samedi, juillet 21, 2007

King Pacific Lodge : pionnier de l’amélioration du bilan carbone

Photo: Claude-Jean Harel

(article publié initialement dans TOURISME)

L’amélioration du bilan carbone des activités touristiques est un processus complexe, même dans le meilleur des mondes. Lorsque quelqu’un prend la tête, une longue période de questionnement a dû avoir lieu pour trouver une solution, particulièrement si les mesures prises affectent grandement les résultats escomptés. Un des chefs de file de l’industrie est King Pacific Lodge (C.-B.), camp de pêche flottant particulier qui a reçu des éloges de partout dans le monde.

Amarré à l’abri dans le Barnard Harbour de Princess Royal Island (au sud de Prince Rupert), le camp offre aux visiteurs tout le luxe possible dans une nature sauvage. Il n’est accessible que par hydravion et est situé près de la Great Bear Rainforest, plus grande forêt pluviale tempérée intacte au monde. Imaginez comment le bilan carbone pèse lourd sur un tel endroit!

King Pacific Lodge a récemment annoncé un plan d’amélioration de son bilan; on prévoit réduire les émissions de carbone de moitié d’ici les cinq prochaines années. Il vise à éliminer de telles émissions des activités du camp et des déplacements du personnel et des visiteurs (par avion). Ainsi, l’entreprise tiendra sa promesse d’offrir des vacances neutres en carbone.

Même si les journalistes et les environnementalistes ont rapidement souligné que le camp reste un acteur relativement mineur dans l’amélioration du bilan carbone, le président de King Pacific Lodge, Michael Uehara, est inspiré par quelque chose de plus fondamental. Son équipe et lui veilleront sur tout : utilisation d’ampoules fluocompactes, recyclage, construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière et installation de panneaux solaires. Ils feront aussi appel à des fournisseurs qui ont leur propre programme de réduction du carbone.

« Nous mettons l’accent sur le changement d’attitude, l’embauche de personnes qui partagent notre vision, l’association avec d’autres entreprises et la création d’un réseau de partenaires ayant une philosophie semblable, indique Michael. Nous communiquons le besoin d’amélioration de notre bilan carbone, ce qui influe sur notre approche liée à la responsabilité sociale et environnementale et même notre perception des pratiques équitables. »

« Nous avons envoyé à tous nos fournisseurs une lettre indiquant ce que nous allons faire, et les réponses étaient incroyables. Depuis des années, ces entreprises prenaient des mesures à notre insu. Il est vrai que nous ne sommes qu’une petite entreprise qui améliore son bilan carbone; cela n’a pas la portée d’une usine au charbon du bord du lac Ontario qui réduit ses émissions. Nous sommes davantage axés sur la mobilisation de nos mesures collectives, et je suis étonné de la rapidité de la progression des événements. »

D’après Michael, pour réaliser cela, King Pacific Lodge travaille avec Ecotrust Canada, organisme visant l’établissement d’une « économie de conservation » ainsi que la mobilisation de capitaux à titre d’intermédiaire entre les collectivités et les entreprises. Ecotrust établit un lien entre les entrepreneurs touchés par la conservation.

« On encourage dix autres entreprises à adhérer à un programme d’élimination du carbone, mentionne Michael, auquel participera le Pembina Institute, organisme sans but lucratif visant à concevoir un outil de mesure du bilan carbone afin d’évaluer le bilan des entreprises et de trouver des façons de l’améliorer. »

Lorsqu’on lui a rappelé que le tourisme est souvent considéré comme une des industries qui produisent le plus d’émissions de carbone, Michael a répondu ce qui suit :

« Ce n’est pas pour rien que nous avons tous notre propre définition de l’hôtellerie et du tourisme. Selon moi, ces services sont essentiels. Ils permettent aux gens de sortir de chez eux et de découvrir un autre monde. C’est un peu comme offrir un cours intensif dans le quotidien d’autres gens, dans un contexte authentique et étranger. Cela nous permet d’élargir notre esprit et d’apprécier davantage tout ce que la vie a à nous offrir.

« Bien sûr qu’il y a un prix à payer. Tout à un prix : la naissance d’un enfant entraîne un coût environnemental. Devons‑nous cesser de mener des activités touristiques? Le tourisme en vaut‑il le prix? Certainement! Nous avons tous besoin d’un peu de repos. Nous avons tous besoin d’être dorlotés. D’une certaine façon, c’est dans la nature humaine depuis le début des temps. »

Évidemment, la recherche de solutions se poursuit au King Pacific Lodge.

Le camping Barrie KOA : le plaisir au rendez‑vous!

(article publié initialement dans TOURISME)

Tous les voyageurs ont un jour besoin d’une oasis de paix. Amy et Tony Raposo vous invitent dans leur oasis à Barrie, en Ontario.

