samedi, juin 30, 2007

Est‑il facile de faire affaire avec vous?

(article publié initialement dans TOURISME)

Le président de CanaDream Campers, Brian Gronberg, croit que l’été sera favorable, parce que les gens aiment le Canada et parce qu’une reprise doit succéder aux difficultés de l’an dernier. « Le marché allemand est en forte croissance, et tous les autres sont aussi en hausse », note-t-il.

M. Gronberg n’oublie pas un autre facteur qui influe énormément sur la location de véhicules récréatifs et les autres services touristiques : la nécessité de simplifier la vie des partenaires qui souhaitent faire affaire avec vous. « Nous essayons constamment d’améliorer la technologie pour que nos partenaires aient plus facilement accès à nos produits à l’aide de leurs applications Web. Nous adhérons au principe selon lequel celui qui obtient le client en premier, gagne! Nous utilisons aussi la technologie pour inventorier les réservations en ligne en temps réel, grâce aux sites de nos partenaires, tout en appuyant leurs efforts et leur marque. »

Mais un facteur clé échappe au contrôle de M. Gronberg : le nombre de vols vers les destinations où se trouvent ses produits. Mais il demeure optimiste : « Le nombre de vols vers le Canada est bon, cette année. Notre croissance est plus forte dans l’Ouest, à cause du nombre de vols. »

Un musée dont les invités deviennent des « employés »

(article publié initialement dans TOURISME)

Depuis plusieurs années, le Upper Canada Village offre des programmes populaires pour les jeunes, qui permettent aux enfants de s’immerger dans la vie des années 1860. Maintenant, les adultes peuvent aussi faire partie de la vie du village, lorsqu’ils participent à un « Séjour au village pour adultes ». Du samedi après-midi jusqu’au dimanche après-midi, certains week-ends de 2007, les adultes peuvent devenir des habitants d’un village du 19e siècle.

Agente de marketing au Upper Canada Village, Jancis Sommerville aime rappeler que l’établissement crée des tendances depuis sa fondation, en 1961 : « Nous avons toujours offert des attractions de premier ordre, et tous nos interprètes portent des costumes d’époque. Nos moulins, nos fermes, nos animaux, voire nos jardins, sont strictement authentiques et fonctionnels, de sorte que nos invités peuvent plonger directement dans le passé », poursuit‑elle. « Nous avons lancé cette dernière initiative l’an dernier. Les adultes peuvent maintenant revêtir des costumes et apprendre comment accomplir certaines des tâches artisanales, travailler au moulin ou préparer des mets patrimoniaux. »

Mme Sommerville pense que cette initiative est une évolution naturelle pour l’établissement et que cette évolution arrive au moment opportun, car elle permet aux invités de faire partie du musée. « Nous franchissons une étape de plus », dit‑elle en terminant.

Les Cantons‑de‑l’Est : la vie cantonale à son meilleur

(article publié initialement dans TOURISME)

La région des Cantons-de-l’Est, au Québec, illustre sans doute le mieux la qualité de l’expérience touristique véhiculée par le mot « villégiature ». Ce mot désigne le genre de vacances bucoliques que l’on passe en milieu champêtre et dans de petits villages d’où semble émaner un profond sentiment d’appartenance – assez puissant, semble-t-il, pour rajeunir l’âme.

Les Cantons‑de‑l’Est offrent cela et plus encore. La région se targue d’être la première destination cycliste au Québec, avec ses 500 kilomètres de pistes de la Véloroute des Cantons. (Cette route est divisée en sept circuits conçus de manière que les cyclistes puissent connaître les coins les plus pittoresques de la région.) Par ailleurs, le Chemin des Cantons est un nouveau circuit automobile de 415 kilomètres qui serpente dans la campagne, traversant 31 municipalités, d’Ulverton à Bromont.

