 000 chasseurs par année à Schefferville. Air Saguenay y a ouvert une base [pour finir par conserver celle de Fermont]. Nous avons acquis un autre transporteur de Wabush [Labrador], et huit appareils se sont rapidement ajoutés à la flotte d’Air Saguenay. »
L’entreprise était également propriétaire de la Pourvoirie Manicouagan et d’une douzaine de camps accueillant chaque année de 400 à 500 clients américains ou canadiens arrivant de Baie‑Comeau. « Par conséquent, à la fin de la saison de la pêche, à l’automne, nous pouvions affecter quatre ou cinq de ses appareils à la chasse au caribou pour répondre à la demande croissante. À ce moment‑là, d’autres pourvoyeurs se sont installés au lac Pau, du réservoir de la Caniapiscau. Nous avons donc ouvert une base dans ce secteur. »
C’est alors que M. Tremblay a exercé ses droits de relocalisation en faisant l’acquisition du village de Caniapiscau à un prix minime. (Le village était utilisé par les responsables des projets hydroélectriques dans les années 1970 avant d’être abandonné.)
« La croissance d’Air Saguenay s’est poursuivie avec l’acquisition de trois autres transporteurs et d’avions additionnels provenant d’aussi loin que Havre Saint‑Pierre, sur la Basse‑Côte‑Nord. Aujourd’hui, nous comptons 12 bases aériennes au Québec. » Lorsque City Express a fait faillite, M. Tremblay et son partenaire Jacques Prud’homme ont créé Nolinor Aviation, compagnie dotée d’une flotte d’avions de transport de passagers et de marchandises, d’une base principale à Mirabel et d’installations à Dorval.
« Nous transportons maintenant tous les chasseurs de caribou dans les régions de Schefferville et du lac Pau, et 90 % des chasseurs de cerf de Virginie sur l’île d’Anticosti. Nous transportons des passagers pour l’observation d’ours polaires avec Frontiers North Adventures, des pêcheurs de saumon au nord de Winnipeg et de nombreux pêcheurs sportifs dans l’Ouest Canadien. Nous avions besoin d’un point d’entrée pour les chasseurs; Nolinor s’est chargé d’assurer les transferts avec Air Saguenay en direction du Club Chambeaux, du Club Montagnais et des Nordic Camps, où nous étions un partenaire. »
Chaque décision prise par M. Tremblay au cours de sa carrière semble avoir été conçue pour offrir à ses clients le même excellent service. Le contrôle qu’il exerçait sur ses transporteurs lui a permis d’adapter le service à la demande.
« Lorsque nos invités arrivent à Montréal, ils sont accueillis par l’un de nos représentants, tout comme lorsqu’ils atterrissent à Schefferville. Nous appuyons nos clients dans tous les aspects de leur expérience de chasse, que ce soit pour l’achat du permis, les services offerts par les guides et la qualité des embarcations, des moteurs, de la nourriture et des pavillons. Tout est toujours prêt à temps. »
Au fil des ans, l’entreprise de M. Tremblay a accueilli plus de 22 000 chasseurs et plus de 6 000 pêcheurs du Canada et des États‑Unis. « Nous gérons nos ressources naturelles de manière durable. Nous faisons de nombreux voyages de familiarisation et de la publicité dans les meilleurs magazines de chasse américains et canadiens. Nous participons à plus de 40 salons sportifs par année, aux États‑Unis et au Canada. Nous avons longtemps mis l’accent sur les bébé‑boumeurs, mais nous offrons maintenant des rabais pour les enfants afin de renouveler notre clientèle. »
M. Tremblay constate que de plus en plus de pères emmènent leurs enfants avec eux : « La clientèle des bébé‑boumeurs est passée de 3 500 à quelque 2 500 chasseurs. Nous ne voulons pas connaître d’autres réductions, parce que la clientèle doit être suffisante pour nous permettre d’entretenir adéquatement nos infrastructures. C’est pourquoi nous avons acquis des appareils additionnels et réduit le nombre de pavillons, afin de mettre l’accent sur la qualité. Nous couvrons davantage de territoire et d’attractions pour nos clients, et ils savent qu’ils sont entre bonnes mains. »
Jean‑Claude Tremblay a le sens des affaires et il ne compte pas ralentir!