Le terrain de camping Barrie KOA (Kampground of America, un réseau populaire de terrains de camping en Amérique du Nord) comprend 150 sites, 2 bungalows, 15 chalets et 2 piscines chauffées, sur un terrain de plus de 60 acres boisé de pins. Il s’agit de l’un des secrets les mieux gardés du centre de l’Ontario, en raison de la touche personnelle apportée par les propriétaires et leur famille.

« En 1985, je terminais mes études en Loisirs à l’Université de Waterloo », raconte Amy. « Tony et moi comptions nous marier. Il était agriculteur. Je viens d’une famille de cinq enfants, tous devenus entrepreneurs. Mon père m’a suggéré de combiner mes compétences et mon expérience en loisirs (j’avais déjà travaillé dans un camp) avec les compétences en agriculture de Tony. »

Le père d’Amy connaissait le réseau : il avait déjà campé sur des terrains de KOA. Ils résidaient au sud de Barrie et ont remarqué le terrain de camping à vendre en septembre 1985. « Nous avons acheté le terrain de camping en janvier 1986. J’allais obtenir mon diplôme en mai. Ensuite, tout s’est passé très vite. Tony s’est installé sur le terrain de camping. Mon père, un homme traditionnel, m’a immédiatement suggéré de faire la navette entre notre résidence et le camping! »

Tony et Amy se sont mariés le samedi 5 juillet 1986. « Le lendemain, je me rappelle avoir ramassé les ordures du terrain de camping dans ma robe d’après‑mariage. Nous avions 21 et 22 ans. Aujourd’hui, les gens considèrent les entrepreneurs de plus de 20 ans d’expérience comme des fossiles. Un franchisé KOA ne survit en moyenne qu’environ sept ans. Lorsque nous sommes allés à l’université KOA à Billings (Montana), nous ne connaissions rien à la gestion d’un terrain de camping. Les gens nous disaient que nous ne ferions pas long feu. »

Environ 20 ans plus tard, Amy et Tony ont confondu tous les sceptiques. Ils gèrent maintenant un terrain de camping florissant qui reçoit continuellement la mention Or du système KOA. Ils ont été nommés franchisés KOA de l’année 2001 et ont reçu un prix du président de KOA en 2004.

« Nous avons trois enfants âgés de 16 ans, de 14 ans et de 9 ans. Ils ont grandi sur le terrain de camping. J’adore la liberté que ce mode de vie nous apporte. Nous travaillons tous très fort pendant la saison du camping, mais nous avons tout l’hiver pour passer du temps en famille. Nous sommes chanceux de pouvoir élever nos enfants au travail, et notre entreprise nous apporte une grande liberté. »

Il est évident qu’Amy est satisfaite de son choix de carrière. « Nous adorons le plein air. Lorsque les clients font du camping, ils sont faciles à servir, car ils sont heureux et en vacances. Nous travaillons dans l’industrie de l’aventure, des souvenirs et du bonheur, vraiment. »

Amy souligne qu’il y a peu de salles de bingo qui offrent un espace pour les jeunes enfants, où ils peuvent jouer et dessiner. « Nous avons récemment acheté de gigantesques jeux, comme serpents et échelles, et les enfants peuvent jouer avec des dés géants. Nous diversifions les activités et créons des thèmes comme le poulet : jeux Zany Chicken, doigts de poulet et films mettant des poulets en vedette. »

Puisque Amy et Tony sont des amateurs de pizza et que la seule façon d’en avoir était d’en commander, ils ont construit la pizzeria Bando sur leur terrain de camping.

« Nous recevons de nombreux commentaires positifs sur ces initiatives et cherchons constamment à offrir une meilleure expérience à nos clients », indique Amy. Lorsqu’elle et Tony se sont mariés, ils ont fait leur voyage de noces en Floride en novembre et passé beaucoup de temps à examiner les meilleurs terrains de camping de cette partie du monde. Les plateformes cimentées pour les véhicules récréatifs les ont tellement impressionnés qu’ils ont décidé d’intégrer ce concept à leur camping KOA.

« Ce sont des plateformes de 13 pieds sur 75 pieds auxquelles est joint un patio de 30 pieds sur 40 pieds. Le site est entièrement entouré d’herbe. Nous avons aménagé un site de 40 unités appelé Cedarwood Country pour répondre aux besoins d’une clientèle qui apprécie particulièrement le camping sauvage. »

Amy mentionne que certains clients ont investi de 500 000 $ à 1 000 000 $ pour s’installer de manière permanente. Ils passent leurs hivers aux É.‑U. « Nous voulons qu’ils passent leurs étés avec nous. Cette sous‑division compte un salon pour adultes et des toilettes. Nous envisageons de construire une maison de club là‑bas, près de la route. Des amitiés durables se tissent sur un terrain de camping. C’est un environnement très convivial. »

Amy et Tony ont aidé un des frères de celle‑ci à ouvrir sa propre franchise KOA. Maintenant que leurs enfants sont assez vieux pour les aider, qui sait? Ils pourraient attraper eux aussi la fièvre KOA! « C’est plus facile de leur demander de l’aide s’ils peuvent utiliser la voiturette de golf pour travailler. Ils vivent dans un bon environnement. Évidemment, ils croient que l’argent pousse dans les arbres, mais ils apprendront vite l’essentiel. »

Dans une vingtaine d’années, peut‑être que leurs enfants exploiteront le terrain de camping pendant qu’Amy et Tony découvriront les possibilités qui s’offrent à ceux qui osent rêver.