Pour enrichir encore davantage leur expérience, en suivant le Chemin des Cantons, les automobilistes peuvent se procurer deux CD qui font revivre l’histoire de la région, qui a donné à ce secteur une saveur distinctive. Après la guerre de l’Indépendance américaine (1775‑1783), les terres vierges qui s’étiraient le long de la frontière ont été cartographiées par les Britanniques; ces derniers les ont mises à la disposition des Loyalistes qui s’étaient exilés de ce qui allait devenir les États‑Unis d’Amérique. L’architecture régionale est fortement influencée par ces premiers colons, qui venaient surtout de Nouvelle‑Angleterre; après 1850, les francophones ont commencé à s’établir dans la région et forment maintenant la majorité de la population.

Le visiteur trouvera dans les Cantons‑de‑l’Est des villages pittoresques et une variété d’expériences touristiques remarquables. Vous pouvez, par exemple, prendre place à bord du magnifique train touristique Orford Express pour admirer les paysages bucoliques des régions de Sherbrooke, Magog, Eastman et Bromont, où les montagnes, les vallées, les prairies et les lacs sont un véritable enchantement.

À Lac‑Drolet, non loin de Lac‑Mégantic, on peut également visiter l’Argus Bleu, un musée d’insectes exposant plus de 1 600 espèces naturalisées provenant de quelque 50 pays. À l’Épopée de Capelton (anciennement appelée Mines Capelton), le Tour du prospecteur et des Visites nocturnes aux flambeaux sont au programme, dans une mine de cuivre désaffectée vieille de 140 ans.

Reflets d’un patrimoine presque exotique

Cet été, au Vignoble de l’Orpailleur, il y aura des ateliers sur le métier du tonnelier et une nouvelle exposition sur la récolte du liège et la fabrication de bouchons. De nombreuses activités sont prévues pour cette année dans les 14 vignobles situés le long de la Route des Vins des Cantons‑de‑l’Est.

Au village de Fitch Bay, les âmes romantiques pourront découvrir Bleu Lavande, premier producteur de lavande au Canada, où sont cultivés 220 000 plants. Pour 2007, une dizaine de nouveaux produits cosmétiques et culinaires seront en vente à la boutique. Tous les mardis de juillet et d’août, les visiteurs peuvent pique‑niquer dans les champs de lavande en écoutant de la musique classique. Les Mardi Bleu Classique (nom donné aux concerts) sont produits en collaboration avec le Centre d'Arts Orford.

On peut se demander comment une telle éclosion d’expériences touristiques a pu se produire dans les Cantons‑de‑l’Est. Nous avons posé la question à Melissa Provencher, du Manoir Hovey de North Hatley. L’Auberge Ripplecove & Spa et le Manoir Hovey sont deux auberges cinq étoiles situées en bordure du lac Massawippi, à une heure de route environ au sud‑est de Montréal et à 20 minutes du Vermont. Ces deux établissements lancent en mai un forfait cyclisme, pour lequel les chefs cuisiniers des deux auberges prépareront un lunch gourmand composé de spécialités locales emballées dans un sac à dos isolé (compris dans le prix du forfait). Le soir, les invités pourront se régaler sans complexe à la table gastronomique des deux auberges, dont les salles à manger surplombent les extrémités opposées du lac Massawippi. Après deux nuitées passées à la première auberge, les invités pourront pédaler doucement vers la seconde auberge, le long de routes secondaires panoramiques, pendant que leur voiture et leurs bagages seront transférés par service de voiturier avant leur arrivée.

Mme Provencher dit que ce forfait peut être adapté à tous les âges, car la distance parcourue est établie par les cyclistes eux‑mêmes : « Nous avons prévu environ 20 kilomètres, du Manoir à l’Auberge Ripplecove. Si les cyclistes sont habitués à de plus grandes distances, nous les aidons à préparer leur itinéraire. »

Diversifier le marché

« Nous prévoyons que la plupart des gens viendront de Montréal, de Québec ou d’ailleurs », poursuit‑elle. « Nos auberges attirent depuis longtemps pas mal de clients des États‑Unis, mais ils seront peut‑être moins nombreux pour le forfait cyclisme. Nous commençons à offrir ce forfait, mais jusqu’ici, environ 60 % de nos invités venaient des États‑Unis, le reste de la clientèle étant généralement composée de Québécois, d’Allemands et d’Européens. »