Vaughan Mills : amusement commercial au rendez‑vous

(article publié initialement dans TOURISME)

On ne peut nier l’attrait considérable du magasinage pour les touristes. Pour les entreprises chargées de promouvoir des expériences de magasinage, il est donc crucial de se démarquer de la compétition.

Vaughan Mills (au nord de Toronto), offre 250 boutiques disposées en forme de boucle, comme une piste de course. Ce concept unique est importé des États-Unis, explique Jamie MacLean, directeur du marketing : « Au lieu d’installer deux magasins principaux à chaque extrémité du centre commercial, selon la formule traditionnelle, nous souhaitions présenter 14 grands magasins, comme Winners et HomeSense. Nous voulions aussi amener de nouveaux noms au Canada, comme Designer Depot et Children’s Place. Le magasin Bass Pro Shops/Outdoor World offre une surface de plus de 140 000 pieds carrés. C’est une véritable destination de chasse et pêche, avec son réservoir de 40 000 gallons où L’on peut attraper des poissons et prendre des cours de pêche. Le réservoir abrite 15 espèces indigènes de l’Ontario. »

À Vaughan Mills, la notion d’amusement commercial prend tout sons sens. On met avant tout l’accent sur la qualité de l’expérience de magasinage. M. MacLean souligne l’importance du divertissement :

« Nous offrons le premier parc d’accélération NASCAR au Canada, qui comprend des pistes à l’extérieur et à l’intérieur. Les visiteurs peuvent aussi jouer aux quilles au Lucky Strikes Lanes, directement d’Hollywood. Notre centre commercial comprend la boutique Tommy Hilfiger la plus grande au monde. De plus, Pro Hockey Life ouvre le plus grand magasin spécialisé en hockey au Canada; cette boutique interactive comprendra une patinoire intérieure. Les clients pourront donc essayer l’équipement avant de l’acheter. »

C’est ainsi que l’expérience du magasinage prend tout son sens. « Quarante pour cent de notre centre commercial est basé sur le concept des points de vente (Holt Renfrew Last Call, Lacoste, Browns Outlet, Calvin Klein Underwear). C’est la combinaison des boutiques de mode, des grands magasins de vente au détail, des points de vente, des restaurants et des zones de divertissement qui nous rend si différents. »

Pour définir davantage l’expérience de magasinage, nous avons divisé le centre commercial en six sections et six zones de transition. Chaque section a un thème qui se reflète dans les environnements architecturaux réalisés avec soin. M. MacLean explique que le thème général du centre commercial est « Découvrez l’Ontario ». Les autres thèmes comprennent les lacs, la nature, les régions rurales, les petites villes, les grandes villes, et la mode. « Les thèmes des différentes sections illustrent la beauté et la diversité de la province. L’expérience vécue par le client passe ainsi à un autre niveau. Vaughan Mills n’est pas seulement un centre commercial; c’est également un lieu d’aventures où les émotions sont au rendez‑vous. Tous les sens sons sollicités. »

« Dans les années 1980 et 1990, les gens se rendaient au centre commercial pour y passer la journée. Cette idée a disparu avec les années, puisque l’expérience de magasinage n’avait plus rien d’unique. »

M. MacLean reconnaît que le West Edmonton Mall a été un pionnier dans le domaine de l’amusement commercial au Canada, mais il estime que Vaughan Mills est également un pionnier : « Nous sommes le plus grand centre commercial du Canada. Nous sommes une importante attraction touristique dans la province, en raison du thème Découvrez l’Ontario, et nous pensons que l’expérience que nous offrons permet également de renseigner et d’informer les touristes. »

Enfin, Vaughan Mills a conclu d’importants partenariats avec l’industrie du tourisme afin d’offrir des promotions en collaboration avec sept hôtels locaux. De plus, le centre commercial distribue chaque année 70 000 livrets de coupons aux touristes. Le programme « Shop and Stay » de Vaughan Mills permet d’assurer la réussite du centre commercial à titre d’attraction touristique.

Le Canada, marché unique des réservations en ligne

(article publié initialement dans TOURISME)

On considère souvent le marché canadien des réservations en ligne comme le prolongement du marché américain, mais c’est loin d’être le cas. Un nouveau rapport de PhoCusWright Inc. révèle que les entreprises doivent comprendre les particularités de ce marché unique. Près du tiers des voyages au Canada seront réservés en ligne cette année (voyages d’agrément et voyages d'affaires indépendants). Cependant, compte tenu du marché aérien très consolidé et des marchés fragmentés de l’hôtellerie et de la location de voitures, les réservations en ligne, au Canada, ne se font pas comme aux États-Unis.

Le rapport souligne le dynamisme croissant du marché canadien des voyages d’agrément et des voyages d’affaires indépendants, dont la valeur a plus que doublé en deux ans, pour atteindre 6,5 milliards $ en 2006. La valeur du marché devrait doubler à nouveau d’ici 2009. Internet joue un rôle de plus en plus important à titre de source de transactions et pour ce qui est d’influencer les consommateurs. « Au Canada, la démographie unique, la structure de l’industrie et le comportement des voyageurs donnent lieu à un marché distinct qu’il faut bien comprendre », souligne Douglas Quinby, analyste chez PhoCusWright et auteur du rapport.

« Pour encourager les Canadiens à explorer leur propre pays, il faut tirer parti de messages convaincants, de la convergence des médias et des communautés sociales », indique Jens Thraenhart, directeur exécutif du Marketing électronique à la Commission canadienne du tourisme. « Pour réussir, il est essentiel de comprendre le comportement des consommateurs en ligne. »

Pour consulter le rapport, rendez‑vous à phocuswright.com/reports/coto.

L’Indice de l’inestimable : les préférences des Canadiens

(article publié initialement dans TOURISME)

Un nouveau sondage réalisé par Environics Research Group pour MasterCard Canada lève le voile sur les préférences des Canadiens. Le sondage, réalisé à l’occasion de la fête du Canada auprès de quelque 2 000 répondants, porte sur les villes, les lieux de camping par excellence et les événements les plus courus. L’Indice révèle qu’un Canadien sur cinq (19 %) choisit Vancouver à titre de principale ville touristique. La ville de Québec vient tout de suite après (18 %), suivie de Montréal (14 %), Toronto (13 %) et Ottawa (8 %).

Au Canada atlantique, on aime Toronto ; 15 % des gens accordent la première place à Toronto. Viennent ensuite Québec, Ottawa et Montréal (11 %). Vingt‑six pour cent des Ontariens choisissent Toronto, avant Vancouver (14 %), Ottawa (14 %) et Québec (13 %).

Au Manitoba et en Saskatchewan, on accorde la première place à Vancouver (21 %), puis à Montréal (13 %), Ottawa (10 %) et Toronto (8 %). Il n’est pas surprenant de constater que les gens de l’Alberta et de la Colombie‑Britannique préfèrent également Vancouver. Dans les deux provinces, Montréal arrive en deuxième place (30 %). Les québécois adorent leur province : ils accordent leur préférence à la ville de Québec (43 %) et à Montréal (30 %).

On a demandé aux Canadiens leur endroit de prédilection pour un voyage en voiture. Six Canadiens sur dix (59 %) optent pour les Rocheuses, suivies de la piste Cabot sur l’île du Cap‑Breton (14 %).

Le sondage souligne la fierté régionale : 81 % des gens de l’Alberta disent que les Rocheuses sont la plus belle région du Canada à visiter en voiture. Les gens de la Colombie‑Britannique et du Manitoba/de la Saskatchewan sont du même avis (79 % et 73 %).

On a demandé aux Canadiens de nommer leur parc préféré au Canada. Le parc national Banff arrive bon premier (19 %), suivi du parc provincial Algonquin, en Ontario (15 %) et du parc Jasper (7 %). Au Canada atlantique, le parc Gros Morne, à Terre‑Neuve, est en première place (15 %), suivi de Banff.

Plus du tiers des Ontariens (37 %) choisissent le parc Algonquin, suivi de Banff (15 %). Les Québécois affectionnent particulièrement la réserve des Laurentides (11 %), suivie de près par Banff (10 %).

Lorsqu’on les interroge sur le principal événement touristique du Canada, 37 % des Canadiens choisissent le Stampede de Calgary. Dans toutes les régions visées, on est d’accord sur ce point. Cependant, on ne s’entend pas sur l’attraction numéro deux : au Canada atlantique, c’est l’observation des baleines (29 %); en Ontario, on préfère le patinage sur le canal Rideau à Ottawa (18 %); en Colombie‑Britannique et au Manitoba/en Saskatchewan, on a également un faible pour l’observation des baleines (29 % et 11 %).

Ce sondage téléphonique national auprès de 2 006 adultes canadiens a été réalisé du 24 au 31 mai 2007. Pour un sondage de cette ampleur, les résultats sont exacts dans une marge de 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.