Mme Provencher dit qu’en raison du taux de change (avec le dollar américain), les Américains visitent moins la région, et que les villages environnants s’en ressentent : « J’ai constaté que certaines boutiques de cadeaux qui dépendent du tourisme ont fermé, notamment à Knowlton et Sutton; il faut donc continuer à faire valoir le caractère unique de nos villages pour trouver de nouvelles sources de revenus. Pour notre auberge, la raison pour laquelle il semble y avoir tant d’activités sur le plan touristique, dans les Cantons‑de‑l’Est, c’est que nous estimons nécessaire d’atteindre un public plus jeune qui s’intéresse passionnément à nos racines, car nous appartenons vraiment à un village historique. »

D’ajouter Mme Provencher : « Nous nous efforçons d’attirer de jeunes consommateurs sans pour autant délaisser nos clients qui viennent ici depuis 20 ans. C’est comme dans tout autre secteur qui doit affronter des défis économiques; il faut faire preuve d’innovation et trouver de nouvelles idées et de nouveaux forfaits pour attirer ces nouveaux clients. »

Heureusement, dit Mme Provencher, la région des Cantons‑de‑l’Est déploie des efforts supplémentaires pour promouvoir les produits régionaux. Ces produits sont inspirés par la culture, la façon de voir le monde, les paysages, les métiers d’autrefois et les contrastes entre les expériences vécues au quotidien par les consommateurs et celles que vivent les résidents des destinations hôtes. Les touristes veulent devenir des résidents temporaires et connaître des plaisirs qu’ils ne peuvent pas s’offrir chez eux.

Les Cantons‑de‑l’Est peuvent, semble‑t-il, offrir ce genre d’expérience, avec confiance et authenticité.

Pas de répit à la pompe? Une compagnie de location de VR s’en charge

(article publié initialement dans TOURISME)

Les prix de l’essence ont incité au moins une compagnie de location de véhicules récréatifs (VR) à donner un peu de répit aux voyageurs. Pour une période limitée, Cruise America offre un rabais au kilométrage pour toutes les réservations de véhicules de location faites n’importe où aux États-Unis, jusqu’à la fin de 2007, précise un communiqué de l’entreprise.

« Nous ne voulons surtout pas que les Américains annulent leurs voyages à cause des prix à la pompe », déclare Mike Smalley, vice‑président chez Cruise America. « Avec ce rabais, les familles pourront encore s’offrir des voyages en VR, sans grincer des dents chaque fois qu’ils feront le plein. À seulement 16 cents le mille, comparativement à notre tarif habituel de 32 cents, ce rabais leur permettra de compenser la hausse du prix de l’essence. »

Le communiqué cite un rapport publié le 2 mai par une cellule de réflexion de Washington, le Civil Society Institute, d’après qui 46 % des Américains prévoient réduire leurs voyages d’été et de vacances en 2007 si les prix de l’essence atteignent 3,50 $ le gallon. Ce seuil paraît désormais inévitable, car le prix moyen se situe maintenant à 3,10 $ dans la majeure partie des États‑Unis et atteint déjà 3,49 $ dans certaines zones de la Californie.

Cruise America reconnaît que la hausse des prix de l’essence n’est pas la seule préoccupation des voyageurs : « À mesure que les émissions de carbone alimentent les conversations, les Américains s’inquiètent de plus en plus de leur impact sur l’environnement – et particulièrement de leurs habitudes de voyage. »

Le communiqué cite George Monbiot, qui note, dans le numéro du 7 mai de The Nation, que les effets du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre émis par les avions sont en moyenne de 270 % supérieurs à ceux des gaz émis lorsqu’on parcourt la même distance en véhicule automobile.

Le communiqué de Cruise America ne dit pas si M. Monbiot (journaliste et environnementaliste britannique bien connu) a fait ce commentaire pour appuyer officiellement l’utilisation des VR à la place de l’avion.

La CCT accroît l’investissement à l’échelle internationale

(article publié initialement dans TOURISME)

Le conseil d’administration de la Commission canadienne du tourisme a voté récemment pour le remaniement des investissements de la CCT afin de répondre aux exigences du marché actuel.

« Afin de soutenir son industrie touristique, qui équivaut à 67,1 milliards de dollars, le Canada doit se concentrer sur ses marchés clés internationaux », a annoncé Charles Lapointe, le président du conseil de la CCT à la suite d’une rencontre de planification stratégique pour la période de 2008 à 2012 qui s’est tenue à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, les 28 et 29 mai 2007.

Les données sur le tourisme intérieur au Canada – autant le nombre de Canadiens qui voyagent que les sommes dépensées – augmentent de façon continue, surtout en raison du marketing ciblé et efficace mené par les partenaires provinciaux et territoriaux de la CCT, qui travaillent avec les partenaires de l’industrie et les organisations de marketing de destinations. Les investissements dans le marketing au Canada effectués par tous les partenaires qui travaillent ensemble ont joué un rôle crucial dans l’essor des voyages interprovinciaux. En 2006, les recettes du tourisme national ont augmenté de 10,0 % par rapport à 2005 pour totaliser 49,7 milliards de dollars.

« Afin de permettre à la CCT d’accroître les recettes provenant des touristes étrangers, il a été décidé de reporter les fonds investis dans le programme de marketing au Canada pour les consacrer au marketing à l’échelle internationale, a affirmé Michele McKenzie, présidente-directrice générale de la CCT. La CCT conservera son rôle sur le marché intérieur en ce qui concerne les relations avec les médias et le public ainsi que l’enrichissement du produit touristique et l’innovation à l’appui de la marque Canada.

Les changements au programme Canada seront intégrés au plan d’entreprise pour 2008-2012 et mis en œuvre en 2008.

Air Canada permet aux clients de réduire les impacts environnementaux

(article publié initialement dans TOURISME)

Air Canada donne l'occasion à ses clients de réduire les impacts environnementaux résultant de leurs déplacements en collaboration avec Zerofootprint, un organisme sans but lucratif qui gère des programmes de compensation en fixation de carbone.

« Air Canada s'engage à donner la possibilité à ses clients de réduire les impacts environnementaux résultant de leurs déplacements aériens, a affirmé Charles McKee, vice‑président, marketing d'Air Canada. Non seulement nous voulons que les gens puissent faire des choix écologiques éclairés, mais nous désirons également participer à la lutte contre les changements climatiques. »

M. McKee explique que grâce à cette collaboration avec Zerofootprint, les clients pourront facilement calculer les effets de leurs déplacements et « atténuer ceux‑ci par une modeste contribution volontaire qui permettra de soutenir des projets écologiques qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre. »

Selon la compagnie aérienne, les clients qui font une réservation auprès d'Air Canada, d'Air Canada Jazz ou de partenaires commerciaux régionaux au www.aircanada.com auront la possibilité d'acheter des crédits de carbone. Ils trouveront de l'information sur les crédits de carbone, un calculateur leur permettant de déterminer la quantité de dioxyde de carbone libérée durant leur vol ainsi que le coût pour la compenser, de même qu'une méthode de paiement simple, soit à l'achat du billet ou à un autre moment.

« La compensation en fixation de carbone permet vraiment d'aider l'environnement de trois façons, a affirmé Deborah Kaplan, directrice générale de Zerofootprint. Cela permet de contrer les changements climatiques attribuables aux émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère résultant de nos activités, de mettre en relief le coût environnemental des biens et services que nous achetons et, lorsque nous compensons par la plantation

d'arbres, cela contribue à rétablir les écosystèmes, les habitats et les bassins hydrologiques, en plus de rendre la collectivité plus verte et de créer des emplois. »

La Société a également mis en place différentes mesures, comme l'implantation d'un programme dynamique d'allègement de ses appareils et d'une méthode de décollage et d'atterrissage moins énergivore, l'utilisation réduite des moteurs pendant le roulage et les retards au sol, la réduction de la consommation de carburant grâce à des plans de vol plus efficaces.

De plus, Air Canada indique avoir intensifié son programme de recyclage à bord et avoir recours à une technologie hybride pour ses véhicules de service au sol; la compagnie continue également de renouveler son parc aérien, comme l'ajout récemment de nouveaux appareils d'Embraer et 777 de Boeing. L'efficience énergétique de la Société a ainsi fait un bon de 28 % depuis 1990 et de 82 % depuis 1970.